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Moyen-Orient - Reportage

Entre Kaïs Saïed et la guerre à Gaza, le malaise grandissant des juifs de Djerba

Sur l’île, la minorité juive se tient derrière le président actuel malgré son antisionisme fervent, mais certains ne cachent pas leur attachement à l’État hébreu.

Entre Kaïs Saïed et la guerre à Gaza, le malaise grandissant des juifs de Djerba

La synagogue de la Ghriba à Djerba, où se déroule chaque année un pèlerinage. L'édition 2024 s'était déroulée en mai dernier à huis clos en raison du « contexte international ». Photo C.H.

Des autocars déversent des grappes de visiteurs à l’entrée de la Ghriba en cette après-midi brûlante de début septembre. Des Tunisiens des quatre coins du pays, des touristes de l’Algérie voisine et d’ailleurs raffolent de cette synagogue faite d’arcades blanches et bleues, bâtie sur l’île de Djerba il y a 2 500 ans et considérée comme la plus ancienne du continent africain. « Même si tu me donnais mille dinars, je ne m’y rendrais pour rien au monde », tonne pourtant Shoushana, en agitant des poignets chargés de bruyants bracelets. Des mèches rouges s’échappent de son foulard que les juives pratiquantes portent une fois mariée. Dans le quartier de la Hara Kbira, la Djerbienne de 70 ans épluche mécaniquement des gousses d’ail avant de les plonger dans l’eau, en préparation du repas du soir. L’année dernière, le quartier juif a été frappé...
Des autocars déversent des grappes de visiteurs à l’entrée de la Ghriba en cette après-midi brûlante de début septembre. Des Tunisiens des quatre coins du pays, des touristes de l’Algérie voisine et d’ailleurs raffolent de cette synagogue faite d’arcades blanches et bleues, bâtie sur l’île de Djerba il y a 2 500 ans et considérée comme la plus ancienne du continent africain. « Même si tu me donnais mille dinars, je ne m’y rendrais pour rien au monde », tonne pourtant Shoushana, en agitant des poignets chargés de bruyants bracelets. Des mèches rouges s’échappent de son foulard que les juives pratiquantes portent une fois mariée. Dans le quartier de la Hara Kbira, la Djerbienne de 70 ans épluche mécaniquement des gousses d’ail avant de les plonger dans l’eau, en préparation du repas du soir....
commentaires (1)

Des Dhimmis, officiellement et de fait, tout comme dans une moindre mesure les Coptes ou les berbères, alors que cette communauté était une des plus vives de la région. Comment leur reprocher de vouloir un État. Croyez-moi si les Chrétiens, Druzes, Kurdes en avaient les moyens ils feraient ce qu’Israël fait aujourd’hui. Ces modèles d’état unicolore ne marchent plus surtout au PO cessons de nous mentir. Pour sauvegarder un semblant de vivre ensemble il faut évoluer vers des fédérations qui donneront plus d’autonomie. Merci l’OLJ pour des articles evoquant ceux qui sont discriminés en silence.

Liban Libre

18 h 06, le 04 octobre 2024

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Commentaires (1)

  • Des Dhimmis, officiellement et de fait, tout comme dans une moindre mesure les Coptes ou les berbères, alors que cette communauté était une des plus vives de la région. Comment leur reprocher de vouloir un État. Croyez-moi si les Chrétiens, Druzes, Kurdes en avaient les moyens ils feraient ce qu’Israël fait aujourd’hui. Ces modèles d’état unicolore ne marchent plus surtout au PO cessons de nous mentir. Pour sauvegarder un semblant de vivre ensemble il faut évoluer vers des fédérations qui donneront plus d’autonomie. Merci l’OLJ pour des articles evoquant ceux qui sont discriminés en silence.

    Liban Libre

    18 h 06, le 04 octobre 2024

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