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Séminaire

Bassil à l’Ena : De terre d’asile, laisserons-nous le Liban devenir une terre pour les réfugiés ?

C’est l’Ena qui a organisé le séminaire sur les nouvelles dynamiques dans les relations internationales.

C'est un discours global, qui expose les nouvelles orientations de la diplomatie libanaise et sa vision du rôle du Liban dans cette période de grand tumulte, que le ministre Gebran Bassil a prononcé hier en ouverture d'un séminaire sur « les dynamiques contemporaines dans les relations internationales », organisé à l'Ena.
Le ministre, qui a parlé en français, en a profité pour mettre l'accent sur l'importance de préserver la diversité linguistique qui constitue un enrichissement culturel.
Tout en rappelant que le Liban a toujours suscité l'intérêt (peut-être un peu trop d'ailleurs), Bassil a affirmé qu'il faut transformer ce fait en chance et la diplomatie libanaise doit la saisir pour renforcer ses liens avec le reste du monde et aller à la rencontre des proches et lointaines familles expatriées.
Le ministre a estimé que le système international actuel génère des crises à répétition qu'il est de plus en plus incapable de résoudre. Selon Bassil, la contestation du modèle occidental à bout de souffle, la montée de nouvelles puissances régionales, l'existence d'acteurs économiques et financiers globaux plus puissants que les États, l'émergence de nouveaux acteurs politico-criminels comme les organisations terroristes, etc., tout cela conduit le système international à un degré très inquiétant de tensions et de frictions qui poussent d'ailleurs vers la dérive des milliers de jeunes qui rejoignent les groupes terroristes parce qu'ils ont perdu leurs repères.
« Nous assistons à l'augmentation des risques de modification de nos frontières, en particulier dans le monde arabe : celles-ci peuvent être le fait de fragmentations internes, comme c'est le cas en Libye. Elles peuvent également être le résultat d'interventions extérieures qui créent des États dont le point commun est l'appartenance d'une écrasante majorité de leurs populations à une seule ethnie, religion, secte ou un seul groupe linguistique. Les mouvements séparatistes attirent de plus en plus de citoyens fatigués par les échecs répétés de leurs gouvernements centraux. Dans notre voisinage immédiat, l'Irak et la Syrie menacent de basculer dans une situation de chaos durable. »
« Les pressions sur les frontières traditionnelles héritées de l'implosion de l'Empire ottoman puis de la décolonisation augmentent sous l'effet des pressions démographiques. Le Liban, dont la moitié de la population est aujourd'hui constituée de réfugiés – syriens, palestiniens et irakiens –, est aux premières loges pour mesurer les risques de ce phénomène. Le Liban est par essence une terre d'asile.
«Mais nous détenons le triste record du pays dont le ratio de réfugiés par habitant est le plus élevé du monde. De terre d'asile, laisserons-nous le Liban devenir une terre pour les réfugiés ?
« Les puissances régionales se livrent une bataille sans merci, à travers leurs outils locaux, afin d'améliorer leur position sur l'échiquier régional. Mais la question qui se pose est la suivante : peut-il y avoir de véritables gagnants dans un jeu aussi meurtrier, où l'histoire, la civilisation, les richesses humaines et matérielles de toute une région risquent d'être détruites à jamais ?
«Une des missions les plus importantes de la diplomatie libanaise est de travailler pour que le droit international soit appliqué en Palestine et ailleurs.
« Pour le Liban en tout cas, a poursuivi le ministre, le danger est désormais existentiel. Nous devons faire des choix qui peuvent déplaire aux observateurs externes.
« Nous avons le droit et le devoir d'agir lorsque nous sentons que la paix, la stabilité et la sécurité intérieures de notre pays sont menacées.
«La mobilisation de soutiens internationaux aux forces armées libanaises est une de nos priorités. Nous veillons à créer les cadres diplomatiques, politiques et juridiques pour faciliter les synergies militaires entre nos troupes et les armées alliées. Souvent, nous revenons de nos déplacements avec des promesses fermes d'aides.
« Depuis ma prise de fonctions, et malgré les défis que pose notre système politique, consensuel et participatif, j'ai privilégié en permanence la concertation, sans toutefois craindre la confrontation si la situation l'exigeait.
« Notre action diplomatique s'est orientée vers trois objectifs principaux : mettre la diplomatie libanaise au service de la démocratie, du respect des droits de l'homme, et l'utiliser pour aller à la rencontre des expatriés et pour le rayonnement économique du Liban. »

