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Culture

« Les échos du Salon » avec l’Afej

Présente en permanence au Salon puisqu'elle y a un stand, l'Association francophone de journalisme rapporte ces interventions et débats qui ont eu lieu le premier jour.

OLJ
03/11/2014

Chafic Abboud, fondateur d'une nouvelle modernité
C'est un voyage à travers sa vie, son parcours, ses œuvres et sa peinture, qu'a présenté Christine Abboud dans un ouvrage en hommage à son père « ce travailleur qui n'arrêtait jamais ». À travers plus de 150 tableaux, toiles et photos, elle a voulu retracer l'évolution de la peinture et des œuvres, témoins de certaines périodes mouvementées de la vie de ce grand artiste, mais surtout lui donner la reconnaissance qu'il mérite comme grand maître de l'art en général et non seulement en tant que peintre libanais.

L. S. D.

 

« L'évolution de la littérature jeunesse dans le monde arabe »
Un thème qui a été abordé par Isabelle Grémillet, chargée de diffusion de la littérature jeunesse arabe et africaine en Europe, et Mathilde Chèvre, graphiste et auteure qui a consacré sa thèse de doctorat aux albums jeunesse dans les pays arabes. À la question de la modératrice Tania Hadjithomas Mehanna de savoir si les albums jeunesse ont changé de ton avec le printemps arabe, des exemples d'ouvrages ont été montrés, tels que : Un vent puissant a soufflé, paru en Égypte en 2012 dans la foulée de la révolution égyptienne. Il est ainsi certain que la littérature jeunesse dans le monde arabe est imprégnée de la situation politique dans la région car « on écrit le monde en écrivant aux jeunes », mais les intervenantes s'accordent à louer la finesse narrative et l'adéquation graphique des albums jeunesse qui gagneraient à être plus connus en Europe. « C'est un chantier à exploiter », conclut Isabelle Grémillet.

Elsa YAZBEK CHARABATI

 

« Beyrouthin, Beyrouthine », des mots qui n'existent dans aucun dictionnaire français
Plus qu'une revendication, c'est une démarche identitaire et symbolique, initiée par les éditions Tamyras, qui a réuni, samedi soir au Salon du livre, Patrice Paoli, Marc Lambron, Didier Decoin, Alexandre Najjar et Nayla Tamraz. Le but : faire accepter ces noms propres ou adjectifs, « Beyrouthin ou Beyrouthine », dans les dictionnaires français. « Nous parlons cette langue, nous sommes bien ancrés dans cette culture francophone et dans ses valeurs, mais nous n'avons pas droit à cette particularité qui relève de notre identité, a martelé Tania Hadjithomas, directrice des éditions Tamyras. Un débat qui a ouvert la polémique sur le rôle de ces dictionnaires » garants des codes de cette langue », comme l'a souligné Didier Decoin, de « l'incohérence de leurs choix qui retiennent certains mots, comme le "Goncourable" qui vient de faire son apparition dans le dictionnaire alors qu'ils en interdissent l'accès à d'autres qui mériteraient une reconnaissance, de l'injustice de certains dictionnaires, soulevée par Alexandre Najjar, qui permettent l'apparition de certaines villes qui figurent dans le dictionnaire comme "Alépin" ou "Damascène" », alors que « Beyrouthin » n'y existe pas encore, ou de relever ce « libanisme », décrit par Patrice Paoli comme une « façon particulière très vivante des Libanais de s'exprimer et d'utiliser des mots non repris en France ». Un débat qui a soulevé également la question de l'identité « Beyrouthine », « cette ville multiconfessionnelle, multilingue en pleine mutation ». « Sommes-nous tous beyrouthins de la même manière selon que l'on habite Achrafieh ou la banlieue? » s'est interrogée Nayla Tamraz. Un débat qui a surtout mis en avant la beauté de cette ville « tellement féminine », son allusion décrite par Marc Lambron comme une force, une grandeur qu'il faut absolument reconnaître. Alors pour préserver cette image, autant lui redonner la place qu'elle mérite, en invitant les Libanais à signer une pétition au stand Tamyras, pour la reconnaissance de ce mot ou de cet adjectif dans le
dictionnaire.

Lamia SFEIR DAROUNI

 

« La presse fait-elle lire ? La relation entre les journaux,les éditeurs et les lecteurs »
Alexandre Najjar, Nayla Tueini, Marwan Abdo-Hanna, Mohamed Benabid, Nadia Lamarkbi ont débattu autour d'une table ronde du sujet suivant : « La presse fait-elle lire ? La relation entre les journaux, les éditeurs et les lecteurs ». Le modérateur, Paul Khalifeh, a avancé que la mort de la presse écrite a été hâtivement annoncée par les fanatiques du numérique. Certes les chiffres de ventes sont en baisse, mais les amateurs du papier sont toujours là, vu le nombre de lecteurs et des tirages qui sont un réel exemple. Les intervenants ont assuré pour leur part que « la situation n'est pas de tout repos », « il ne s'agit pas de dormir sur ses lauriers », mais la presse a toujours sa place, preuve en est le succès des médias dont ils sont chacun responsables.

Danielle GERGÈS ARAMOUNI

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