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Heurts entre étudiants palestiniens et policiers israéliens dans une université

AFP
02/11/2015

Les gardes-frontières israéliens ont forcé lundi les portes de l'université Al-Quds à Abu Dis, près de Jérusalem, pour affronter des étudiants palestiniens retranchés à l'intérieur qui leur jetaient des pierres, a constaté une journaliste de l'AFP.

Les heurts entre policiers et étudiants ont éclaté à la suite d'une manifestation au pied du mur israélien qui sépare Abu Dis de Jérusalem et auquel l'université fait face, côté Abu Dis, en Cisjordanie occupée.
Les forces israéliennes sont restées à l'écart quand les manifestants ont attaqué avec une masse le mur, l'un des symboles les plus honnis de l'occupation pour les Palestiniens.

Une fois que les manifestants se sont dispersés, les gardes-frontières se sont approchés et ont essuyé une pluie de pierres lancées de l'université. Ils ont riposté à coups de balles caoutchoutées, de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes tirées à travers les grilles du campus, derrière lesquelles des étudiants au visage couvert du keffieh -apparemment des dizaines- leur jetaient des cailloux. Les policiers ont ensuite forcé les grilles pour continuer à tirer à l'intérieur du campus.

Cette intrusion des forces israéliennes est l'une des toutes premières dans une université palestinienne depuis le début le 1er octobre de la vague de violences actuelle. Les étudiants sont à la pointe de la mobilisation des jeunes ces dernières semaines.

Les secouristes palestiniens qui ont soigné les blessés dans l'infirmerie du campus ont fait état de plusieurs personnes atteintes par des balles caoutchoutées dans le haut du corps, ainsi que de nombreuses intoxications au gaz lacrymogène. Ils n'étaient pas en mesure de fournir un bilan exact.

Les policiers sont "entrés en tirant des grenades dans tous les sens" sur le campus puis dans les bâtiments universitaires, a dit un étudiant à l'AFP, puis "ils nous ont tiré dessus avec des balles caoutchoutées en visant dans le torse et dans la tête". Il a refusé de donner son nom. L'université avait été le théâtre de heurts similaires dimanche soir déjà et les soldats étaient alors entrés dans l'université, a affirmé un étudiant en médecine qui lui aussi a refusé de donner son nom.

En plus des jeteurs de pierres, des centaines d'étudiants et d'étudiantes se trouvaient à l'intérieur des bâtiments lundi. "On est sorti de nos salles de cours et on est allé se mettre à l'abri dans une arrière-cour", a expliqué une étudiante, tandis que le personnel s'activait à déblayer le hall jonché de débris des vitres brisées et de pierres.

Depuis le 1er octobre, heurts, agressions entre Palestiniens et colons juifs et attentats anti-israéliens ont tué 69 Palestiniens, dont un Arabe Israélien, et neuf Israéliens. La moitié des Palestiniens tués l'ont été en commettant ou en tentant de commettre des attentats.

C'est en raison de ces violences que les étudiants d'Abu Dis s'étaient mobilisés devant le mur, a déclaré à l'AFP Amanda Manasra, représentante du syndicat étudiant lié au Parti du peuple, communiste. "Il est de notre responsabilité de nous mobiliser chaque jour contre ce mur car beaucoup ont déjà sacrifié leur vie pour la patrie et l'Intifada", a-t-elle dit.

"On est là pour les martyrs de notre université", a dit Waed al-Haq al-Hedmi, représentant de la Ligue islamique, liée au Jihad islamique, auquel appartenait Mohannad Halabi, 19 ans, étudiant à Al-Quds. Il avait tué deux juifs dans la Vieille ville de Jérusalem avant d'être abattu le 3 octobre, dans la première attaque au couteau de la série en cours.

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