Mardi 30 Septembre 2014

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Israël frappe la Syrie, Brahimi toujours en quête de consensus sur Genève-2

AFP
01/11/2013
Israël a frappé, selon des médias, une base aérienne syrienne où se trouvait une cargaison de missiles destinée au Hezbollah libanais, alors que l'émissaire international est toujours en quête d'un consensus pour une conférence de paix.

Un responsable américain a confirmé à l'AFP une "frappe israélienne" en Syrie sans donner de détails sur la cible. "Par le passé, les cibles ont été des missiles transférés au Hezbollah", s'est-il contenté d'ajouter.

Des responsables du gouvernement israélien ont refusé de confirmer une telle attaque.

Citant sans les nommer des "sources exclusives", la chaîne à capitaux saoudiens Al Arabiya a indiqué qu'un bombardement avait visé mercredi dans le nord-ouest de la Syrie "une cargaison de missiles sol-air destinée au Hezbollah au Liban".

La chaîne américaine CNN, citant sans le nommer un responsable de l'administration américaine, a également indiqué que des avions de combat israéliens avaient mené un raid contre des missiles et des équipements associés dont les Israéliens pensaient qu'ils pourraient être transférés au Hezbollah.

Engagé au coté des forces du régime en Syrie, le Hezbollah libanais est surtout l'ennemi juré d'Israël.

La Coalition de l'opposition syrienne a aussitôt accusé le président Bachar al-Assad de "couardise" face aux attaques israéliennes. "Le régime d'Assad a transformé l'armée syrienne en un instrument pour tuer la population plutôt que pour la protéger et ferme les yeux sur les attaques de l'ennemi" israélien.

Auparavant, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui s'appuie sur un vaste réseau de militants, avait fait état de plusieurs explosions entendues mercredi à l'aube dans une base de défense aérienne à Jablé, près de Lattaquié (ouest).

Une source de sécurité syrienne a pour sa part expliqué qu'un missile était tombé, sans faire de dégâts, près d'une base dans cette région.

Israël a déjà mené plusieurs raids de ce type en Syrie. Début mai, un haut responsable israélien avait reconnu que son pays avait mené deux frappes aériennes en trois jours en Syrie contre des armes destinées au Hezbollah.

"Chaque fois que des informations parviendront à Israël sur le transfert de missiles ou d'armements de Syrie au Liban, ils seront attaqués", avait-il assuré le responsable israélien.

L'armée gagne du terrain

Sur le front diplomatique, l'émissaire de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi a souhaité que la conférence de paix dite de Genève-2 se tienne "dans les semaines à venir et non l'année prochaine".

Avant de quitter Damas, où il a été reçu mercredi par M. Assad, le médiateur a expliqué à la presse qu'il serait à Genève mardi pour rencontrer des délégations russe et américaine.

"Des représentants d'autres pays pourraient nous rejoindre, afin de préparer la Conférence et nous mettre d'accord sur une date définitive qui sera annoncée dans les jours qui viennent".

Il a également rappelé qu'il était essentiel que l'opposition, profondément divisée sur la question, participe à la conférence. "Si elle ne participe pas, il n'y aura pas de conférence de Genève", a-t-il martelé, en expliquant que le gouvernement syrien avait accepté de participer.

Après son départ de Damas, M. Brahimi a été critiqué par le ministre syrien de l'Information Omrane al-Zohbi. "Il dit que la conférence de Genève était pour les Syriens et non pas pour les États. Si c'est le cas (...) pourquoi alors inviter des pays comme l'Arabie saoudite et la Turquie, qui participent à l'agression contre la Syrie", a-t-il dit à la chaîne Al-Mayadeen.

M. Brahimi a ensuite poursuivi sa tournée régionale à Beyrouth, où il a rencontré vendredi les principaux responsables libanais.

Sur le terrain, les forces du régime ont progressé dans le nord du pays et près de Damas.

L'armée syrienne, appuyée par le Hezbollah et les milices pro-régime, a avancé dans la localité de Sbené, au sud de Damas, où les bombardement ont provoqué un exode, selon l'OSDH.

En outre, l'armée s'est emparée de la localité stratégique de Sfira (nord), contrôlée par les rebelles depuis plus d'un an et située sur la route stratégique reliant Alep au centre de la Syrie, ont annoncé l'OSDH et l'agence officielle Sana.

Malgré plusieurs offensives, les rebelles n'ont jamais pu s'emparer des importantes usines d'armement à la périphérie de Sfira.

Alors que les violences et les combats ne montrent pas de signe de répit, l'ONU a annoncé qu'une enquête était en cours après "des informations inquiétantes de cas de malnutrition en hausse" parmi les enfants bloqués dans des zones assiégées en Syrie.
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