Des manifestants allument des fusées éclairantes et agitent des drapeaux nationaux lors d'une manifestation anti-gouvernementale appelant à une action pour obtenir la libération des otages israéliens détenus depuis les attaques du 7 octobre par des militants palestiniens dans la bande de Gaza, devant le ministère israélien de la Défense dans la ville côtière de Tel Aviv, le 3 septembre 2024, dans le cadre de la guerre en cours entre Israël et le groupe militant du Hamas. Photo AFP/JACK GUEZ
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite), un membre clé de la coalition gouvernementale du Premier ministre Benjamin Netanyahu, s'est prononcé mercredi contre la poursuite des négociations en vue d'une trêve à Gaza visant à libérer les otages.
Ces déclarations interviennent alors que les Etats-Unis ont estimé mardi qu'il était "temps de finaliser" un accord de trêve entre Israël et le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, après le refus de M. Netanyahu de céder aux pressions sur ce dossier, au onzième mois de guerre.
"Un pays où l'on assassine six otages de sang froid ne mène pas de négociations avec les assassins, mais met fin aux pourparlers, arrête le transfert de carburant et d'électricité et les écrase jusqu'à ce qu'ils s'effondrent", a écrit Itamar Ben Gvir sur le réseau social X.
Il faisait référence à la mort de six otages israéliens tués à bout portant, selon l'armée israélienne, dans un tunnel de la bande de Gaza.
M. Ben Gvir, ainsi que Bezalel Smotrich, le ministre des Finances, lui aussi d'extrême droite, sont fermement opposés aux pourparlers de cessez-le-feu, insistant sur le fait que la poursuite de la guerre à Gaza est le seul moyen de détruire le Hamas, considéré par Israël comme une organisation terroriste, de même que par les Etats-Unis et l'Union européenne.
Des pourparlers indirects entre Israël et le Hamas ont lieu depuis des mois via les pays médiateurs -- Etats-Unis, Egypte et Qatar -- mais aucune avancée notable n'a été réalisée jusqu'ici.
Un des points d'achoppement est l'insistance de M. Netanyahu pour que les troupes israéliennes conservent le contrôle du couloir de Philadelphie, à la frontière entre la bande de Gaza et l'Égypte, considéré par Israël comme un point de passage crucial pour fournir des armes au Hamas.
L'attaque menée par des commandos du Hamas infiltrés depuis Gaza dans le sud d'Israël le 7 octobre a entraîné la mort de 1.205 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP établi à partir de données officielles israéliennes. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 97 sont toujours retenues à Gaza dont 33 déclarées mortes par l'armée.
En riposte, Israël a lancé une offensive d'ampleur à Gaza qui a fait au moins 40.819 morts, selon le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas dans la bande de Gaza, qui ne détaille pas le nombre de civils et de combattants tués.
Ces déclarations interviennent alors que les Etats-Unis ont estimé mardi qu'il était "temps de finaliser" un accord de trêve entre Israël et le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza, après le refus de M. Netanyahu de céder aux pressions sur ce dossier, au onzième mois de guerre.
"Un pays où l'on assassine six otages de sang froid ne mène pas de négociations avec les assassins, mais met fin aux pourparlers, arrête le transfert de carburant et d'électricité et...

