Spécial législatives libanaises 2018

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Liban

Les Forces libanaises annoncent leur feuille de route pour les quatre nouvelles années

Partis

Geagea s’en prend au Hezbollah à l’issue de la première réunion de son bloc.

OLJ
11/05/2018

Le chef des Forces libanaises, Samir Geagea, a annoncé hier les lignes directrices du programme politique que son bloc parlementaire – qu’il a baptisé le bloc de la République forte – compte appliquer durant les quatre années de la législature. Celles-ci s’articulent autour de trois thèmes principaux : la préservation de la souveraineté libanaise, la bonne gouvernance et le développement socio-économique.
La réunion s’est tenue à Meerab, en présence des députés élus ou réélus Georges Adwan, Sethrida Geagea, Pierre Abou Assi, Eddy Abillama, Wehbé Katicha, Fady Saad, Ziad Hawat, Chawki Daccache, Georges Okaïs, Tony Habchi, Jean Talouzian, Imad Wakim, Anis Nassar, César Maalouf et Joseph Ishak. Le ministre de la Santé, Ghassan Hasbani, les anciens ministres Joe Sarkis et Tony Karam ainsi que les anciens députés FL Antoine Zahra, Élie Keyrouz, Fady Karam, Antoine Abou Khater, Joseph Maalouf et Shant Jinjian ont également assisté à la réunion, au terme de laquelle M. Geagea a annoncé les priorités de son bloc.
 « Nous œuvrerons sans relâche pour bâtir un État réel qui étendra sa souveraineté sur l’ensemble du territoire libanais, sans qu’il n’ait de partenaire concurrent », a-t-il affirmé d’emblée, en allusion au Hezbollah, avant de souligner qu’aujourd’hui, « les prérogatives de l’État sont rognées » et « les Libanais ne sont pas tous traités sur un pied d’égalité ». Selon lui, la cohabitation entre l’État et le mini-État reste temporaire.
M. Geagea a ensuite mis en avant le triptyque « peuple-État-armée », par opposition à celui du Hezbollah, « peuple-armée-résistance », estimant que le Conseil des ministres devrait faire figurer la question de l’usage des armes par le Hezbollah en tête de ses priorités. « Ce même sujet devrait être le sujet principal à l’ordre du jour de la conférence de dialogue, qui sera convoquée par le chef de l’État », a-t-il poursuivi, avant de réaffirmer l’attachement de son bloc à la politique de distanciation, « qui constitue une source de protection pour les Libanais contre des aventures qui risquent de plonger le pays dans l’inconnu ».

Des pratiques inacceptables
Après avoir promis d’œuvrer pour améliorer la situation socio-économique des Libanais et de barrer la voie à la dilapidation des fonds publics, M. Geagea s’est engagé, toujours au nom de son bloc, à s’opposer « aux pratiques inacceptables qui consistent à contourner les lois et les règles, et à consacrer un style d’action conforme à la Constitution et aux lois ». Il a mis l’accent dans ce cadre sur la transparence et affirmé que son bloc fera en sorte que toutes les adjudications passent immanquablement par la Direction générale des adjudications, « conformément aux lois, loin des marchés conclus en parallèle ».
Cette question, qui renvoie directement à l’affaire de la location des navires-centrales, a été, rappelle-t-on, une des causes de la détérioration de ses rapports avec le CPL de Gebran Bassil. Il n’en demeure pas moins que le chef des FL a promis de « maintenir l’accord de Meerab », qui avait permis de tourner la page de la rivalité politique avec le parti fondé par le président Michel Aoun. « Nous allons œuvrer pour éliminer les obstacles qui ont empêché jusqu’à présent sa concrétisation et pour consolider les fondements de cette entente », a-t-il dit.
Répondant ensuite aux questions de la presse, M. Geagea a expliqué que le nom donné au bloc « n’est pas une réponse à celui du CPL » intitulé bloc du Liban fort. Il a rappelé que « la République forte » était le titre de son programme présidentiel lorsque les FL avaient annoncé, il y a trois ans, sa candidature à la présidence de la République.
Prié de dire si au niveau populaire, il pense que son poids politique correspond à celui du CPL, le chef des FL a répondu : « Je laisse à l’opinion publique et aux analystes le soin de s’exprimer à ce sujet, mais s’il faut se baser sur les résultats des législatives, en tenant compte des voix préférentielles, la réponse est oui. »
Plus tôt dans la journée, M. Geagea avait reçu la visite de l’ancien président Michel Sleiman pour un entretien d’une heure au terme duquel M. Sleiman a estimé, dans une déclaration à la presse, que le bloc FL « est une garantie pour la souveraineté du Liban ». L’ancien chef d’État a en outre invité les députés FL à œuvrer pour un amendement de la loi électorale « dont les défauts sont responsables de la diminution du taux de participation » aux élections.

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Les Forces libanaises annoncent leur feuille de route pour les quatre nouvelles années

11/05/2018

« Le bloc FL est une garantie pour la souveraineté du Liban », a déclaré l’ancien président Michel Sleiman après un entretien à Meerab avec Samir Geagea.

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