Le 14 novembre, la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) a accusé l’armée israélienne d’avoir construit plusieurs « murs » empiétant sur le territoire libanais dans la région de Yaroun, au Liban-Sud. « En octobre, une étude géospatiale de la Finul a confirmé que le mur érigé par l’armée israélienne franchissait la Ligne bleue au sud-ouest de Yaroun, rendant plus de 4 000 mètres carrés de territoire libanais inaccessibles à la population libanaise », indique la troupe onusienne dans un communiqué. « La Finul a informé l'armée israélienne de ses conclusions et lui a demandé de déplacer les murs », poursuit-elle.
Cette annonce intervient alors que, le 10 novembre, la publication de photos montrant un autre mur construit par l’armée israélienne le long de la Ligne bleue, en face de Maroun el-Ras et d’Aïtaroun, a suscité un tollé. Plusieurs médias, dont Annahar et Arab News, ainsi que de nombreux internautes ont affirmé que ce mur se trouvait également en profondeur sur le territoire libanais. Une analyse menée par L’Orient-Le Jour démontre pourtant que cette affirmation est infondée : ce mur-là, quant à lui, se situe bien au sud de la Ligne bleue.
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