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Culture - Événement

« Des mots, des histoires » au menu du Salon du livre de Beyrouth

Plus d'une centaine de rencontres, tables rondes et débats, avec autant d'écrivains et d'auteurs invités et un furieux brassage « de mots, d'histoires »... Voilà ce que propose, cette année, le Salon du livre francophone de Beyrouth qui ouvrira ses portes le vendredi 31 octobre et qui se tiendra au Biel, comme de coutume, jusqu'au dimanche 9 novembre.

Une vue de la conférence de presse de lancement du Salon, avec, au premier plan, l’affiche de l’édition 2014. Photo Michel Sayegh

L'année dernière, le Salon du livre francophone de Beyrouth avait célébré ses vingt ans avec « Les mots des autres ». Cette année, il creuse dans cette même veine en prenant comme intitulé « Des mots, des histoires ». Vaste thème qui renvoie aussi bien aux « mots qui écrivent l'histoire et construisent la mémoire qu'aux histoires des journaux, des romans, des bandes dessinées ; à celles qu'on lit aux enfants, celles que lisent les enfants... Ou encore à celles auxquelles nous invitent les romanciers qui enrichissent de leurs fictions l'univers de chacun. Mais aussi à ces récits collectifs que construisent les communautés, les institutions, les nations, les réseaux dans la circulation du monde et qu'interrogent les spécialistes pour écrire et éclairer l'histoire et donner des repères », indique la note des organisateurs. Lesquels sont, comme toujours, l'Institut français de Beyrouth et le syndicat des importateurs de livres en liaison avec les libraires et en collaboration avec le ministère de la Culture ainsi que les ambassades de Belgique, du Canada, de Suisse et de Roumanie.


Des pays francophones, évidemment, dont les représentants étaient tous présents à la conférence de presse, tenue hier au siège de la BankMed –principal sponsor de cet événement – pour annoncer le programme. Et rappeler, par la voix de l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, que « cette année, comme presque chaque année, on s'est posé la question de savoir si les conditions du pays sont propices à la tenue de ce Salon. Sauf que nous avons eu la preuve, à travers le nombre de visiteurs toujours en augmentation au cours des 20 précédentes éditions, que les Libanais y tiennent et veulent s'y retrouver en dépit de tout ». Ce à quoi l'ambassadeur de Suisse, François Barras (récemment de retour, pour la seconde fois, en poste au Liban), ajoutera que « dans ce pays, la culture a un autre goût qu'ailleurs. Car, plus que du divertissement et du loisir, elle est une sorte de nécessité ». Abondant dans le même sens, Alex Lenaerts, ambassadeur de Belgique, Hilary Childs-Adams, ambassadrice du Canada, Sami Naufal, président du syndicat des importateurs de livres, et Maroun Asmar, membre du conseil d'administration de la BankMed, ont, également, mis l'accent, à tour de rôle, sur les points forts de leur participation à cette 21e édition du Salon.

 

(Pour mémoire : L'Orient choisit son Goncourt)


Des mots pour tous, des écritures plurielles et multidisciplinaires... C'est un large éventail de thématiques – et de signatures – que proposeront aux visiteurs les stands des libraires, éditeurs et institutions participant à cette grand-messe du livre francophone de Beyrouth. Qui semble avoir élargi, encore plus cette année, le domaine de ses conférences, débats et animations – dont on peut retrouver l'intégralité du calendrier des programmations dans des catalogues distribués en librairies et au Salon ainsi que sur le site du Salon*.
En effet, outre les classiques romans, essais, BD, littérature jeunesse, recueils, ouvrages historiques, politiques, juridiques... l'accent est également mis sur l'art, l'architecture, la gastronomie et même, dans une certaine mesure, le sport, à travers des récits de vie mêlant, parfois, tous ces « ingrédients » !
Parmi les rendez-vous les plus prometteurs, signalons la présence du très « Goncourable » Éric Reinhardt (qui, outre la présentation de son dernier roman L'amour et les forêts, participera à une table ronde avec Rachid Boudjedra sur les Récits d'émancipation féminine) ainsi que de Didier Decoin de l'Académie Goncourt et Sorj Chalandon (lauréat 2013) qui seront là pour la remise du Prix « Liste Goncourt/Choix de l'Orient » organisé par l'AUF et présidé cette année par la romancière, journaliste et réalisatrice Najwa Barakat.


