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CD, DVD - Un Peu Plus De...

Part time lover

Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Parfois trois. Quatre aussi. Quatre surtout. On ne va pas se leurrer, le mariage, on le sait tous, est un contrat totalement antinature et aujourd'hui complètement désuet. On ne va pas se leurrer, passer sa vie avec la même personne, coucher à vie avec la même personne, dormir à vie aux côtés de la même personne est inhumain.
Si l'on remontait à la nuit des temps et aux bienfaits d'un régime paléolithique qui nous interdirait de manger tout ce qui est processed food parce que notre corps n'est pas programmé pour, eh bien, ni notre corps ni notre cœur, encore moins notre tête ne sont programmés pour faire une infidélité à l'animal qui règne en nous, pour vivre un quelconque processed love.
L'infidélité. Ou adultère, tromperie et même trahison. Trahison, tout de suite les grands mots. Elle se cache où la première pierre? Dans laquelle des deux poches? Qui n'a jamais pensé à un(e) autre? Qui n'a jamais désiré un(e) autre? Oui, ce n'est pas politiquement correct. Et alors? Quelles que soient les raisons pour lesquelles on trompe – l'ennui, le vide affectif, le sexe, l'impossibilité de partir, la vengeance –, quelle que soit la nature de ces tromperies – liaison, passade, fantaisie, partie de jambes en l'air, aventure, histoire d'amour, pensée –, on a tous et toutes considéré l'option, au moins une fois. Il y a certes un danger quand l'aventure devient liaison, un danger de rupture, mais il y a aussi la possibilité d'une continuité. Oui, l'infidélité permet souvent à un couple de tenir le coup. Oui, l'infidélité permet à certains de réaliser qu'ils ont mieux à la maison, que l'herbe n'est pas forcément plus verte ailleurs. Oui, l'infidélité concède à certains d'assouvir leurs fantasmes. Oui, l'infidélité réciproque est prescrite. Au lieu de se morfondre, de pleurer sur son sort, de se demander inlassablement pourquoi, faut faire pareil. D'abord parce que si on part du principe que les hommes possèdent plus de testostérone que la femme et qu'ils sont toujours en quête de nouvelles partenaires, si on part du principe que les femmes connaissent une montée de testostérone à la trentaine, qu'elles étaient programmées au départ pour perpétuer l'espèce donc, ne devaient pas se cantonner à un seul mâle et ne souciaient pas de savoir qui était le père, si on part du principe que tout le monde trompe tout le monde, alors profitons-en. L'infidélité fait mal au cocu? Oui. Mais le cocu a le droit de se faire du bien. Surtout si le cocu est une cocue. Eh, oui. En matière d'infidélité, on pense souvent que l'homme trompe plus que la femme. Peut-être. Peut-être que certaines ont du mal à se délester de la culpabilité qu'on leur fait porter depuis 2 000 ans, mais si on pense que les hommes trompent plus, c'est aussi et surtout parce que l'homme se fait gauler bien plus facilement que la femme. La femme étant bien plus machiavélique, plus perfide, plus intelligente pour gérer le mensonge. Un partout. Nul besoin pour une femme de s'inscrire dans une agence d'alibis comme il en existe ou d'organiser un voyage d'affaires. Il suffit qu'elle prétexte un soin visage, une partie de tennis, un cours de yoga, une virée shopping ou un déjeuner entre copines pour que la pilule passe. De un. De deux, elles savent comment ruser et comment adopter une poker face. De trois, elles ne manquent pas d'imagination. Elles choisissent le bon hôtel, enregistrent le nom de leur amant sur leur téléphone sous celui d'une copine au lieu d'avoir deux lignes, savent quand il faut et quand il ne faut pas whatsapper, savent ne pas fondre le sourire béat de la crétine satisfaite et amoureuse sur le visage quand elles lisent un message, savent à quelle compagnie de taxis s'adresser, savent à qui elles peuvent faire confiance pour avoir une couverture, ont les clés des appartements de ceux qui vivent seul(e)s, créent d'autres comptes mails et ne s'émeuvent pas en public, ni ne rougissent, ni s'excitent. Et surtout oublient rarement quand elles ont menti et ce qu'elles ont dit.
L'homme est impulsif, la femme est sournoise. Et c'est tant mieux. Comme ça, on ne viendra pas la bassiner avec un quelconque jugement bourgeois. Autrefois, la trahison prenait une autre dimension à cause des enfants illégitimes. Mais aujourd'hui, le sexe est enfin séparé de la procréation. Il faut donc dédramatiser l'adultère. Ne pas s'inscrire dans la culpabilité du style Michael Douglas qui se fait méchamment punir à cause de son incartade avec Glenn Close. Non, on ne fera pas bouillir votre lapin. Non, toutes les liaisons ne sont pas fatales. Ce qu'il y a de fatal pour un couple, ce n'est pas la tromperie. C'est l'ennui.

