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Liban

Consternant rapport onusien sur la torture dans les centres de détention au Liban

Le Comité des Nations unies contre la torture (Cat) a publié un rapport consternant sur la torture et les mauvais traitements dans les centres de détention au Liban, à l'issue de l'enquête menée par ses experts au pays du Cèdre entre mai 2012 et novembre 2013.
Publié le 7 octobre, ce rapport décrit la torture au Liban comme « une pratique répandue à laquelle ont recours de manière routinière les forces de l'ordre et les organismes d'application de la loi ». Il parle même de « pratique systématique » sur base de l'article 20 de la Convention contre la torture.
Le rapport des Nations unies tire donc la sonnette d'alarme « sur la situation des droits de l'homme et les conditions de détention au Liban, en particulier au niveau de la protection des personnes privées de liberté ». Il constate « l'échec de l'ensemble des interventions gouvernementales pour empêcher et prévenir la pratique de la torture dans le pays ».
Dans ce cadre, sept associations libanaises engagées dans la défense des droits de l'homme lancent un appel aux autorités. Les associations al-Karama Foundation (Alk), Alef-Act for Human Rights (Alef), Association justice et miséricorde (Ajem), Lebanese Center for Human Rights (CLDH), Khiam Rehabilitation Center for Victims of Torture, Ruwad Frontiers (RF) et Restart Center for Rehabilitation of Victims of Violence and Torture, ont demandé aux autorités « d'adopter une politique globale de reddition de comptes pour les crimes de torture ». Et ce par le biais « d'enquêtes sérieuses et impartiales visant à mettre un terme à la culture de l'impunité ». De telles politiques nécessitent d'être accompagnées de mécanismes préventifs forts, comme le Mécanisme national de prévention (NPM) ou les institutions judiciaires et exécutives en mesure de garantir des recours efficaces de réhabilitation, de compensation et de garanties de non-répétition, assurent-elles.
Les sept associations réaffirment « la nécessité de criminaliser la torture, conformément aux engagements du Liban, signataire de la Convention des Nations unies contre la torture (Cat) et de son protocole optionnel (Opcat) ». Elles mettent en exergue « l'importance du rôle d'observateur des associations indépendantes des droits de l'homme », dans les centres d'arrêt et de détention, dans le cadre de leur lutte contre la torture et de leurs efforts pour mettre en place des mécanismes nationaux de prévention et de sensibilisation. Elles insistent, par ailleurs, sur la nécessité pour le gouvernement, dans le cadre de sa lutte contre le terrorisme, « de respecter ses engagements envers les droits de l'homme universels » et de se conformer à ses obligations sous la loi internationale. En conclusion, soulignent ces associations, la prévention contre la torture n'est pas simplement la base de la protection judiciaire, mais elle est aussi « une valeur commune et un principe moral partagés par toutes les parties de la société libanaise inhérentes à la dignité de tous les êtres humains ».


Le Comité des Nations unies contre la torture (Cat) a publié un rapport consternant sur la torture et les mauvais traitements dans les centres de détention au Liban, à l'issue de l'enquête menée par ses experts au pays du Cèdre entre mai 2012 et novembre 2013.
Publié le 7 octobre, ce rapport décrit la torture au Liban comme « une pratique répandue à laquelle ont recours de...

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