À Marjeyoun, au Liban-Sud, à quelques kilomètres de la frontière avec Israël, la vie quotidienne se poursuit malgré les bombardements israéliens et les combats contre le Hezbollah dans les localités voisines.
Selon les autorités locales, environ 400 familles ont choisi de rester dans la ville, malgré l’insécurité et les nuits rythmées par le bruit des frappes et des drones. L’hôpital local reste opérationnel grâce à un personnel mobilisé en permanence, dont certains logent sur place pour pallier la destruction des infrastructures routières.
Parallèlement, l’école primaire assure la continuité pédagogique via l'enseignement à distance pour les élèves de toutes confessions. Les coupures de routes et les difficultés d’approvisionnement pèsent toutefois sur les habitants.
Face aux difficultés d’approvisionnement, l’aide humanitaire est devenue vitale. Lors de notre reportage, un convoi de Caritas et de L’Œuvre d’Orient a livré des vivres et des médicaments destinés à 10 000 habitants de la région, en présence du nonce apostolique venu témoigner de son soutien.
Pour beaucoup, rester représente à la fois un choix personnel et un attachement profond à leur ville, malgré les incertitudes liées à l’évolution du conflit.

