Siège du ministère des Finances à Beyrouth. Photo d’illustration Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour
Le ministère libanais des Finances a annoncé lundi que plusieurs réunions avaient eu lieu entre les directeurs et experts du ministère et la délégation du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Ernesto Ramirez-Rigo, chef de mission pour le Liban, actuellement à Beyrouth.
D'autres réunions sont prévues mardi et revêtent une importance particulière, car elles visent à « parvenir à des conclusions et des recommandations sur les progrès réalisés sur les dossiers en cours, en préparation d'un nouvel accord », a précisé le ministère des Finances.
La semaine dernière, Julie Kozack, directrice de la communication du FMI, avait annoncé que la mission du FMI à Beyrouth se concentrerait sur les questions de développement économique et de reconstruction du pays, où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis le 27 novembre après deux mois de guerre ouverte avec le Hezbollah. « Au-delà de cette mission, les prochaines étapes pourraient consister à aider les autorités à formuler un programme complet de réformes économiques », avait-elle ajouté, faisant allusion à la perspective d'un nouveau programme d’aide.
« Ces réunions s'inscrivent dans les efforts continus pour renforcer la transparence des finances publiques, en vue de réformes plus globales. Elles aborderont la performance financière, l’élaboration du budget, ainsi que des dossiers comme la dette publique », explique le ministère libanais. Il indique également que les discussions porteront sur « les préparatifs nécessaires pour le budget de l'année 2026 et les moyens de financer les projets de reconstruction », en particulier après le conflit avec Israël. Concernant la dette publique, le ministère a précisé que « la situation de la dette publique sera examinée, les données précédentes révisées, et les paiements dus aux créanciers ainsi que le service de la dette extérieure seront analysés ».
Cette visite avait été annoncée en février par le ministre des Finances, Yassine Jaber, lors d’une réunion avec Frederico Lima, représentant du FMI au Liban. Le même jour, le FMI avait exprimé sa volonté d’entamer des négociations avec le gouvernement libanais « au sujet d’un nouveau programme » d’aide.
Le nouveau gouvernement a promis de relancer le processus de réformes pour sortir le pays de la crise dans laquelle il est plongé depuis 2019. Avant de démissionner en mai 2022, le gouvernement de Nagib Mikati avait signé un accord préliminaire avec le FMI engageant le Liban à lancer un certain nombre de réformes comme prérequis à un programme d’assistance financière en bonne et due forme, prévoyant le déblocage de 3 milliards de dollars sur quatre ans. Le pays n’a cependant pas rempli ses engagements, parmi lesquels figurait celui d’entamer un processus de résolution du secteur bancaire virtuellement en faillite, et l’accord, bien que toujours valide, n’a toujours pas été suivi d’effets.
L'Agence nationale d'informations (Ani, officielle) a également rapporté lundi que M. Jaber avait rencontré un représentant de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), avec qui il a discuté « des projets soutenus par la Banque au Liban, notamment dans les secteurs privé et énergétique, ainsi que de l’assistance technique fournie aux institutions publiques ».


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