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Liban - rapport

« Les armes du Hezbollah, une grave menace pour la souveraineté et la stabilité du Liban », souligne l’Onu

Photo d'archives/AFP

« Les armes détenues par le Hezbollah et d'autres groupes échappant au contrôle de l'État continuent de faire peser une grave menace sur la souveraineté et la stabilité du Liban et sur son aptitude à honorer les obligations que lui imposent les résolutions 1559 (2004), 1680 (2006) et 1701 (2006). Les conséquences de l'utilisation de ces armes pourraient s'avérer dramatiques pour le Liban si un conflit venait à en résulter. » C'est ce que souligne notamment le dernier rapport du secrétaire général de l'Onu sur la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité (2006). Ce rapport, rendu public hier, fournit une évaluation complète de la mise en œuvre de ladite résolution depuis le dernier rapport du 4 novembre 2015. Le document sera discuté le 16 mars prochain au Conseil de sécurité en présence de la coordonnatrice spéciale de l'Onu, Sigrid Kaag.

Le texte souligne que le secrétaire général de l'Onu demeure « profondément préoccupé par la vacance à la présidence, une situation qui affaiblit les institutions du Liban et la capacité du pays à faire face aux graves problèmes qu'il rencontre ». Il invite toutes les parties à élire un président sans plus tarder.

Concernant la situation dans la zone des opérations de la Finul, le chef de l'Onu réitère sa condamnation de l'attaque contre deux véhicules de l'armée israélienne, survenue le 4 janvier, menée par le Hezbollah. Il condamne également les tirs de roquettes en direction d'Israël, le 20 décembre. « Ces deux incidents constituent de graves violations de la résolution et de la cessation des hostilités », note Ban qui se « félicite » toutefois du rétablissement du calme, tout en mettant en garde contre la « fragilité » et la « vulnérabilité » vis-à-vis des développements dans la région. Le secrétaire général de l'Onu se félicite de « la coordination tripartite continue entre l'armée libanaise, les Forces de défense israéliennes et la Finul », soulignant que cette coordination constitue « un élément-clé de la prévention visant à désamorcer les tensions le long de la ligne bleue ». « Le plein respect de la ligne bleue est un facteur critique pour maintenir le calme et la stabilité dans la région. Toute violation délibérée de la ligne bleue est inacceptable », souligne Ban.

(Lire aussi : Pour l’Onu, « il est impératif de protéger le Liban à tous les niveaux »)

 

Chebaa et Ghajar
Le secrétaire général de l'Onu déplore « l'absence de progrès » sur la question des fermes de Chebaa, qui reste une « source de préoccupation croissante » et « un facteur de déstabilisation ». Il « demande » une nouvelle fois à la Syrie et Israël de faire connaître leur position vis-à-vis de la délimitation provisoire de la zone des fermes de Chebaa, qu'il a proposée dans son rapport du 30 octobre 2007. Il exprime une fois de plus sa « préoccupation » face à l'occupation par l'armée israélienne du nord de Ghajar et d'une zone adjacente au nord de la ligne bleue, en violation de la résolution 1701 (2006), tout en rappelant à Israël « qu'il est tenu de retirer ses forces armées de la zone, conformément à la résolution ». Ban demeure également « très préoccupé » par les violations presque quotidiennes par Israël de l'espace aérien libanais, « au mépris total de la souveraineté du Liban et des dispositions de la résolution », ainsi que « par la présence d'armes non autorisées dans la zone du Litani et la ligne bleue, et par le comportement agressif à l'égard de la Finul ».

Important transfert d'armes au Hezbollah
Le chef de l'Onu rappelle, dans son rapport, que « le tir de roquettes, le 20 décembre, est la preuve de la présence d'armes en dehors du contrôle de l'État libanais au sud du Litani ». « L'attaque du 4 janvier a prouvé la capacité militaire du Hezbollah et sa volonté d'utiliser cette capacité en violation de la résolution, ajoute Ban. Le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a affirmé le 16 février détenir un arsenal de roquettes, lequel, selon lui, a un effet dissuasif contre l'agression potentielle d'Israël. Ce qui est en violation de la résolution. »
Ban rappelle que, « dans sa résolution 1701, le Conseil de sécurité a décidé que tous les États devraient prendre les mesures nécessaires pour empêcher, de la part de leurs ressortissants ou à partir de leur territoire ou au moyen de navires (...), la vente de fourniture et de matériel connexe à toute entité ou tout individu situés au Liban ». Et d'ajouter : « Dans la même résolution, le Conseil a demandé au gouvernement libanais de sécuriser ses frontières et les autres points d'entrée au Liban pour empêcher l'entrée, sans son consentement, d'armes ou de matériel connexe. » Ban note aussi que des représentants du gouvernement israélien ont constamment signalé à l'Onu qu'il y a d'importants transferts d'armes en cours, destinés au Hezbollah à la frontière libano-syrienne. Le rapport relève que « le Hezbollah a maintenant amassé un arsenal de 100 000 missiles et roquettes ». « Ces indications ont été réitérées dans les lettres adressées à l'Onu par le représentant permanent d'Israël, qui a fourni des exemples de lieux et de positions de combat », note-t-il. « L'Onu prend ces allégations au sérieux, y compris à la lumière des déclarations publiques faites par le Hezbollah, mais elle n'est pas en mesure de les vérifier de manière indépendante », affirme Ban.

