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Liban

Bonne : Un compromis au Liban est possible

Conférence
N. M. | OLJ
16/04/2016

L'ambassadeur de France, Emmanuel Bonne, a réitéré l'engagement de la France en faveur du Liban. Un engagement dénué de toute « arrière-pensée », l'objectif étant « d'être utile au Liban », a-t-il affirmé au cours d'un déjeuner-débat organisé au restaurant Le Maillon par le Comité national libanais du Forum francophone des affaires (FFA) sur le thème « La France a-t-elle intérêt à aider le Liban à se maintenir dans le cadre géopolitique régional en devenir ? »
Ce thème est d'une actualité brûlante à la lumière de la visite régionale du président français François Hollande, attendu aujourd'hui à Beyrouth. « Le président vient en étant informé de toutes les difficultés de la situation et notamment de l'absence d'un chef d'État », a souligné M. Bonne, soulignant que cette visite constituera « le début d'une nouvelle séquence diplomatique ». « Le président n'a pas la solution aux problèmes que les Libanais doivent résoudre eux-mêmes, a-t-il insisté. En revanche, il vient avec sa détermination à forger une forme de consensus international qui permette aux partis libanais de s'entendre pour résoudre la crise politique et institutionnelle dans le pays. »
Cela est d'autant plus important que « la situation au Liban est fragile et aléatoire », que le pays « est exposé à beaucoup de pressions et de dangers », et que la situation dans le pays « se détériore », estime M. Bonne. Mettant l'accent sur la nécessité de restaurer le fonctionnement des institutions, M. Bonne a indiqué que la France y contribuera « en forçant le consensus international, parce que le Liban est une priorité permanente de l'action extérieure de la France ».
« Il faut traiter le Liban pour lui-même, insiste encore l'ambassadeur. Il ne faut pas attendre la fin de la guerre en Syrie, ni les réconciliations entre l'Iran et l'Arabie saoudite. Il faut traiter le Liban pour ses mérites. »
M. Bonne évoque en outre la possibilité d'un « compromis » au Liban. Si celui-ci aboutit, « ce sera un message pour la région et le monde sur la désescalade de la tension et des violences dans cette région », a-t-il ajouté. Selon M. Bonne, ce message ne peut être envoyé qu'à partir du Liban parce que, malgré toutes les difficultés auxquelles il est confronté, le pays du Cèdre reste « un modèle de coexistence, de tolérance et d'ouverture ». « Tout le monde s'entend sur la nécessité de préserver le Liban », assure M. Bonne, mettant l'accent encore une fois sur la nécessité d' « aider les partis libanais à trouver ce compromis qui permettra de protéger le Liban dans une période dangereuse dans la région ».

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