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Le synode maronite : la présidence n’est pas du ressort exclusif des chrétiens

Le patriarche Raï accompagnera aujourd'hui le cardinal Angelo Scola à Erbil, au Kurdistan.

Le cardinal Angelo Scola à Bkerké, à la droite du patriarche Raï. Photo Émile Eid

À quelques jours du 24 juin, date à laquelle la Chambre des députés a été convoquée pour une nouvelle séance – la 25e – de vote pour l'élection d'un président de la République, le synode de l'Église maronite a annoncé que « l'élection d'un président de la République est une question d'ordre national et relève de la responsabilité de toutes les forces politiques au Liban, et n'est pas du ressort exclusif des chrétiens en général et des maronites en particulier. Ils exhortent donc tous les députés et les blocs politiques d'assumer en conscience leurs responsabilités envers l'avenir du Liban, d'engager le dialogue et d'œuvrer pour la libanisation de cette échéance en se rendant au Parlement et en exerçant leur devoir constitutionnel en élisant un président de la République, sans lequel l'État libanais et ses institutions ne peuvent se relever ».
La prise de position intervient à l'issue des travaux du synode qui s'est déroulé en deux temps (10-13 juin, retraite et 15-18, travaux). Elle prend le contrepied des thèses défendues par le Courant patriotique libre (CPL), qui tire la couverture dans le sens d'un vote préférentiel des chrétiens.
Parmi les résolutions concrètes du synode figure la formation d'une commission chargée de ranimer le souvenir des martyrs de l'Église maronite et de ne pas laisser se perdre leur souvenir, conformément à une recommandation formulée par Jean-Paul II au tournant du siècle dernier. La présidence de cette commission est revenue à Mgr Guy Noujeim, et les premières commémorations dont elle sera chargée est celle du martyre des 350 disciples de saint Maron (an 517) et celle du patriarche Gebrayel Hjoula (1367), brûlé vif à Tripoli par les mamelouks.
Par ailleurs, le synode a examiné les cas des trois diocèses de Syrie (Damas, Alep et Lattaquié), ainsi que ceux de Haïfa-Terre sainte, de Jordanie et d'Égypte, que les fidèles désertent petit à petit, en Syrie à cause d'une guerre qui dure depuis quatre ans, ailleurs pour des raisons économiques et politiques.
Par ailleurs, le synode maronite a salué les dialogues internes entre les diverses composantes politiques et confessionnelles du Liban, en souhaitant qu'ils débouchent sur un dialogue multilatéral et, concrètement, sur l'élection d'un chef de l'État.
L'archevêque de Milan, le cardinal Angelo Scola, en visite au Liban, s'est adressé hier aux évêques. À l'origine de la Fondation Oasis vouée à la promotion de la connaissance réciproque et la rencontre entre chrétiens et musulmans, le cardinal Scola accompagné du patriarche Raï prendront aujourd'hui l'avion pour un court séjour à Erbil (Kurdistan irakien).


À quelques jours du 24 juin, date à laquelle la Chambre des députés a été convoquée pour une nouvelle séance – la 25e – de vote pour l'élection d'un président de la République, le synode de l'Église maronite a annoncé que « l'élection d'un président de la République est une question d'ordre national et relève de la responsabilité de toutes les forces politiques au...

commentaires (2)

QUE DE NON SENS... ON ENTENDRA !!! ET LE PREMIER MINISTRE ET LE PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE SONT DU SEUL RESSORT CHACUN DE SA COMMUNAUTÉ... L'AMNÉSIE SEMBLE FRAPPER LE SYNODE... D'Où CETTE VIDE ODE...

L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

10 h 12, le 19 juin 2015

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Commentaires (2)

  • QUE DE NON SENS... ON ENTENDRA !!! ET LE PREMIER MINISTRE ET LE PRÉSIDENT DE LA CHAMBRE SONT DU SEUL RESSORT CHACUN DE SA COMMUNAUTÉ... L'AMNÉSIE SEMBLE FRAPPER LE SYNODE... D'Où CETTE VIDE ODE...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    10 h 12, le 19 juin 2015

  • "La présidence de la République n'est pas du ressort exclusif des chrétiens mais relève de la responsabilité de toutes les forces politiques du Liban". Mieux vaut tard que jamais. Il aura fallu attendre la réunion du synode maronite pour en voir sortir la vraie définition de "président fort" pour ce pays, à savoir le président accepté et investi par l'écrasante majorité de ses composantes.

    Halim Abou Chacra

    05 h 32, le 19 juin 2015