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À La Une - France

Manifestation à Paris pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

"Aujourd'hui encore, c'est le gouvernement qui bloque sa libération et son expulsion vers le Liban qui est officiellement prêt à l'accueillir".

Quelque deux cents personnes ont manifesté dimanche à Paris pour réclamer la libération d'un des plus vieux détenus de France, le Libanais Georges Ibrahim Abdallah. Photo d'archives AFP.

Quelque deux cents personnes ont manifesté dimanche à Paris pour réclamer la libération d'un des plus vieux détenus de France, le Libanais Georges Ibrahim Abdallah condamné à perpétuité en 1987 pour complicité d'assassinat de deux diplomates.

Les manifestants qui brandissaient des portraits d'Abdallah et des drapeaux palestiniens se sont réunis en début d'après-midi place des Fêtes, dans le nord de Paris, avant d'entamer une marche vers la place de la République.

Ils entendaient ainsi sensibiliser l'opinion publique sur le sort de l'ancien militant de la cause palestinienne pour lequel ils dénoncent "une détention politique", une "peine de mort lente" après 32 ans de détention et réclament sa "libération immédiate et sans condition".

Ancien instituteur, Abdallah a co-fondé et dirigé les Fractions armées libanaises (FARL), un mouvement marxiste qui a revendiqué 5 attentats, dont 4 mortels en France, entre 1981 et 1982.

Arrêté à Lyon le 24 octobre 1984, il a été condamné à la perpétuité pour complicité dans les assassinats, en 1982 à Paris, de deux diplomates, l'Américain Charles Robert Ray et l'Israélien Yacov Barsimantov.

Libérable selon le droit français depuis 1999, Abdallah a présenté neuf demandes de libération conditionnelle, toutes refusées.

La dernière a été rejetée en 2015 par la cour d'appel de Paris au motif que M. Abdallah n'avait pas fait préalablement l'objet d'un arrêté d'expulsion.

La cour avait ajouté à cet argument le fait que l'ancien militant "ne regrettait pas les actes pour lesquels il a été condamné" et n'avait pas indemnisé les ayants droit de ses victimes.

"Pour nous, c'est un résistant au même titre que ceux qui ont lutter contre l'occupant allemand", a expliqué à l'AFP Olivia Zemor, présidente de l'association "Europalestine" pour qui le gouvernement fait payer à Abdallah son refus de se repentir.

"Aujourd'hui encore, c'est le gouvernement qui bloque sa libération et son expulsion vers le Liban qui est officiellement prêt à l'accueillir", dénonce Alain Pojolat, membre de la direction du NPA et co-condateur du collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah.

En 2013, plusieurs députés dont Noël Mamère (EELV), André Chassaigne (PCF) ou la sénatrice centriste Nathalie Goulet avaient lancé un appel au président Hollande pour sa libération, sans être entendus.

 

Pour mémoire

Rejet en appel d'une demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah

La neuvième demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah rejetée


Quelque deux cents personnes ont manifesté dimanche à Paris pour réclamer la libération d'un des plus vieux détenus de France, le Libanais Georges Ibrahim Abdallah condamné à perpétuité en 1987 pour complicité d'assassinat de deux diplomates.
Les manifestants qui brandissaient des portraits d'Abdallah et des drapeaux palestiniens se sont réunis en début d'après-midi place des...

commentaires (4)

Qui tue par l'épée périra par l'épée.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

20 h 58, le 20 juin 2016

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Commentaires (4)

  • Qui tue par l'épée périra par l'épée.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    20 h 58, le 20 juin 2016

  • ramenez le! on a la solution. on l'envoie en syrie comme kuntar...eh hop, tour de passe passe

    George Khoury

    11 h 57, le 20 juin 2016

  • En principe dans un pays démocratique, lorsqu'on a payé sa dette , légalement on devrait être libéré de sa condamnation . Mais alors qu'est ce qui fait que la France qui se dit faire partie de cette communauté démocratique, refuse d'appliquer ce principe élémentaire ? Vous êtes sûr que vous voulez ente de la réponse ?

    FRIK-A-FRAK

    09 h 58, le 20 juin 2016

  • Et si on demandait l avis des familles victimes...

    C…

    00 h 18, le 20 juin 2016

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