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Moyen-Orient - Reportage

À Masnaa, deux Syrie se croisent

Des familles syriennes tentaient de rejoindre leur pays après des années d’exil, alors que d’autres faisaient le chemin inverse.

À Masnaa, deux Syrie se croisent

L’arrivée en Syrie depuis Masnaa. Photo Matthieu Karam

Quinze kilomètres. C’est la distance qui sépare Chtaura du poste-frontière de la Syrie à Masnaa. Quinze petits kilomètres qui relient Qays, quatre ans, à un pays qu’il ne connaît qu’à travers les histoires de son papa. « Nous ne sommes plus des réfugiés. Pour la première fois, je suis fier de dire que je suis syrien. La honte a changé de camp », raconte Mohammad Amer, qui espère ne plus avoir à parsemer ses récits des mots « camp », « humiliation » ou « chabiha »… En 2013, il fuit la ville de Qousseir, dans la province de Homs, reprise par l’armée syrienne et le Hezbollah, et s’installe dans la Békaa. Sa ville a été libérée aujourd’hui à minuit quinze, précise-t-il, et depuis ce matin, il ne s’interdit plus de rêver de la « Syrie du futur ». Il ne s’interdit plus, non plus, de parler aux inconnus. « Au Liban, nous avons vécu terrés, je...
Quinze kilomètres. C’est la distance qui sépare Chtaura du poste-frontière de la Syrie à Masnaa. Quinze petits kilomètres qui relient Qays, quatre ans, à un pays qu’il ne connaît qu’à travers les histoires de son papa. « Nous ne sommes plus des réfugiés. Pour la première fois, je suis fier de dire que je suis syrien. La honte a changé de camp », raconte Mohammad Amer, qui espère ne plus avoir à parsemer ses récits des mots « camp », « humiliation » ou « chabiha »… En 2013, il fuit la ville de Qousseir, dans la province de Homs, reprise par l’armée syrienne et le Hezbollah, et s’installe dans la Békaa. Sa ville a été libérée aujourd’hui à minuit quinze, précise-t-il, et depuis ce matin, il ne s’interdit plus de rêver de la « Syrie du futur ». Il ne s’interdit plus, non plus, de parler...
commentaires (3)

Les réfugiés de 2011 quittent le Liban pour rentrer chez eux Les vaincus de 2024 se réfugient dans ce Liban qu'ils ont occupé et asservi pendant 25 ans Mais pourquoi donc le Liban devrait les laisser revenir ? Au diable !!!

What a Guy !

13 h 21, le 09 décembre 2024

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Commentaires (3)

  • Les réfugiés de 2011 quittent le Liban pour rentrer chez eux Les vaincus de 2024 se réfugient dans ce Liban qu'ils ont occupé et asservi pendant 25 ans Mais pourquoi donc le Liban devrait les laisser revenir ? Au diable !!!

    What a Guy !

    13 h 21, le 09 décembre 2024

  • Cet article est-il en train de dire que le Liban accueille, une fois de plus, de nouveaux réfugiés ? N'avons-nous rien appris ? Que font les autorités ?

    K1000

    10 h 39, le 09 décembre 2024

  • J’espère que nos frères Chiites au Liban saisiront le moment pour manifester et se défaire du Hezbollah avant que leur communauté déjà épprouvée et pratiquement à la rue ne subisse le prix de l’arrogance et des mauvais calculs de ceux qui se croyaient invincibles il y a de cela 3 mois. Les choses arrivent vite à eux de faire leur choix et de saisir le moment tant qu’il est encore temps.

    Liban Libre

    02 h 10, le 09 décembre 2024

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