Le 17 avril 2026, à minuit, un cessez-le-feu est entré en vigueur entre Beyrouth et Tel-Aviv, au bout d'un mois et demi de guerre au Liban. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour.
Dès l'aube, des milliers de déplacés du Liban-Sud avaient pris la route pour revenir dans leurs villages. Nos journalistes les ont accompagnés. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
« Pour l'instant, on ne sait rien des destructions, on ne sait pas ce que l'on va découvrir sur place », disait l'un d'entre eux à notre journaliste Lyana Alameddine, alors qu'il allait vers le Sud. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
La route qui mène à Nabatiyé est jonchée de maisons détruites par les bombardements. Les véhicules des habitants rentrant chez eux soulèvent des amas de poussière sur leur passage. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
La durée du cessez-le-feu est de dix jours renouvelables, mais dans la nuit, l'armée libanaise rapportait déjà plusieurs violations israéliennes. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Au moins quinze personnes ont d'ailleurs été tuées par une frappe israélienne menée juste après l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, et dix personnes sont toujours portées disparues. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
De retour chez eux, les déplacés déblaient les décombres et tentent de rétablir un semblant d'ordre dans leurs commerces ou leurs habitations. Comme ici sur la route de Nabatiyé. Mais tous ne dormiront pas sur place, conscients de la fragilité de la trêve. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
De nombreux véhicules ont par ailleurs franchi le pont de Qasmiyé, sur le Litani. Un pont détruit plusieurs fois par Israël durant cette guerre, et qui était toujours en cours de réouverture par l'armée libanaise vendredi. Mohammad Yassine / L'Orient-Le Jour
Mahmoud Sahmorani git sur son lit, dans le centre installé face à l’hôpital Najdeh du Secours populaire libanais, à l’entrée de Nabatiyé. Son bras est fracturé et il a le visage tuméfié. Jeudi soir, peu avant l’entrée en vigueur de la trêve, une frappe à détruit l’immeuble dans lequel il se trouvait, tuant son père, son oncle, son cousin et un voisin. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Coordinateur des secouristes de Nabatiyé, organisation non partisane financée par des établissements religieux locaux connus pour leur tolérance, Mahdi Sadek n'est pas optimiste. Il a déjà dû enterrer trois collègues. « Cette trêve n’offre aucune garantie. Nous ne changerons pas notre mode de fonctionnement durant les 10 jours à venir », confie-t-il à notre journaliste Emmanuel Haddad. Matthieu Karam / L'Orient-Le Jour
Dans la banlieue sud de Beyrouth, le discours qui prime est celui d'un Hezbollah victorieux. Lucile Wassermann / L'Orient-Le Jour
Nombreux sont ceux qui attribuent ce cessez-le-feu aux efforts de l'Iran, « face à l'ennemi ». Lucile Wassermann / L'Orient-Le Jour
Selon le dernier bilan du ministère de la Santé, publié le 16 avril, les frappes israéliennes ont fait, depuis le 2 mars, près de 2.200 morts au Liban, ainsi que 7.185 blessés.

