Rameaux d'olivier, affiches et pancartes montrant des enfants défigurés par les bombardements, drapeaux du PKK, de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) et du Kurdistan... Photos Anne Ilcinkas

Rameaux d'olivier, affiches et pancartes montrant des enfants défigurés par les bombardements, drapeaux du PKK, de la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG) et du Kurdistan... Photos Anne Ilcinkas

Lundi 5 février, la communauté kurde du Liban est descendue dans les rues en soutien à l'enclave kurde d'Afrine, au nord-ouest de la Syrie, cible d'une offensive de l'armée turque.

Lundi 5 février, la communauté kurde du Liban est descendue dans les rues en soutien à l'enclave kurde d'Afrine, au nord-ouest de la Syrie, cible d'une offensive de l'armée turque.

De façon très organisée, presqu’en rangs, et au son des chants patriotiques kurdes et des slogans condamnant "Erdogan le terroriste", des centaines de manifestants se sont dirigés de la route de Dbayé vers les portes de l’ambassade américaine.

De façon très organisée, presqu’en rangs, et au son des chants patriotiques kurdes et des slogans condamnant "Erdogan le terroriste", des centaines de manifestants se sont dirigés de la route de Dbayé vers les portes de l’ambassade américaine.

C’est la quatrième fois qu'ils prennent la rue depuis le début de l’attaque le 20 janvier, un mouvement de solidarité lancé dès le lundi 22 janvier et qui les a menés tour à tour devant les ambassades russe et turque et la délégation européenne.

C’est la quatrième fois qu'ils prennent la rue depuis le début de l’attaque le 20 janvier, un mouvement de solidarité lancé dès le lundi 22 janvier et qui les a menés tour à tour devant les ambassades russe et turque et la délégation européenne.

Ils appellent la communauté internationale à briser son silence.

Ils appellent la communauté internationale à briser son silence.

D'une même voix, les Kurdes condamnent les attaques et bombardements de l’armée turque et de l’Armée syrienne libre sur des villages peuplés de civils et d’enfants.

D'une même voix, les Kurdes condamnent les attaques et bombardements de l’armée turque et de l’Armée syrienne libre sur des villages peuplés de civils et d’enfants.

"On est là pour porter secours aux enfants d’Afrine", confie une manifestante. 

"On est là pour porter secours aux enfants d’Afrine", confie une manifestante. 

Parmi les visages sur les étendards, s’en trouve un légèrement familier, qui a ses derniers jours fait les gros titres de la presse régionale et internationale : celui de la combattante des Unités kurdes de la protection de la femme (YPJ), Barin Kobané.

Parmi les visages sur les étendards, s’en trouve un légèrement familier, qui a ses derniers jours fait les gros titres de la presse régionale et internationale : celui de la combattante des Unités kurdes de la protection de la femme (YPJ), Barin Kobané.

"Nous sommes tous la martyre Kobané", peut-on lire sur de nombreuses pancartes, pendant que la foule scande : 'Shehin Namirin', 'Les martyrs resteront vivants'. 

"Nous sommes tous la martyre Kobané", peut-on lire sur de nombreuses pancartes, pendant que la foule scande : 'Shehin Namirin', 'Les martyrs resteront vivants'. 

La communauté kurde au Liban compterait près de 150,000 personnes. 

La communauté kurde au Liban compterait près de 150,000 personnes. 

Certains se sont réfugiés au Liban depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

Certains se sont réfugiés au Liban depuis le début de la guerre en Syrie en 2011.

D'autres sont établis au pays du Cèdre depuis plus longtemps, arrivés pour la plupart de l’est de la Turquie et qui ont été naturalisés dans les années 90.

D'autres sont établis au pays du Cèdre depuis plus longtemps, arrivés pour la plupart de l’est de la Turquie et qui ont été naturalisés dans les années 90.

Débutée le 20 janvier dernier, la bataille de Afrine est d'une importance capitale.

Débutée le 20 janvier dernier, la bataille de Afrine est d'une importance capitale.

Pour Ankara, c'est une question de sécurité intérieure. Il ne peut pas tolérer que ces milices kurdes établissent une entité autonome à sa frontière sud, avec le risque que celui-ci constitue une arrière-cour pour le PKK.

Pour Ankara, c'est une question de sécurité intérieure. Il ne peut pas tolérer que ces milices kurdes établissent une entité autonome à sa frontière sud, avec le risque que celui-ci constitue une arrière-cour pour le PKK.

Les milices kurdes veulent résister le plus longtemps possible en espérant que leurs alliés occidentaux feront pression sur Ankara.

Les milices kurdes veulent résister le plus longtemps possible en espérant que leurs alliés occidentaux feront pression sur Ankara.