« Je viens du Liban, ce petit pays qui a subi pendant un certain temps la guerre, la haine et la destruction... mais qui a connu aussi des témoignages formidables d'attachement à la vie commune entre les musulmans et les chrétiens.
« (...) Notre rencontre aujourd'hui entre personnes de confessions différentes est la preuve qu'à part la citoyenneté, pierre angulaire de notre identité nationale, l'amour d'une personnalité religieuse élue et pure, d'une douce, tendre et affectueuse mère, ne peut que renforcer le respect mutuel que nous avons les uns pour les autres et la volonté de vivre ensemble dans la paix et l'amour réciproque.
« Aucune atteinte n'est ici portée à la croyance du musulman ou à celle du chrétien. D'ailleurs, dans cette rencontre, on ne mentionnera que le lien d'amour et de vénération pour la Vierge sainte et pure qui nous unit. On ne discutera pas ici nos différences théologiques : le musulman restera musulman et le chrétien demeurera chrétien. Cette rencontre n'a pas pour objectif d'ajouter une autre fête religieuse aux deux fêtes officielles des musulmans. Pas de nouvelle fête non plus pour les chrétiens. La fête religieuse chrétienne de l'Annonciation gardera ses rites et ses cérémonies et cette rencontre mariale ne remplace pas les rites et les cérémonies de la fête chrétienne de l'Annonciation. Il n'y a dans cette rencontre aucune pratique cultuelle musulmane ou chrétienne commune. Cette rencontre n'invente pas une nouvelle religion, ni une nouvelle doctrine, ni des rites différents pour l'occasion.
« Cette rencontre a établi un nouveau phénomène culturel au-delà des frontières de l'islam et du christianisme. Elle a montré qu'il est possible de réussir la mise en place d'une convivialité et d'une bonne entente entre toutes les composantes de la société malgré les clivages religieux. »
(Extraits du discours de Mohammad Nokkari à la basilique de Longpont (Essonne), le 21 mars 2015.)
Liban
Nokkari : C’est la preuve que la convivialité est possible
OLJ / le 25 mars 2015 à 00h49