Les chaînes du mariage sont si lourdes qu'il faut être deux pour les porter. Parfois trois. Quatre aussi. Quatre surtout. On ne va pas se leurrer, le mariage, on le sait tous, est un contrat totalement antinature et aujourd'hui complètement désuet. On ne va pas se leurrer, passer sa vie avec la même personne, coucher à vie avec la même personne, dormir à vie aux côtés de la même personne est inhumain.Si l'on remontait à la nuit des temps et aux bienfaits d'un régime paléolithique qui nous interdirait de manger tout ce qui est processed food parce que notre corps n'est pas programmé pour, eh bien, ni notre corps ni notre cœur, encore moins notre tête ne sont programmés pour faire une infidélité à l'animal qui règne en nous, pour vivre un quelconque processed love.L'infidélité. Ou adultère, tromperie et même...
commentaires (7)

En réalité, un "partenariat multiple" avec ce qu'il suppose de mensonges, hypocrisie, manipulations, duplicité, niaiserie, futilité et artifices, est bien plus réducteur qu'une relation librement choisie, entre deux adultes (car il s'agit bien d'adultes et non d'adolescents attardés) qui se sont mutuellement donné le temps d'une vie, pour apprendre à se découvrir, dans tous les sens du terme. Malheureusement, la vanité de l'homme, mixée à son instinct de survie, le pousse à maquiller son échec par un soi-disant droit à l'émancipation, à chaque fois qu'il n'est pas à la hauteur de sa propre humanité... Subsidiairement et concernant la sémantique, on parle des liens du mariage, et non des chaînes, comme on pourrait dire les liens d'amitié ou les liens de l'amour. Ce qui évoque un échange mutuel et fructueux. De même, on parle de tromper l'autre, ce qui implique un emprisonnement dans les chaînes du subterfuge et du mensonge...

ABINADER Mario

11 h 42, le 22 février 2014

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Commentaires (7)

  • En réalité, un "partenariat multiple" avec ce qu'il suppose de mensonges, hypocrisie, manipulations, duplicité, niaiserie, futilité et artifices, est bien plus réducteur qu'une relation librement choisie, entre deux adultes (car il s'agit bien d'adultes et non d'adolescents attardés) qui se sont mutuellement donné le temps d'une vie, pour apprendre à se découvrir, dans tous les sens du terme. Malheureusement, la vanité de l'homme, mixée à son instinct de survie, le pousse à maquiller son échec par un soi-disant droit à l'émancipation, à chaque fois qu'il n'est pas à la hauteur de sa propre humanité... Subsidiairement et concernant la sémantique, on parle des liens du mariage, et non des chaînes, comme on pourrait dire les liens d'amitié ou les liens de l'amour. Ce qui évoque un échange mutuel et fructueux. De même, on parle de tromper l'autre, ce qui implique un emprisonnement dans les chaînes du subterfuge et du mensonge...

