Le Liban a approuvé le 23 octobre le tracé de sa frontière maritime avec Chypre. Une avancée majeure qui lui a permis, dans la foulée, d’accorder au consortium Total Énergies, Qatar Energy et Eni un droit d'exploration et de production de cinq ans dans le bloc 8, c'est-à-dire dans la zone qui jouxte les frontières maritimes avec Chypre à l’Ouest et Israël au Sud.
La question de la frontière de sa zone économique exclusive (ZEE) au Sud avait déjà été réglée en 2022, avec l’accord « Hochstein » sur la frontière maritime libano-israélienne. Mais pour la frontière avec Chypre, le dossier était gelé depuis 2007.
Pour le gouvernement, cet accord, qui doit encore être ratifié par le parlement libanais et par les autorités chypriotes, est avant tout un moyen d’augmenter son attractivité pour les compagnies pétrolières. Depuis les années 2000 et la découverte de gaz dans les fonds marins de la région, la question des frontières maritimes est devenue un enjeu majeur, qui intéresse tous les pays de la côte, de l’Égypte à la Turquie. Mais des critiques se font aussi entendre : pour certains, l’accord en passe d’être ratifié ferait perdre plusieurs milliers de kilomètres carrés au Liban.
Dans cette vidéo, on vous propose de voir à quoi correspond cette ligne qui constitue la nouvelle frontière libanaise à l’Ouest, comment sont dessinés ces tracés en pleine mer, et surtout, quels en sont les enjeux.

