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Moyen Orient et Monde

Rejet d’une résolution russe à l’Onu concernant l’implication turque en Syrie

Conflit

Les responsables russes et américains étaient réunis à Genève pour discuter d'un improbable cessez-le-feu, qui aurait dû intervenir cette semaine.

OLJ/AFP
20/02/2016

La France et plusieurs autres pays membres du Conseil de sécurité de l'Onu ont rejeté hier un projet de résolution russe visant à faire cesser les opérations militaires de la Turquie en Syrie. Selon des diplomates, la France et quatre autres pays au moins (États-Unis, Royaume-Uni, Nouvelle-Zélande, Espagne) parmi les 15 membres du Conseil ont rejeté d'emblée ce texte. Trois de ces pays ayant droit de veto, le texte russe n'a quasiment aucune chance d'être adopté, selon des diplomates. L'ambassadeur français à l'Onu François Delattre a accusé Moscou de provoquer une « dangereuse escalade » en soutenant le régime syrien dans son offensive sur Alep. Le président français François Hollande a lui estimé à ce sujet qu'il existait un « risque de guerre » entre la Turquie et la Russie du fait de l'implication turque en Syrie.

Parallèlement, des responsables russes et américains étaient réunis à Genève pour discuter d'un improbable cessez-le-feu en Syrie, qui aurait dû intervenir cette semaine mais que les belligérants ont ignoré. Le secrétaire d'État américain John Kerry a admis qu'il restait « encore beaucoup de travail » avant de parvenir à une telle trêve. Les « consultations intenses » visent à aboutir à un « cessez-le-feu » et à « lutter contre notre ennemi commun, les terroristes du Front al-Nosra (branche syrienne d'el-Qaëda) et de l'État islamique », a déclaré pour sa part le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov.
Quant aux négociations entre le régime et l'opposition sous l'égide de l'Onu, suspendues le 3 février, elles sont au point mort. « Je ne peux pas de façon réaliste convoquer de nouvelles discussions à Genève le 25 février, mais nous avons l'intention de le faire bientôt », a déclaré l'envoyé spécial de l'Onu en Syrie, Staffan de Mistura, au quotidien suédois Svenska Dagbladet. « Nous avons besoin de 10 jours pour nous préparer et envoyer les invitations. Les discussions (...) peuvent être couronnées de succès si l'aide humanitaire se poursuit et si nous obtenons un cessez-le-feu. »


 

Missiles sol-air
Alors que la situation humanitaire empire de jour en jour, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s'est dit « profondément alarmé » par la situation dans la province d'Alep « où les combats s'intensifient, où les hôpitaux et le personnel de santé sont visés, où les habitants n'ont ni eau ni électricité et où plus de 70 000 personnes ont fui leurs maisons ». Les forces gouvernementales, appuyées par l'aviation russe, ont lancé début février une offensive d'envergure qui leur a permis de reprendre des territoires au nord de la ville d'Alep, mais a provoqué un exode massif.
De son côté, l'Arabie saoudite a prôné hier la fourniture de missiles sol-air aux rebelles syriens, tout en précisant qu'une telle décision appartient « à la coalition internationale », dans un entretien au Spiegel qui doit paraître aujourd'hui.

En attendant, la Turquie a étendu ses bombardements à plusieurs secteurs de la province d'Alep contrôlés par les forces kurdes syriennes, qu'elle accuse d'être derrière un attentat meurtrier à Ankara mercredi. « Il s'agit des plus violents bombardements » depuis le début, le 13 février, des frappes turques contre les Kurdes dans cette région, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les YPG (Unité de protection du peuple) et les FDS (Forces démocratiques syriennes), qui contrôlent les trois quarts de la frontière syro-turque, sont honnis par Ankara mais ont l'appui de Washington car ils sont à la pointe du combat contre le groupe jihadiste État islamique (EI) qui contrôle de vastes territoires en Syrie.
Les FDS, alliance dominée par les YPG, se sont d'ailleurs emparées hier de Chaddadé, un bastion de l'EI dans la province de Hassaké, selon l'OSDH. Elles ont aussi mis la main sur le champ pétrolifère de Kbibé au nord-est de Chaddadé, grâce aux frappes de l'aviation de la coalition, a ajouté l'ONG.

 

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Henrik Yowakim

De son côté, l'Arabie saoudite a prôné hier la fourniture de missiles sol-air aux rebelles syriens, tout en précisant qu'une telle décision appartient « à la coalition internationale », dans un entretien au Spiegel qui doit paraître aujourd'hui.

ELLE AURAIT DU LIVRER CES MISSILES DES LE DEBUT DE L'INTERVENTION DES AVIONS DE CHASSE DU REGIME DANS LE CONFLIT CIVIL SYRIEN.ELLE DEVRAIT LE FAIRE A PLUS FORTE RAISON AUJOURD'HUI AVEC EN PLUS LES BOMBARDEMENTS GENOCIDAIRES DES AVIONS DE CHASSE RUSSES CONTRE LES POPULATIONS CIVILES.

L'ARABIE DEVRAIT LE FAIRE EN OUTREPASSANT,BRAVANT LES INTERDITS DES AMERICAINS QUI AVAIENT POURTANT LIVREE DE PAREILS MISSILES AUX REBELLES AFGHANS

ET SI LES ENNEMIS AMERICAINS DE LA REVOLUTION SYRIENNE DIRAIENT QUE CES MISSILES POURRAIENT FINIR ENTRE LES MAINS DE L'ETAT ISLAMIQUE

ALORS L'ARABIE SAOUDITE ET LA TURQUIE DEVRAIENT IMPOSER MANU MILITARI DES ZONES D'EXCLUSION AWERIENNE POUR SAUVER CE QUI RESTE DE LA REBELLION SYRUENNE.ZONES D'EXCLUSION AERIENNES QUI ELLES NE RISQUENT PAS DE TOMBER ENTRE LES MAINS DE L'ETAT ISLAMIQUE.

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