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Pour la France, il faudra combattre l'EI "demain sans doute" en Libye

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a assuré vendredi qu'il fallait "combattre et écraser" le groupe Etat islamique (EI) "en Syrie, en Irak et demain sans doute en Libye", où l'armée française a effectué le mois dernier des vols de reconnaissance.

"Nous sommes en guerre, nous avons un ennemi, Daech (acronyme de l'EI en arabe), que nous devons combattre et écraser, en Syrie, en Irak et demain sans doute en Libye", a déclaré le chef du gouvernement à la radio France Inter. "Parce que nous avons des centaines, des milliers de jeunes qui ont succombé dans cette radicalisation", a-t-il poursuivi, rappelant que "la menace" terroriste est "toujours présente", près d'un mois après les attentats jihadistes du 13 novembre à Paris qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés.

Le 1er décembre, M. Valls avait déjà estimé que la Libye était "incontestablement le grand dossier des mois qui viennent".

L'armée française a effectué des vols de reconnaissance au-dessus de la Libye en novembre, notamment au-dessus du fief de l'EI à Syrte, et en planifie d'autres, avait indiqué la présidence française la semaine dernière. Le porte-avions Charles de Gaulle, parti le 18 novembre de Toulon (sud de la France), a conduit une première phase de reconnaissance et renseignement les 20 et 21 novembre.

La Libye est livrée à des milices armées depuis la chute de l'ex-dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. Depuis un an, deux autorités rivales --l'une basée à Tripoli, l'autre reconnue par la communauté internationale et installée dans l'est-- se disputent le pouvoir. Profitant du chaos ambiant, l'EI s'est installé en Libye où il compte désormais 2.000 à 3.000 combattants, selon l'Onu, dont 1.500 à Syrte, ville côtière à 450 km à l'est de Tripoli.

Les parties rivales libyennes se sont réunies jeudi à Tunis en présence d'un nouvel émissaire onusien, qui a tenté de faire avancer le projet contesté de gouvernement d'union parrainé par l'Onu, avant une conférence internationale prévue dimanche à Rome.


Le Premier ministre français, Manuel Valls, a assuré vendredi qu'il fallait "combattre et écraser" le groupe Etat islamique (EI) "en Syrie, en Irak et demain sans doute en Libye", où l'armée française a effectué le mois dernier des vols de reconnaissance.


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