    ABINADER Mario

    11 h 42, le 22 février 2014

  • Je suis sincèrement triste pour ceux et celles qui (se) sont privés de la joie d'aimer librement et d'être librement aimé par un même être. Car, s'il pouvait se trouver là pour eux, cet être unique, avec son nom unique et son visage unique, leur ferait connaître au centuple ce que leur fait connaître l'addition erratique des partenaires multiples... Cela explique pourquoi le puzzle de certaines vies finit par ressembler à un tableau immonde, quand il se trouve élaboré avec des pièces appartenant à des boîtes différentes... Et c'est ainsi que le sort de ceux qui confondent liberté et libertinage est de finir le bec dans l'eau, et d'attraper le rhume de leur propre vacuité... Contrairement à ce que racontent ceux qui, en filigrane, cherchent à se rassurer, le choix d'une vie à deux relève du bon usage de la liberté de l'homme, et non de la contrainte.

    ABINADER Mario

    11 h 40, le 22 février 2014

  • Encourager l'infidélité ou adultère, allant même à applaudir la trahison pour tout amoureux de St Valentin prouve encore une fois que le monde bouge mal et que l'honneur devient obsolète.

    Sabbagha Antoine

    17 h 43, le 15 février 2014

  • CORRECTION ! Merci : ".... Et qu’on étouffe sous sa fameuse banalité et son insignifiance si insignifiante ; perpétuelles chez elle et tellement tarabiscotées à deux balles Trouées".

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    17 h 33, le 15 février 2014

  • QUAND L'IMPORTUNE MOUCHE, JOUE, EN OUVRANT SA BOUCHE, À LA SAINTE NI-TOUCHE, IL LUI FAUT UNE DOUCHE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    15 h 37, le 15 février 2014

  • Cette "fidélité" n’est pas tendance. Parce qu'elle est trop sinistre, trop véhémente, et qu’on étouffe sous sa fameuse banalité ; perpétuelle chez elle. Et qui ne se préoccupe que de ses "fidèèèles" Aigris. Les incitant, à gueuler sans soif, non pour oublier qu'ils sont dépassés mais pour se défouler. Ils ont donc gueulé à rouler dans leur fossé Pâmé. Quand ils se sont réveillés, leur Niaiserie avait presque disparue faisant place à des pluies de jérémiades certes intermittentes, mais d'une extrême violence venant de leur côté arriéré : L’ennui ! On leur a dès lors conseillé aux Archaïques de se couvrir pour ne pas attraper un ulcère ou une grippe. Derechef ils ont obtempéré car, à l'instar des Gamins, ils n'osent guère contrarier les Libertins, même quand ceux-ci, sous couleur de s'occuper d'eux, les bousculent à hue et à dia. On assure qu’ils s'en tirent très, très mal, pour le moment du moins, car ne fut enregistré dernièrement qu'un taux d'augmentation plus ou moins acceptable de leur "fidélité" autiste, mais non aux yeux des plus exigeants d’entre eux béjaunes si rétrogrades et si archaïques. Tant mieux. Ce genre "vieilli" est le meilleur ami de l’humanoïde Niais de toutes obédiences, et de ses alter-égos la foultitude de Nouveau-nés ! Il se révèle être, étant donné qu’il sait rester à sa place, le fidèle compagnon cal(n)in des Maîtres sectaires Enturbanno-ensoutannés.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 19, le 15 février 2014

  • LA SAINT VALENTIN N'EST TOUJOURS, HÉLAS ! PAS, CHÈRE MADAME, SYNONYME, POUR TOUS, DE JOIE ET DE BONHEUR. JE DÉDIE CE PETIT SONNET À TOUTES LES AMOUREUSES ET LES AMOUREUX QUI N'ACHÈTENT PLUS DES ROSES ROUGES.. MAIS ONT LA ROSE PLANTÉE DANS LEUR COEUR : LA DIVAGATION POUR TES YEUX QUE J'ADORE, À CHAQUE AUBE DU JOUR, MON ÂME BRÛLE ENCORE, SUR L'AUTEL DE L'AMOUR. JE T'AIME ET JE T'ADORE, ET MON COEUR, NUIT ET JOUR, SE REMÉMORE ENCORE, TON INCONSTANT AMOUR. ADORABLE INFIDÈLE, DANS LA NUIT JE T'APPELLE, ET TE CHERCHE PARTOUT. SANS RÉPIT ET SANS TRÊVE, JE DIVAGUE ET JE RÊVE, ET J'ERRE COMME UN FOU.

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 43, le 15 février 2014

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