Samedi 26 Juillet 2014

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Assad refuse les ingérences étrangères à la conférence de Genève-2

Le président syrien Bachar el-Assad lors de sa rencontre avec l'émissaire international Lakhdar Brahimi, le 30 octobre 2013 à Damas. AFP PHOTO /SANA

Syrie Brahimi s'entretient brièvement avec le président syrien ; au moins 800 civils évacués d'une banlieue de Damas.
OLJ/Agences
30/10/2013

Le président syrien Bachar el-Assad a insisté mercredi lors d'une brève rencontre à Damas avec l'émissaire international Lakhdar Brahimi sur son refus de toute ingérence en faveur de l'opposition lors de la conférence de Genève-2 destinée à trouver une solution au conflit qui ravage le pays.

"Le peuple syrien est la seule partie à avoir le droit de décider de l'avenir de son pays. Toute solution ou accord doit avoir l'aval des Syriens et doit refléter leur volonté loin des ingérences extérieures", a-t-il dit à son interlocuteur, selon l'agence officielle Sana. Le régime estime que la coalition et les rebelles sont manipulés par des pays étrangers.

 

"La réussite de n'importe quelle solution politique passe par l'arrêt du soutien aux groupes terroristes, par une pression sur les pays qui facilitent le passage des terroristes, qui leur offrent argent, armes et soutien logistique", a-t-il ajouté. Bachar el-Assad qualifie de "terroristes" les insurgés et accuse l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie ainsi que des pays occidentaux de fournir des armes et des fonds à ses ennemis.

 

Toujours selon Sana, M. Brahimi a de son côté souligné lors de l'entretien que "les efforts déployés en vue de la tenue de la conférence de Genève se concentr(ait) sur la façon de permettre aux Syriens de se réunir et de se mettre d'accord le plus tôt possible sur une solution à la crise".

 

M. Brahimi, qui n'était pas venu depuis décembre 2012 à Damas, a été reçu pendant moins d'une heure par le chef de l'État syrien. Les journalistes présents à l'hôtel Sheraton où séjourne M. Brahimi ont vu l'émissaire quitter l'hôtel à 09H50 (07H50 GMT) en compagnie du vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad dans un convoi de voitures de l'ONU, avant de revenir une heure plus tard.

 

M. Brahimi a par ailleurs dit espérer que l'Arabie saoudite participera à la conférence de paix de Genève 2, prévue fin novembre, a indiqué sa porte-parole Khawla Matar.

Ces déclarations font suite à des propos attribués à M. Brahimi par la presse libanaise, critiquant "le rôle saoudien qui entrave une solution politique" en Syrie. "M. Brahimi apprécie et respecte profondément le royaume et le souverain saoudiens, et ce qui a été colporté en son nom sur le rôle saoudien n'est pas exact", a toutefois affirmé la porte-parole de l'émissaire.

Des médias arabes ont évoqué récemment une tension dans les relations entre M. Brahimi et les responsables saoudiens, soulignant que l'Arabie avait refusé de recevoir l'émissaire qui effectuait une tournée régionale incluant notamment l'Egypte, l'Irak, l'Iran et la Turquie.

De son côté, la Russie, qui soutient Damas et se trouve avec les Etats-Unis à l'initiative de cette conférence, a mis en garde contre un échec de la conférence Genève-2. Le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a averti qu'un renversement par la force du régime syrien constituerait "une énorme menace" sur la région.

 

 

Évacuation de  Mouadamiyat al-Cham

Sur le terrain, quelque 800 civils en majorité des femmes, des enfants et des personnes âgées, ont été évacués de la ville de Mouadamiyat al-Cham, une banlieue au sud-ouest de Damas tenue par les rebelles et assiégée par l'armée, ont indiqué mercredi les rebelles.

Cette opération qui a eu lieu mardi a été supervisée par le Croissant rouge syrien (CRS) en coordination avec les autorités syriennes.

 

"Toutes les parties --la Coalition nationale (opposition), le régime et la communauté internationale-- ont participé" à cette opération, ont indiqué les rebelles de cette ville, sur leur page Facebook.