(Pour mémoire : Ban et le Conseil de sécurité pour une élection « sans délai » d’un président)

 

Politique de dissociation
Le secrétaire général relève également que le Hezbollah est resté engagé dans le conflit en Syrie. Il note les rapports du mouvement des combattants et du trafic d'armes entre le Liban et la Syrie au cours de la période considérée. Les services de sécurité ont arrêté des passeurs en possession d'armes. Le 14 janvier 2016, l'ancien ministre Michel Samaha a été libéré de prison sous caution, tout en notant que le Hezbollah est resté engagé dans le conflit en Syrie.
Ban Ki-moon a « condamné la participation de citoyens libanais au conflit syrien en violation de la politique de dissociation adoptée par le gouvernement du Liban et des principes de la déclaration de Baabda de juin 2012, qui a été approuvée par tous les dirigeants libanais ». « L'importance de cette déclaration a été réaffirmée par le Conseil de sécurité et par le Groupe international d'appui au Liban, souligne le document. Je demande à toutes les parties libanaises de d'abstenir de toute participation au conflit syrien, conformément à leur engagement qu'elles ont pris dans la déclaration de Baabda, et de manifester de nouveau leur adhésion à la politique de dissociation. »

Armée
Le rapport relève aussi que le Parlement a approuvé 800 millions de dollars destinés à l'armée libanaise pour lui permettre de rénover les infrastructures, la logistique et autres équipements. Il note aussi les 3 milliards de dollars de subvention saoudienne à l'armée pour la fourniture d'armes et de matériel fournis par la France. « L'armée est dans un processus de mise à jour de son plan de développement des capacités afin de refléter l'aide reçue à ce jour et de mettre en évidence les domaines prioritaires, conformément aux appels du Conseil de sécurité et du Groupe d'appui international pour le Liban en vue d'améliorer la capacité de l'armée à sécuriser les frontières du Liban avec la Syrie et de contrer les menaces terroristes », souligne Ban.

Aide et réfugiés
Le chef de l'Onu note aussi « qu'au 31 décembre 2015, plus de 1,1 milliard de dollars ont été attribués (...), contre les 1,87 milliard de dollars exigés ». « En décembre 2015, le gouvernement libanais et l'Onu ont lancé conjointement le plan 2016 de 2,48 milliards de dollars en réponse à la crise au Liban pour fournir une aide humanitaire et une protection à 2,8 millions de personnes très vulnérables, et pour investir dans les services, l'économie et les institutions », dit-il. La Conférence de Londres pour la Syrie et la région, tenue le 4 février, a provoqué un changement important dans l'approche du Liban face à la crise des réfugiés syriens.
Dans la déclaration d'intentions présentée par le Liban à la Conférence de Londres, le gouvernement a reconnu publiquement que les réfugiés syriens sont susceptibles de rester au Liban pendant une période prolongée, et que des solutions plus durables sont nécessaires en attendant leur retour éventuel lorsque les conditions le permettront.

 

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La photo c'est le nouvel an chinois?

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07 h 46, le 29 février 2016

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Commentaires (11)

  • La photo c'est le nouvel an chinois?

    Je partage mon avis

    07 h 46, le 29 février 2016

  • La fonction principal de Ban Ki Moon est d'être «profondément préoccupé» (en anglais "deeply concerned"). On peut pas lui demander plus que ça. Par contre s'il veut être honnête, il peut par example dire que le Hezbollah a été créé dans les années 80 par l'Iran qui l'arme et le finance (à coup de milliards) pour servir ses intérêts propres. Toute discussion qui concerne le Hezbollah et qui ne regarde pas du côté de l'Iran est du temps perdu.

    Romulus Maximus

    18 h 43, le 28 février 2016

  • Important transfert d'armes au Hezbollah Le chef de l'Onu rappelle, dans son rapport, que « le tir de roquettes, le 20 décembre, est la preuve de la présence d'armes en dehors du contrôle de l'État libanais au sud du Litani » TU T'INQUIETES DES TRANSFERTS D'ARMES AU SUD DU LITANI ET T'EN FOUS NATURELLEMENT ET ROYALEMENET DE LA PRESENCE D'ARMES EN DEHORS DU CONTROLE DE L'ETAT LIBANAIS AU.....NORD DU LITANI. SACREE LUNATIQUE VA CE QUI COMPTE POUR TOI , TES ENVOYEES VOYEURS/VOYAGEURS ET TES MAITRES QUI T'ONT INTRONISEE C'EST EVIDEMMENTLA LA PAIX ET LA SECURITEE D'ISRAEL POUR CE QUI EST DES LIBANAIS ILS PEUVENT ENCAISSER LES TIRS DE ROQUETTES DU HEZBOLLAH EN TOUTE IMPUNITEE. ET GARDE TES IMMONDES RESOLUTIONS ET LARMMES DE COROCODILE POUR TOI :ELLES COMMENCENT A PUER

