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Dans la peau d’une femme

Frida Anbar

« Tous les chemins de l'écriture sont liés au Liban. » Alors qu'elle rédige son quatrième roman, Frida Anbar n'en finit plus de puiser son inspiration dans son pays d'origine. Une manière d'aimer ce lieu qu'elle compare à un être cher. Née à Beyrouth, l'auteure vit depuis 1979 à Montréal, mais elle confie, avec le sens de la formule qui la caractérise : « Le Canada est comme un mari et le Liban comme un amant. » Chez cette femme, un véritable tourbillon d'énergies positives, la passion est un moteur, l'écriture une libération. Elle vit constamment entre deux mondes, le réel et l'imaginaire, même si le second a toujours pour base des éléments de la réalité. Méfiez-vous d'elle ! Elle peut vous regarder et décider que vous serez dans son prochain roman. Vous ne vous reconnaîtrez sans doute pas, car elle ne voit pas les mêmes choses que les autres et ses romans en sont le reflet.
Frida Anbar a mené une brillante carrière professionnelle jusqu'à occuper aujourd'hui le poste de conseillère en relations internationales à l'Université de Montréal. Elle décide de se mettre à l'écriture de romans à l'âge de 40 ans, car elle en ressent un besoin obsédant. Aléas, publié en 2012, connaît un grand succès, surtout auprès des femmes. Avec ce premier roman libano-canadien francophone, racontant un adultère au féminin, Frida avoue avoir pris un risque, surtout qu'elle est issue d'un milieu traditionnel et que son livre comporte des chapitres érotiques. Mais elle précise que lorsqu'elle écrit, elle se lâche et suit son intuition. « Je ressens comme une vague qui m'engloutit et contre laquelle je ne lutte pas. » En 2014, elle publie Le Cordon invisible, préfacé par Gilbert Sinoué, puis L'Orée, l'année suivante. Elle le présentera aux lecteurs libanais à l'occasion du Salon du livre qui se tiendra cet automne. Véritable auteure de romans à succès, elle a désormais un solide réseau de lectrices en France, au Canada, au Liban et en Suisse...
Mais dans sa personnalité multiple, où domine donc la passion des mots, le Liban reste présent, entre hier et aujourd'hui, mais toujours synonyme d'amour. C'est pour ce pays qu'elle continue de chérir et auquel elle dit devoir sa joie de vivre qu'elle a choisi d'écrire des livres interactifs pour enfants, afin de leur apprendre à l'apprécier et ne pas l'oublier. En réalité, l'idée lui est venue après avoir participé à la première conférence sur l'émigration organisée par le ministère des Affaires étrangères en 2014. Dans l'avion du retour vers Montréal, elle rédige Un été au Liban avec Téta, « en pleurant », précise-t-elle. L'histoire d'une petite fille qui vit au Canada et qui raconte un été passé chez sa grand-mère au Liban.
Georges Takla, un peintre libanais résidant à Montréal, lui offre 39 aquarelles pour illustrer le livre et Magida al-Roumi une chanson pour l'accompagner. Il connaît un tel succès qu'il est téléchargé dans 51 pays. La petite fille a eu un petit frère. Ainsi naîtra le second livre, toujours avec les illustrations de Georges Takla et une nouvelle chanson de Magida al-Roumi. Cette fois-ci, c'est au tour de jeddo de raconter son Liban à son petit-fils. Le texte est déchirant, le grand-père lui expliquant qu'on peut aimer deux pays, « le premier valse avec le passé et le second embaume l'avenir »... Là aussi, le succès est au rendez-vous. Ces livres pour enfants vont même être traduits en espagnol pour le Mexique. Ils sont gratuits et tous les contributeurs sont des bénévoles.
Actuellement, Frida Anbar prépare deux récits, le premier s'appelle Poutine (qui est le plat traditionnel québécois) et Mankouché, et le second Au-delà de l'océan qu'elle souhaite offrir à des associations de bienfaisance qui aident les enfants malades ou les handicapés au Liban et au Canada. Cet attachement pour ses racines se décline de toutes les manières possibles et sa plus grande joie, qu'elle ne cache pas, est de voir ses enfants heureux d'y passer leurs vacances.


« Tous les chemins de l'écriture sont liés au Liban. » Alors qu'elle rédige son quatrième roman, Frida Anbar n'en finit plus de puiser son inspiration dans son pays d'origine. Une manière d'aimer ce lieu qu'elle compare à un être cher. Née à Beyrouth, l'auteure vit depuis 1979 à Montréal, mais elle confie, avec le sens de la formule qui la caractérise : « Le Canada est...

commentaires (1)

Super! Bravo! Ces femmes nous donne beaucoup d'amour... que nous prenons bien volontiers. Il vous sera rendu avec beaucoup d'intérets! Scarlett 4 présidainte! Scarlett 4ever ;))

Ali Farhat

03 h 19, le 20 août 2015

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Commentaires (1)

  • Super! Bravo! Ces femmes nous donne beaucoup d'amour... que nous prenons bien volontiers. Il vous sera rendu avec beaucoup d'intérets! Scarlett 4 présidainte! Scarlett 4ever ;))

    Ali Farhat

    03 h 19, le 20 août 2015