Le président Sleiman a tenu des propos en ce sens au cours d'une entrevue qu'il a accordée à une délégation d'émigrés, conduite par Nassib Fawaz. Soulignant devant les membres de la délégation que « la venue régulière des émigrés au Liban reflète un attachement à la mère patrie », le chef de l'État a rendu hommage aux jeunes Libanais « aussi bien les résidants que les émigrés ». « Les jeunes résidants ont défendu le Liban face au terrorisme et à Israël, tandis que les jeunes émigrés ont été les apôtres du Liban aux quatre coins du monde et ont donné la meilleure image possible de ce pays dans le monde », a déclaré le président Sleiman.
Soulignant que la situation est en nette amélioration dans le pays, le chef de l'État a déclaré dans ce cadre : « Les acquis enregistrés par les jeunes Libanais devraient être mis à profit pour édifier une patrie sur des bases saines, plutôt que de transformer leurs sacrifices en des chiffres et des dates qui reflètent un certain sectarisme ou un partage du gâteau au niveau de la patrie. » Et d'ajouter : « L'intérêt supérieur implique qu'en tant que Libanais, nous devons nous partager les sacrifices et entamer un dialogue, au lieu de miser sur l'extérieur. Nous devons consolider notre unité nationale et sortir de la logique des chiffres et du partage du gâteau car le sang des martyrs est plus cher que toute autre chose. Sans ces martyrs, Israël aurait réussi à démembrer le Liban et à le replonger dans la guerre civile. » En conclusion, le président Sleiman a mis l'accent sur l'importance du « maintien de la stabilité », réaffirmant en outre sa détermination à restituer aux émigrés leurs droits civiques et politiques.
Signalons, sur un autre plan, que le chef de l'État a conféré hier, successivement, avec le ministre Talal Arslane ainsi qu'avec l'ancien député Nazem Khoury et l'ancien ministre Fayez Chokr.


Le Premier ministre pakistanais exhorte le président iranien à sauver une paix « durement gagnée »