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Crise des déchets

Samy Gemayel se déchaîne contre Sukleen et la caste politique

« Honte à tous ceux qui exploitent la vie quotidienne des gens à des fins personnelles financières », a lancé hier lors d'une conférence de presse le chef du parti Kataëb.

M. Gemayel, présidant hier la réunion du bureau politique du parti Kataëb. Photo Dalati et Nohra

Le président du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a accusé hier les partis politiques de n'avoir pas tenté de trouver une solution à la crise des déchets. « Les chefs des fédérations des municipalités nous ont présenté, jeudi dernier, des propositions pour résoudre la crise des déchets, a-t-il déclaré. Mais les déchets ne font que s'amonceler. Nous ne comprenons pas comment ces solutions, qui avaient déjà été adoptées depuis 4 jours, sont toujours entravées. »
« Quelle honte ! Honte à tous les partis politiques ! Honte à tous ceux qui exploitent la vie quotidienne des gens à des fins personnelles financières ou afin de mener l'adjudication comme bon leur semble. Cela fait une semaine que personne n'a essayé de se solidariser avec l'autre pour traiter le problème des déchets, a-t-il lancé. Ce dossier ne relève pas strictement de la responsabilité du parti Kataëb, et nos trois ministres ne pourront pas décider au nom du Conseil des ministres. »
Le chef des Kataëb a appelé le procureur général financier, le procureur général près la Cour de cassation et le ministre de la Justice à lire les scandales publiés dans les journaux et examiner les comptes de la compagnie Sukleen, en charge du ramassage des ordures dans Beyrouth et ses banlieues. Il a réclamé la levée du secret bancaire sur les comptes de la société afin de savoir « qui profite de ce dossier et qui reçoit des pots-de-vin ». « Sukleen sera jugée un jour, et j'espère que ce sera pour bientôt », a-t-il encore dit.
Samy Gemayel a estimé qu'« il y a quelqu'un qui met des bâtons dans les roues devant toutes les solutions pour qu'il puisse continuer de tirer profit de ce dossier ». « Ce serait scandaleux que l'on ne puisse pas dire aux Libanais pourquoi nous en sommes arrivés là et qui est bénéficiaire de la situation », a martelé M. Gemayel, jugeant que l'État central n'a pas réussi à gérer le dossier des déchets et qu'il est « corrompu ». « Nous allons voir de quelle manière nous pourrons gérer le dossier de façon décentralisée avec les fédérations des municipalités, a-t-il déclaré. Le ministre de l'Environnement est capable de lancer des appels d'offres et il faudra attendre 6 mois pour que les entreprises commencent leur travail. Nous verrons alors quoi faire pour traiter temporairement le problème, pendant ce temps », a-t-il souligné, rappelant que son parti avait proposé il y a trois mois des solutions basées sur la décentralisation, de façon à ce que chaque région s'occupe de ses déchets et que chaque caza ait un dépotoir désigné par l'État, en attendant que le ramassage et le tri des ordures soient pris en charge par des entreprises. « S'ils veulent faire pression sur le chef du gouvernement, Tammam Salam, qu'ils ne le fassent pas aux dépens des Libanais », a encore déclaré M. Gemayel.


Le président du parti Kataëb, le député Samy Gemayel, a accusé hier les partis politiques de n'avoir pas tenté de trouver une solution à la crise des déchets. « Les chefs des fédérations des municipalités nous ont présenté, jeudi dernier, des propositions pour résoudre la crise des déchets, a-t-il déclaré. Mais les déchets ne font que s'amonceler. Nous ne comprenons pas...

commentaires (3)

BRAVO ! MAIS VOUS OUBLIEZ QUE VOUS FAITES PARTIE DE CETTE CASTE POLITIQUE ROUILLÉE BONNE POUR LA FERRAILLE...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

09 h 52, le 28 juillet 2015

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Commentaires (3)

  • BRAVO ! MAIS VOUS OUBLIEZ QUE VOUS FAITES PARTIE DE CETTE CASTE POLITIQUE ROUILLÉE BONNE POUR LA FERRAILLE...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 52, le 28 juillet 2015

  • mais arretez d'accuser sans preuves, sans documents! vous (et toute la caste politique) avez trop crie au loup pour se soucier de ce que vous dites.

    George Khoury

    07 h 25, le 28 juillet 2015

  • A défaut d'influence, on brasse du vent !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    06 h 26, le 28 juillet 2015