L'opposition "a accepté à contrecoeur cette opération d'évacuation, connaissant les dangers qui entourent les personnes évacuées à leur sortie". "Les déplacés seront transportés dans des camps organisés par le régime en accord avec le Croissant rouge à Qodsaya" à l'ouest de Damas, ajoute le texte.

 

C'est la deuxième opération du genre après celle du 12 octobre lorsque 3.000 civils avaient déjà été évacués de cette même ville.

 

La chef des opérations humanitaires de l'ONU Valérie Amos avait appelé le 19 octobre à un cessez-le-feu et à l'établissement immédiat d'un couloir humanitaire pour secourir les civils prisonniers de la ville de Mouadamiyat al-Cham.

La Coalition nationale syrienne (opposition) avait mis en garde à plusieurs reprises contre une "catastrophe humanitaire" accusant le régime de "procéder à une campagne systématique pour affamer et déplacer la population" dans cette région.

 

(Lire aussi : La disette frappe les civils de Homs)

 

Une attaque chimique meurtrière avait été perpétrée le 21 août faisant des centaines de morts dans la Ghouta orientale et à Mouadamiyat al-Cham. L'opposition et les pays occidentaux en avaient fait porter la responsabilité au régime syrien.

Depuis des mois, l'opposition dénonce le siège de Mouadamiyat al-Cham, des militants et des ONG rapportant de nombreux cas de décès en raison de la famine dans cette ville.

Toujours à Damas, l'armée syrienne a bombardé mercredi Hajar al-Aswad, dans les faubourgs sud-est de la capitale, tuant six personnes dont trois enfants, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

En outre, onze personnes ont été tuées lors d'une attaque des rebelles contre un village alaouite, communauté à laquelle appartient le clan Assad, dans la province centrale de Homs, selon l'OSDH, qui s'appuie sur un large réseau de militants et sources médicales.

 

Alors que la situation humanitaire et sanitaire se dégrade de jour en jour, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé mardi dix cas de poliomyélite touchant des enfants syriens, dans le nord-est de la Syrie.

Les enfants victimes de paralysie aiguë dans la région de Deir Ezzor ont tous moins de deux ans et n'étaient pas vaccinés.

 

 

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Jaber Kamel

L'amere constat qui est fait n'est plus de savoir si Bashar va rester encore 2 semaines ou pas , mais c'est plus de savoir comment vont accorder leurs violons les allies d'une part l'eurodecadente emettrice de slogans droits de l'hommisme applicable a la terre entiere mais en excluant la bensaoudie , et d'autre part la bensaoudie source d'une ideologie meurtriere et criminelle , refusant le droit de parole chez elle et voulant l'accorder aux autres en dehors de chez elle . Il est franchement etonnant qu'on demande a un peuple de ne pas choisir , ou plutot de choisir parmi les mercenaires importes de l'etranger, les dirigeants qui leur font defaut. Si la bensaoudie pense avoir des dirigeants bons pour la Syrie , qu'elle les garde pour elle et ne pas faire chier le peuple syrien qui a d'autes occupations que de se demander si la femme doit conduire une bagnole ou pas !!non , mais dites donc !!!!!!

Sabbagha Antoine

Le régime manipulé par la Russie et les rebelles manipulés par des pays étrangers , on ignore avec ce dialogue de sourds ce que pourra ajouter encore la conférence de paix de Genève née quasi morte .




Antoine Sabbagha

M.V.

Ben voyons ! ca fait 42 ans ,que le peuple syrien malgré lui...a dû décider sous la contrainte de l'avenir de la dynastie des Assad...! actuellement... il semble que les jeux soient plus ouvert....

Halim Abou Chacra

Le peuple syrien est le seul peuple au monde auquel on attribue le super mensonge de 99.9999999999999999999 % de voix à son dictateur-président Bachar le chimique.

SAKR LOUBNAN

QUELS MOTS PHILOSOPHIQUES ET DÉMOCRATIQUES QUI SOURDENT DU COEUR DES 99,99999% DU PEUPLE SYRIEN !

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