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À La Une - diplomatie

Conflit syrien : nouvelle tentative des Russes et des Américains pour surmonter leurs divergences

Un succès de ces discussions pourrait faire une "différence majeure" pour l'aide humanitaire mais aussi pour la relance du processus politique, selon de Mistura.

Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, ont entamé vendredi 9 septembre 2016 à Genève de nouvelles discussions dans la recherche d'une solution au conflit meurtrier en Syrie. Photo Kevin LAMARQUE/ AFP

Russes et Américains se sont retrouvés vendredi à Genève dans l'espoir de surmonter des différends jusque-là inconciliables sur le conflit meurtrier en Syrie, afin de parvenir au moins à un cessez-le-feu au moment où le le régime progresse face à la rébellion.

Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, ont entamé dans la matinée de nouvelles discussions après plusieurs échecs ces derniers mois. Mais ils n'avaient que quelques heures pour obtenir une avancée, tous deux devant rentrer chez eux dans la soirée. Un succès de ces discussions pourrait faire une "différence majeure" pour l'aide humanitaire mais aussi pour la relance du processus politique, a assuré l'envoyé spécial de l'Onu sur la Syrie, Staffan de Mistura, présent à Genève.

Moscou et Washington, qui soutiennent depuis plus de cinq ans des camps adverses sur le terrain, cherchent à relancer un plan de paix adopté fin 2015 par la communauté internationale. Cette feuille de route comprend un cessez-le-feu durable, une aide humanitaire conséquente et un processus de transition politique entre le régime syrien et l'opposition modérée. Mais l'accord à l'Onu ne résout pas la question cruciale du sort réservé au président Bachar el-Assad, dont les Occidentaux souhaitent le départ.

Sur le terrain, les rebelles sont en grande difficulté dans la ville symbole d'Alep (nord) où les forces syriennes appuyées par l'aviation russe ont réussi à faire le siège des quartiers rebelles, parachevant jeudi cet encerclement. Coup dur pour les insurgés islamistes, Abou Omar Sarakeb, commandant de l'"Armée de la Conquête", la principale alliance de rebelles, est "mort en martyr" dans la province d'Alep dans une frappe aérienne, selon le Front Fateh al-Cham (ex-Front al-Nosra).

Après deux jours de tergiversations, le secrétaire d'Etat américain est arrivé vendredi matin dans un hôtel sur les rives du lac Léman à Genève pour rencontrer M. Lavrov. Dans l'avion, les conseillers qui l'accompagnent ont assuré que M. Kerry n'aurait pas fait le voyage s'il ne pensait pas qu'il y avait une chance réelle de progresser. Mais ils ont averti qu'un accord final n'était aucunement garanti.


(Lire aussi : Le plan de transition de l'opposition syrienne, une manœuvre dilatoire ?)

 

Présidentielle américaine
Selon un haut responsable américain, Washington souhaite voir les Russes prendre des mesures concrètes pour forcer Bachar el-Assad à arrêter de bombarder la population et à mettre fin au siège d'Alep.

Jeudi, un entretien téléphonique entre MM. Kerry et Lavrov avait porté sur une éventuelle "coopération russo-américaine dans le but de détruire les groupes terroristes actifs en Syrie, de contribuer à résoudre les problèmes humanitaires et de promouvoir un règlement politique du conflit syrien", a affirmé Moscou.

Les Etats-Unis sont prêts à collaborer avec la Russie pour mettre un terme au conflit syrien seulement s'il y a au préalable "une véritable cessation des hostilités", a déclaré de son côté sur la BBC le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.

Après cinq ans et demi d'un chaos syrien qui a provoqué la mort de plus de 290.000 personnes, M. Kerry est accusé par ses détracteurs de courir après M. Lavrov pour obtenir un accord, à quatre mois de la fin de la présidence de Barack Obama. Or les deux puissances ont des relations glaciales depuis 2012.

Egalement acteur du conflit qui se joue aux portes de son pays, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé être prêt à coopérer avec les Etats-Unis pour chasser le groupe Etat islamique (EI) de sa "capitale" syrienne Raqa.M. Erdogan, dont le pays est hostile au régime de Damas, a affirmé s'être entendu avec Barack Obama, en marge du récent sommet du G20 pour "faire le nécessaire" afin de chasser les jihadistes de la ville.

Par ailleurs, 73 ONG ont annoncé qu'elles suspendaient leur coopération avec l'ONU en Syrie pour protester contre la "manipulation des efforts humanitaires" par le régime et l'incapacité des Nations unies à résister à ces pressions.

 

 

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Les chefs des diplomaties américaine et russe, John Kerry et Sergueï Lavrov, ont entamé dans la matinée de nouvelles...

commentaires (3)

très , très septique sur la conclusion d'une paix en Syrie. Trop de participants au conflit, eux-mêmes désireux de prendre le pouvoir USA / RUSIIE? c'est une partie de poker menteur

FAKHOURI

22 h 16, le 09 septembre 2016

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Commentaires (3)

  • très , très septique sur la conclusion d'une paix en Syrie. Trop de participants au conflit, eux-mêmes désireux de prendre le pouvoir USA / RUSIIE? c'est une partie de poker menteur

    FAKHOURI

    22 h 16, le 09 septembre 2016

  • DE LA POUDRE AUX YEUX... LA CONNIVENCE FAIT SON CHEMIN... TOUT EST AGREE MAIS IL FAUT LE SERVIR AUX OBTUS DE FACON COMME S,IL Y EU DES DIVERGENCES POUR LE LEUR FAIRE AVALER ET DIGERER CAR " HOUNALIKA AL BOUKAOU WA SARIROU AL ASNANI !

    LA LIBRE EXPRESSION

    19 h 20, le 09 septembre 2016

  • Rien de glaciale, c'est pour les medias sinon ils sont d'accords depuis longtemps et vous allez voire bientôt !!

    Bery tus

    17 h 56, le 09 septembre 2016

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