Évoquant dans une déclaration à la presse la conjoncture présente au Proche-Orient, et plus particulièrement au Liban, le ministre iranien des AE a notamment déclaré : « Le peuple libanais évoque depuis un certain temps la possibilité d'une nouvelle agression d'Israël contre le Liban. Il est improbable que les dirigeants de cette entité lancent une telle agression après la sévère défaite qu'ils ont subie il y a plus de deux ans au Liban et par la suite à Gaza. »
Et M. Mottaki d'ajouter : « Je suggère aux pays arabes qui n'avaient pas pris les mesures nécessaires lors de l'agression précédente contre le Liban (en juillet 2006) de placer leurs forces de volontaires à la disposition du Liban. »
En ce qui concerne la crise qui frappe la République islamique iranienne depuis la dernière élection présidentielle (contestée par une partie de la population et de la classe politique iraniennes), M. Mottaki a déclaré que « l'attitude de la Grande-Bretagne à l'égard des problèmes en rapport avec la République islamique iranienne est caractérisée par une hostilité et l'ingérence ». « Mais cette ingérence a échoué à la suite de la résistance du peuple iranien, a-t-il affirmé. Les pays qui se sont immiscés dans les élections iraniennes ont mobilisé leurs chaînes de télévision pour susciter des troubles et faire monter la tension. »
Et le ministre iranien de poursuivre : « L'expérience des pays occidentaux au niveau des élections iraniennes n'a pas été réussie. Ces pays ont échoué, encore une fois, dans leur traitement des problèmes régionaux. Ils sont intervenus par tous les moyens dont ils disposent dans les élections iraniennes. »
Abordant ensuite le volet du problème palestinien, M. Mottaki a déclaré que « la nouvelle administration américaine devrait se méfier des pièges qui lui ont été tendus », affirmant que ces pièges visent à « entraîner les pays arabes sur la voie de la soumission ».
Raad exclut une guerre
Signalons, dans ce cadre, que le président du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, a exclu « une nouvelle guerre (israélienne) contre le Liban et la région, et plus particulièrement contre l'Iran ». « Toute agression israélienne contre l'Iran, a-t-il affirmé, sera en effet le prélude à une guerre beaucoup plus vaste et globale qui atteindra toute la région. »
M. Raad a, d'autre part, souligné que « la Résistance n'est pas en danger ». « C'est en raison de sa force que la Résistance est dans le collimateur », a déclaré le député hezbollahi qui a précisé, en outre, que « la conjoncture au Liban s'améliore, notamment pour ce qui a trait à la formation du gouvernement ». Et M. Raad d'ajouter que « le dialogue syro-saoudien est complémentaire aux efforts libanais internes visant à consolider la situation dans le pays par le biais de la mise sur pied d'un gouvernement d'union nationale ».
En conclusion, M. Raad a affirmé que « le tribunal international (pour le Liban, dans l'affaire de l'assassinat de Rafic Hariri) est aujourd'hui confronté au défi de la non-politisation de sa mission ». « Le tribunal a besoin d'un certificat de bonne conduite de la part de ceux qui suivent son action, et il ne bénéficie pas de la crédibilité suffisante pour faire admettre ses mesures », a déclaré M. Raad.


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