L'Eglise catholique philippine s'est inquiétée lundi de la recrudescence d'homicides commis par la police depuis l'élection à la présidence de Rodrigo Duterte après une campagne sécuritaire outrancière.
L'avocat controversé a remporté la présidentielle du 9 mai en promettant que des milliers de criminels seraient
abattus et que la criminalité serait ainsi éradiquée en quelques mois.
"Nous sommes préoccupés par le nombre grandissant d'informations faisant état de la mort de trafiquants et de drogue présumés, vraisemblablement parce qu'ils résistaient à leur arrestation", a indiqué dans un communiqué l'archevêque Socrates Villegas, chef de l'influente Conférence des évêques philippins.
Selon des chiffres communiqués par la police, 29 personnes soupçonnées d'être impliquées dans des affaires de drogue ont été abattues par les forces de sécurité entre le 9 mai et le 15 juin, contre 39 lors des quatre premiers mois de l'année.
Ces chiffres ne prennent pas en compte les huit personnes abattues ce week-end dans divers incidents dans l'archipel.
"Il est également inquiétant que des groupes d'autodéfense soient en train de se constituer", poursuit l'archevêque en citant des cas où des cadavres ont été découverts avec une inscription accusant les victimes d'être des criminels.
Ces homicides font écho à ceux qui ont été commis à Davao, grande ville du sud de l'archipel dont Rodrigo Duterte est maire de longue date.
Ce dernier assure que Davao est devenue l'une des villes les plus sûres du pays mais les défenseurs des droits de l'Homme estiment que plus de 1.000 personnes y ont été abattues par des escadrons de la mort.
Rodrigo Duterte a enjoint la police à mettre en oeuvre ses préceptes sécuritaires avant même son entrée en fonctions le 30 juin.
Le maire de Davao (sud) a promis des récompenses pour les policiers qui tueraient des criminels et appelé les citoyens ordinaires à abattre les suspects.
Les partisans de la loi et l'ordre les plus endurcis y ont vu une menace pour l'Etat de droit et la porte ouverte à des lynchages.
abattus et que la criminalité serait ainsi éradiquée en quelques mois."Nous sommes préoccupés par le nombre grandissant d'informations faisant état de la mort de trafiquants et de drogue présumés, vraisemblablement parce qu'ils résistaient à leur arrestation", a indiqué dans un communiqué l'archevêque Socrates Villegas, chef de l'influente Conférence des évêques philippins.
Selon des chiffres communiqués par la police, 29 personnes soupçonnées d'être impliquées dans des affaires de drogue ont...