    Henrik Yowakim

    16 h 47, le 27 février 2016

  • Le texte souligne que le secrétaire général de l'Onu reste « profondément préoccupé par la vacance à la présidence, une situation qui affaiblit les institutions du Liban et la capacité du pays à faire face aux graves problèmes qu'il rencontre ». SIRE BANKI MOONNEY CE QUI AFFAIBLIT LES INSTITUTIONS DU LIBAN CE N'EST PAS LA VACANCE PRESIDENTIELLE MAIS L'OCCUPATION DU PAYS PAR LA MILICE IRANIENNE DU HEZBOLLAH, QUI A PRATIQIEUEMENT SOUMIS TOUTES LES INSTITUTIONS DE L'ETAT A SON DIKTAT TERRORISTE. ET CE, A PARTIR OU DEPUIS SON CONS D'ETAT DU 7 MEEEEE LEGALISEE PAR L'ACCORD DE DOHA SIGNEE SOUS VOTRE AUSPICE,AVEC LA BENEDICTION DES ETATS UNIS,DE L'IRAN ET DE L'ARABIE SAOUDITE ET AVALISEE/AVALEE PAR LES STUPIDES FARCES DU 14 MARS.

    Henrik Yowakim

    16 h 35, le 27 février 2016

  • « Les armes du Hezbollah, une grave menace pour la souveraineté et la stabilité du Liban », souligne l’Onue ELLE A MIS COMBIEN DE TEMPS CETTE MISERABLE ONU ,QUE L'ON PORTE AUX NUES ,POUR ETRE CAPABLE DE DECOUVRIR ENFIN CETTE BANALE REALITE DE LA PALISSE . ET ELLE COMPTE FAIRE QUOI CETTE ONNU HONNIE POUR NEUTRALISER CETTE MENACE A PART DE PONDRE DES RESOLUTIONS BIDON COMME LA 17O1 QUI A LIBEREE CE MEME HEZBOLLAH DE SON DEVOIR DE RESISTANCE CONTRE L'ENNEMI SIONISTE ET L'A TRANSFORMEE EN ARMEE D'OCCUPATION DU LIBAN A PARTIR DU NORD LITANI ,ETANT ENTENDU QUE POUR CETTE MILICE ENVAHISSANTE ET INVASIVE LA ROUTE DES FERMES DE CHEBAA ET DES HAUTEURS DE KFARCHOUBA PASSE PAR LHESSA OU HARISSA TOUT COMME LA ROUTE DE LA PALESTINE PASSAIT PAR JOUNIEH OU MINIEH POUR L'OLP ET SON ARMEE DE LIBERATION CRAPULEUSE DE LA PALESTINE

    Henrik Yowakim

    16 h 05, le 27 février 2016

  • M. Ban Ki Moon devrait agir pour contraindre le Hizbullah à ne plus provoquer Israël militairement et Israël pour qu'il arrête les violations de l'espace aérien libanais.

    Tony BASSILA

    15 h 55, le 27 février 2016

  • La Syrie n'a jamais voulu reconnaitre la souveraineté libanaise sur les fermes de Chébaa et sur le demi-Ghajar occupés par les Israëliens depuis 1967. Ces derniers les considèrent comme étant des terres syriennes au même titre que le Golan. Lorsque le Conseil de Sécurité, sur l'insistance du Liban, demande à Israël de les évacuer, ce dernier lui répond : Que le Liban prouve sa souveraineté sur ces deux sites, nous les évacuerons de suite. Le Liban ne répond pas parce que la Syrie ne lui répond pas. Par conséquent, il n'appartient pas au Liban de libérer le territoire des autres. Cqfd.

    Honneur et Patrie

    14 h 41, le 27 février 2016

  • Ban est mignon tout plein !!!! En dehors de cette liste d'événements connues de tout le monde, qu'a t il fait pour réduire ces mal fonctions ? RIEN La Finul , c'est une plaisanterie face à HN qui n'a que faire de ses propos et Israel, encore moins, les USA ne le permettront jamais cela sert à quoi de faire cette historique ?

    FAKHOURI

    13 h 57, le 27 février 2016

  • BON REVEIL ! ET QU,AVEZ-VOUS FAIT ?

    SOUTENONS L,OLJ. CONDAMNONS SES CENSURES.

    10 h 40, le 27 février 2016

  • Dans ce résumé du rapport en question, il existe quand même un sujet très préoccupant, celui relatif au choix laissé aux réfugiés syriens de rester au Liban pour une période prolongée et indeterminée et sans aucune précision de leur retour en Syrie...! Comment interpréter une telle décision sans s'inquiéter des conséquences dramatiques qu'elle pourrait cacher pour le Liban, surtout que le démembrement de la Syrie est en marche...

    Salim Dahdah

    10 h 40, le 27 février 2016

  • « Les armes du Hezbollah, une grave menace pour la souveraineté et la stabilité du Liban ». Ce n'est pas un scoop! Il y a belle lurette et qu'on s'en doute! Et le Hezbollah lui-même nous en a fourni la preuve en 2006 et 2008, notamment.

    Yves Prevost

    07 h 16, le 27 février 2016

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