Cette démarche pourrait être pénalisante pour la France dont le système bancaire est particulièrement concentré entre quelques établissements géants.
Au terme de cette consultation, que le FSB veut boucler pour le sommet du G20 en 2015, les mégabanques mondiales – celles dont la faillite est impensable sous peine de faire plonger l'ensemble du système financier – devront accroître leurs réserves de capitaux pour éponger d'éventuelles pertes.
Le sentiment d'impunité qui en découle peut les pousser à prendre des risques démesurés alors que le total de leur bilan peut être supérieur au produit intérieur brut du pays qui les accueille.
Un accord sur des normes communes, leur imposant un montant minimal de capitaux supplémentaires pour absorber sur leurs fonds propres d'éventuelles pertes, constitue un « tournant historique », a fait valoir le gouverneur de la Banque d'Angleterre Mark Carney, qui préside aux travaux du FSB.
Parmi les grandes banques européennes qui pourraient avoir à émettre le plus de nouveaux emprunts, figurent, selon eux, les françaises BNP Paribas et Société générale, les espagnoles Santander et BBVA, l'allemande Deutsche Bank ainsi que l'italienne Unicredit.

