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Le Liban a besoin de 250 millions de dollars par mois pour les déplacés, affirme Nasser Yassine avant le sommet de Paris

Le Liban a besoin de 250 millions de dollars par mois pour les déplacés, affirme Nasser Yassine avant le sommet de Paris

Une école à Beyrouth accueillant des déplacés de la guerre au Liban. Mohammad Yassine/L’Orient-Le Jour

Le Liban aura besoin de 250 millions de dollars par mois pour aider plus d'un million de personnes déplacées par les attaques israéliennes, a déclaré mardi Nasser Yassine, responsable de la cellule de crise du gouvernement libanais et ministre sortant de l'Environnement, à la veille d'une conférence qui se tiendra jeudi à Paris pour mobiliser le soutien en faveur du Liban.

Nasser Yassine a déclaré à l'agence Reuters que la réponse du gouvernement, aidée par des initiatives locales et l'aide internationale, ne couvrait que 20 % des besoins de quelque 1,3 million de personnes déracinées de leurs maisons et hébergées dans des bâtiments publics ou chez des proches.

Ces besoins sont susceptibles d'augmenter, car les vagues quotidiennes de frappes aériennes poussent de plus en plus de personnes hors de leurs habitations et laissent le gouvernement libanais démuni pour trouver des moyens de les loger, a déclaré le ministre. « Nous avons besoin de 250 millions de dollars par mois pour couvrir les besoins de base en nourriture, en eau, en assainissement et en éducation des personnes déplacées », a-t-il soutenu. Des écoles, un ancien abattoir, un marché de produits frais, un complexe vide, tous ont été transformés en abris collectifs ces derniers jours. « Nous transformons tout, n'importe quel bâtiment public », a déclaré M. Yassine. « Il y a beaucoup à faire ».

Nasser Yassine, dont le mandat de ministre de l'Environnement l'amenait à travailler sur la prévention des incendies de forêt avant que le conflit actuel n'éclate il y a un an, passe désormais la majeure partie de son temps au siège du gouvernement avec une équipe de crise composée d'autres ministres libanais, de responsables au sein du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) et de la Croix-Rouge libanaise. Ils planifient les opérations de secours sur un calendrier de quatre à six mois, mais M. Yassine espère que la guerre qui s'étend prendra fin plus tôt.

« Nous avons besoin d'un cessez-le-feu aujourd'hui, et nous avons besoin que tous les membres de la communauté internationale, pour une fois, aient le courage de dire ce qu'il se passe », a-t-il affirmé à Reuters, un message qu'il soulignera à Paris, a-t-il ajouté. « Un État membre des Nations unies mène une guerre contre une petite nation de la manière la plus agressive que nous ayons jamais vue dans l'histoire du Liban. Tel devrait être le message », a-t-il dit.

M. Yassine a ajouté qu'il estimait les dommages subis par le Liban à plusieurs milliards de dollars. « Des villages entiers à la frontière ont été dynamités ces derniers jours, mais aussi des institutions publiques, des stations de pompage d'eau, des hôpitaux et j'en passe. Tout cela doit être reconstruit ».

Les autorités libanaises n'ont pas encore donné d'estimation précise de l'ampleur des destructions au Liban et du coût de la reconstruction. Nasser Saïdi, ancien ministre de l’Économie, a déclaré à l'agence la semaine dernière que la campagne israélienne de bombardements a provoqué jusque-là des dégâts dont la réparation coûterait 25 milliards de dollars.

La représentante régionale du Pnud, Blerta Aliko, a affirmé mardi que les destructions sont considérables et constituent « une perte de capital considérable », notamment en ce qui concerne la capacité du Liban à se nourrir à long terme. « Je ne parle pas de ce qui est nécessaire dans l'immédiat, dans le mois qui vient, mais de l'impact sur la saison des récoltes... dans le Sud, dans la Békaa, qui sont très, très importants pour le pays », a-t-elle déclaré.

Le Liban aura besoin de 250 millions de dollars par mois pour aider plus d'un million de personnes déplacées par les attaques israéliennes, a déclaré mardi Nasser Yassine, responsable de la cellule de crise du gouvernement libanais et ministre sortant de l'Environnement, à la veille d'une conférence qui se tiendra jeudi à Paris pour mobiliser le soutien en faveur du Liban.Nasser Yassine a déclaré à l'agence Reuters que la réponse du gouvernement, aidée par des initiatives locales et l'aide internationale, ne couvrait que 20 % des besoins de quelque 1,3 million de personnes déracinées de leurs maisons et hébergées dans des bâtiments publics ou chez des proches.Ces besoins sont susceptibles d'augmenter, car les vagues quotidiennes de frappes aériennes poussent de plus en plus de personnes hors de leurs habitations et...