Le lieu d'un bombardement israélien dans la région de Masnaa, du côté libanais de la frontière avec la Syrie, le 4 octobre 2024. Photo Hassan Jarrah / AFP
L'armée israélienne a annoncé, vendredi, avoir frappé la veille des positions proches de la frontière entre le Liban et la Syrie, afin « d'empêcher la contrebande d'armes » à destination du Hezbollah.
« Des avions de chasse de l'armée de l'air ont frappé (jeudi) un tunnel souterrain traversant la frontière libano-syrienne, d'une longueur d'environ 3,5 km, qui était utilisé par le Hezbollah pour transporter et stocker sous terre de nombreux équipements de combat », a affirmé sur X le porte-parole arabophone de l'armée, Avichay Adraee. Sans préciser où se trouvait exactement cette infrastructure, il a ajouté que ce tunnel était « sous la supervision de l'unité 4400, qui est responsable du transfert d'armes de l'Iran vers le Hezbollah », et dont le chef, Mohammad Jaafar Qassir, a été tué en début de semaine.
Selon le Colonel Adraee, d'autres « bâtiments militaires, des dépôts d'armes et des installations terroristes ont été détruits » dans ces frappes.
Il a en outre confirmé qu'Israël a également bombardé, dans la nuit de jeudi à vendredi, « des infrastructures au poste frontière de Masnaa, entre la Syrie et le Liban, qui servaient à transporter des armes pour le Hezbollah ».
Ces frappes consécutives autour d'un des postes-frontières officiels dans la Békaa ont provoqué d'importants dégâts matériels et ont complètement éventré, sur des centaines de mètres, la route entre les deux pays.


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