Présence aussi de Marc Lambron qui participera, aux côtés de Patrice Paoli, Nayla Tamraz, Didier Decoin et Alexandre Najjar, à une alléchante table ronde, modérée par Tania Hadjithomas Mehanna, autour du mot « Beyrouthin, est-ce une faute de français ? » visant à recueillir des pétitions pour le faire entrer au dictionnaire. Également attendus à ce Salon, le comédien Philippe Torreton, qui débattra avec Lambron et Maylis Konnecke en modératrice, de « Parcours personnels et familiaux ») ; le footballeur français Lilian Thuram auteur de Notre histoire (présenté par Antoine Corban) ; la journaliste Sofia Amara (auteure d'Infiltrée dans l'enfer syrien) ou encore, parmi les habitués de la maison, Charles Dantzig, Gérald Bronner, Henry Laurens...

 

(Lire aussi : « Beyrouth capitale mondiale du livre » archivé par Leila Barakat)


À signaler aussi, le « Village des Arts », un stand collectif qui réunira près d'une vingtaine de grands éditeurs de livres d'art français et où seront réalisés des ateliers à destination de tous. Côté suisse : une conférence sur le thème de la neutralité. Au stand Belgique-Wallonie Bruxelles : « À vos bulles », une animation autour de la BD Le chat de Geluck, dont la toute première traduction en arabe vient de voir le jour chez Dar Arcane, une maison d'édition libanaise. Et en provenance du Canada, Joanna Gruda participera avec Sorj Chalandon et Émile Bravo a une table ronde sur le « Récit de vie et récit de guerre, de la réalité à la fiction ».
Sans oublier les intervenants libanais attendus d'année en année à l'instar de Samir Frangié, Salah Stétié (objet d'une table ronde sur « Sa vie, son œuvre »), Ziad Majed, Hyam Mallat, Alexandre Najjar, May Chidiac, Georges Corm, Jabbour Doueihy, Charif Majdalani, Percy Kemp, Fifi Abou Dib, Carla Eddé...
Et puis, comme toujours, quelques expositions et animations, à destination notamment du jeune public, avec des remises de prix (lecteurs junior ; jeunes critiques ; prix littéraire des lycéens...), des ateliers d'initiation à la gravure, à la BD, ou encore une rencontre sur le stand des éditions Samir autour de l'élaboration du livre jeunesse « Nouvelles égyptiennes », une collection de récits fictionnels inspirés de l'histoire des civilisations antiques signée Marwan el-Ahdab.


Avis aux lecteurs et amis de L'Orient-Le Jour : venez nombreux à la table ronde autour des « 90 ans de L'Orient-Le Jour », modérée par Ziyad Makhoul, avec Michel Touma, Nayla Moawad, Marwan Hamadé et Michel Hajji Georgiou, en présence de Michel Eddé. Invitation aussi aux jeunes lecteurs à se rendre au stand du journal pour découvrir une exposition de bédés signées Gilles Kraemer sur le thème d'« Alexandre le Grand ».
Il ne s'agit là, évidemment, que d'une mise en bouche, quelques rendez-vous parmi de nombreux autres proposés au Salon du livre francophone de Beyrouth 2014.

 

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L'année dernière, le Salon du livre francophone de Beyrouth avait célébré ses vingt ans avec « Les mots des autres ». Cette année, il creuse dans cette même veine en prenant comme intitulé « Des mots, des histoires ». Vaste thème qui renvoie aussi bien aux « mots qui écrivent l'histoire et construisent la mémoire qu'aux histoires des journaux, des romans, des bandes...

commentaires (2)

La Culture il faudra inviter nos politiciens surtout au Salon du livre de Beyrouth ils en ont soif sans le savoir.

Sabbagha Antoine

16 h 18, le 22 octobre 2014

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Commentaires (2)

  • La Culture il faudra inviter nos politiciens surtout au Salon du livre de Beyrouth ils en ont soif sans le savoir.

    Sabbagha Antoine

    16 h 18, le 22 octobre 2014

  • Heureusement qu'il y a encore ce salon pour nous rappeler que le Liban est, malgré tout, une oasis de culture dans ce merdier qu'est le Moyen-Orient...Et à bientôt autour de la table ronde des "90 ans de l'Orient-Le Jour"...

    Georges MELKI

    11 h 50, le 22 octobre 2014

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