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Une française employée d'un institut de recherche empêchée d'entrer en Israël

AFP
20/01/2016

Les autorités israéliennes ont refusé l'entrée à une Française mariée à un Franco-Palestinien condamné à la prison par le passé, malgré un visa censé lui permettre d'exercer son travail dans un institut français à Jérusalem, a-t-on appris mercredi auprès des différentes parties.

Elsa Lefort a été bloquée le 5 janvier à l'aéroport de Tel-Aviv alors qu'elle rentrait de deux semaines en France et a finalement été refoulée le 7 janvier malgré l'assistance consulaire.
Elle est l'épouse de Salah Hamouri, un Franco-Palestinien qui a passé près de sept ans dans une prison israélienne entre 2005 et 2011 parce qu'Israël l'accusait d'avoir projeté l'assassinat de l'éminent rabbin orthodoxe Ovadia Yossef.

Mme Lefort travaille depuis fin 2014 à l'Institut français du Proche-Orient à Jérusalem, un institut de recherche dépendant du consulat de France. A ce titre, elle disposait d'un visa dit de service délivré par les autorités israéliennes et garantissant normalement sa liberté de mouvement.

Le visa était théoriquement valable d'octobre 2015 à octobre 2016. Mais, quand elle est arrivée à l'aéroport de Tel-Aviv le 5 janvier, les Israéliens ont contesté la validité du visa, dit une pétition en sa faveur reproduite par le quotidien français l'Humanité. Puis elles l'ont accusée d'être dangereuse, avant de finalement la refouler, dit la pétition.

Mme Lefort est enceinte de six mois et demi. Son enfant risque donc "de naître en France et ne pas avoir le statut de Jérusalémite, ce qui sera d'emblée un obstacle pour lui pour son devenir", dit la pétition.
Les Affaires étrangères israéliennes ont invoqué les liens de Mme Lefort avec Salah Hamouri, mais aussi les déclarations faites selon elles par Mme Lefort pour obtenir son visa de service.

Israël continue à considérer M. Hamouri comme un homme "dangereux", a dit le porte-parole des Affaires étrangères Emmanuel Nahshon. M. Hamouri n'a recouvré la liberté que dans le cadre de l'échange d'un millier de prisonniers palestiniens contre le soldat franco-israélien Gilad Shalit, a-t-il dit.

Par ailleurs, Mme Lefort a obtenu son visa de service "sur la foi de déclarations qui ne reflétaient pas toute la vérité", a-t-il dit. Mme Lefort n'a pas dit aux autorités israéliennes qu'on lui avait refusé plusieurs mois auparavant un visa dit de réunification familiale avec M. Hamouri, a-t-il précisé.

Le ministère français des Affaires étrangères "suit avec beaucoup d'attention la situation de Mme Lefort, qui a fait appel de la décision d'expulsion", a indiqué une source diplomatique française. Le ministère français, "par le biais notamment du consul général de France à Jérusalem, est en contact avec les autorités israéliennes pour essayer de trouver une solution", a-t-elle ajouté.

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