Candidature libanaise
« Dans ce contexte, nous soutenons le choix des peuples et nous sommes convaincus que seuls les résultats sortis des urnes sont capables d'endiguer les menaces extrémistes. C'est vrai pour le Liban, et nous appelons à la mise en œuvre de ce processus politique en Syrie.
«Nous souhaitons aussi donner à notre diplomatie un rôle pionnier dans le domaine de la promotion des droits de l'homme et de la femme. Nous sommes convaincus que la protection des minorités religieuses, ethniques et linguistiques, au Moyen-Orient comme ailleurs, est nécessaire pour protéger nos systèmes politiques et sociaux dont la richesse émane, essentiellement, de la diversité de leurs populations.
«Notre diplomatie se mobilise pour poursuivre les responsables de crimes contre l'humanité, tels ceux commis par Daech, en Irak ou en Syrie.
«Le ministère des Affaires étrangères a également pris l'initiative de réunir autour d'un même document un comité de hauts dignitaires religieux représentatifs des principales écoles de pensée religieuse en Orient.
« À l'Unesco, où nous envisageons une candidature libanaise pour le poste de directeur général de l'organisation, notre action se veut en faveur de la protection et la sauvegarde du patrimoine culturel.
« Enfin, nous sommes engagés dans la voie d'une diplomatie économique active visant à promouvoir les produits d'origine libanaise et à stimuler nos exportations. Le Lebanese Diaspora Energy Forum se tiendra le 21 mars 2015 à Beyrouth. L'avenir de notre administration dépend de vous. Vous serez sa force et son énergie. Votre influence est grande. Que votre passion le soit. Utilisez-les ! »


C'est un discours global, qui expose les nouvelles orientations de la diplomatie libanaise et sa vision du rôle du Liban dans cette période de grand tumulte, que le ministre Gebran Bassil a prononcé hier en ouverture d'un séminaire sur « les dynamiques contemporaines dans les relations internationales », organisé à l'Ena.
Le ministre, qui a parlé en français, en a profité...

commentaires (3)

Les conséquences du changement de cabinet ministériel, après que fut cédée la place du président légitime Sääd Hariri à ce Litttle big Mik puis au Chi Tamâm, ne pouvaient se manifester qu'à la longue ; boSSfèèèr n'avait fait 1 pas en avant que pour pouvoir d'1 façon + évidente être poussé en arrière. Son message brutal fut suivi de la déclaration de soumission la + servile à ces pseudo-majorités. Chaque fois que ses beaufs ministrés faisaient 1 tentative timide de présenter ses marottes personnelles au Parlement sous forme de projets de loi, ils ne semblaient eux-mêmes que remplir à contrecœur ; contraints par leur pathétique situation ; des ordres comiques de l'insuccès desquels ils étaient persuadés d'avance. Chaque fois que ce Beauf boutronais divulguait ses intentions derrière le dos de ce Yâ Salâm et jouait des idées présidentielles de son "beau"-chef, les autres "propres" ministrés le désavouaient du haut même du montiCule sous forme de caravansérail. Ses désirs d'usurpation aigrie-amère ne semblaient se faire entendre que pour entretenir les rires malicieux de ses moult adversaires. Il se comportait comme ce petit "génie" méconnu que le monde entier considère comme 1 simple d'esprit. Jamais, il ne fut + complètement l'objet du mépris de tout le pays qu'au cours de cette décennie. Jamais, il ne domina de façon + absolue grâce à la quincaillerie du fakkîh l’hassine noirci et jamais, il ne fit + ostensiblement étalage des indignes "insignes" de son pouvoir en fait usurpé.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 31, le 21 octobre 2014

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Commentaires (3)

  • Les conséquences du changement de cabinet ministériel, après que fut cédée la place du président légitime Sääd Hariri à ce Litttle big Mik puis au Chi Tamâm, ne pouvaient se manifester qu'à la longue ; boSSfèèèr n'avait fait 1 pas en avant que pour pouvoir d'1 façon + évidente être poussé en arrière. Son message brutal fut suivi de la déclaration de soumission la + servile à ces pseudo-majorités. Chaque fois que ses beaufs ministrés faisaient 1 tentative timide de présenter ses marottes personnelles au Parlement sous forme de projets de loi, ils ne semblaient eux-mêmes que remplir à contrecœur ; contraints par leur pathétique situation ; des ordres comiques de l'insuccès desquels ils étaient persuadés d'avance. Chaque fois que ce Beauf boutronais divulguait ses intentions derrière le dos de ce Yâ Salâm et jouait des idées présidentielles de son "beau"-chef, les autres "propres" ministrés le désavouaient du haut même du montiCule sous forme de caravansérail. Ses désirs d'usurpation aigrie-amère ne semblaient se faire entendre que pour entretenir les rires malicieux de ses moult adversaires. Il se comportait comme ce petit "génie" méconnu que le monde entier considère comme 1 simple d'esprit. Jamais, il ne fut + complètement l'objet du mépris de tout le pays qu'au cours de cette décennie. Jamais, il ne domina de façon + absolue grâce à la quincaillerie du fakkîh l’hassine noirci et jamais, il ne fit + ostensiblement étalage des indignes "insignes" de son pouvoir en fait usurpé.

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 31, le 21 octobre 2014

  • PAUVRE GENDRISSIME... IL SE PERD ENTRE ASILE ET REFUGE... MAIS DANS LE FOND DE SON IDÉE IL A RAISON. DES BANDES DE TERRITOIRE DE SÉCURITÉ POUR LES REFUGIÉS SYRIENS TOUT LE LONG DES FRONTIÈRES... ET EN TERRITOIRE SYRIEN... TOUT COMME LE RÉCLAME LE SULTAN POUR SON PAYS... EST LA SOLUTION ! QUI DISENT NON ? AH... LES MËMES...

    L'EXPRESSION DE LA LIBRE ANALYSE

    09 h 28, le 21 octobre 2014

  • C'est surtout que les prochains réfugiés, ce sera nous, et dans notre propre pays...

    NAUFAL SORAYA

    07 h 29, le 21 octobre 2014