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Culture

Les créations lumineuses 3D de Robert Debbané repérées par le « New York Times »

Design

La chance sourit aux innovateurs. C'est le cas de Robert Debbané, peintre, photographe et créateur de lampes 3D, une nouvelle approche du design qui connaît un engouement particulier dans le monde de la créativité artistique et industrielle.

Sylviane ZEHIL | OLJ, de New York
18/10/2014

À la recherche de nouveaux jeunes talents originaux et futuristes, le New York Times vient de découvrir les créations lumineuses du «jeune artiste de Brooklyn», lors du New York Design Show qui s'est tenu au Jacob Javits Convention Center de New York.
Cette découverte vient de plonger le jeune créateur d'origine libanaise dans une nouvelle frénésie de créativité. Le résultat est intéressant. Sa «fascination pour la lumière en temps que matériau principal lui permet d'insuffler l'atmosphère méditative et contemplative qu'il recherche». «La lumière a toujours été omniprésente dans mes tableaux à travers les surfaces transparentes et aussi dans les installations et les photographies que je faisais. C'est ce cheminement qui m'a conduit au travail que je réalise maintenant», confie Robert Debbané.

3D, le marché du futur
La lumière est l'élément essentiel de sa créativité, puisque lors de ses études d'arts plastiques à l'Université Wesleyan, dans le Connecticut, et à Hunter College, à New York, Robert Debbané s'est «concentré sur la lumière». Cette attraction apparaît aussi dans ses photographies expérimentales et la photogrammétrie qu'il exécutait à l'aide d'un «projecteur digital dans une chambre noire en projetant les images vidéo sur du papier photographique», explique-t-il. Cette technique consiste à effectuer des mesures en utilisant la «parallaxe» obtenue entre des images acquises selon des points de vue différents. Recopier la vision stéréoscopique humaine permet de reconstituer le relief d'une scène à partir de cette différence de points de vue. Cette procédure repose entièrement sur une modélisation rigoureuse de la géométrie afin de reconstituer une copie 3D exacte de la réalité.

Pour la réalisation de ses premières créations, Robert Debbané acquiert en 2011 une imprimante 3D. «C'était un kit qu'il fallait entièrement monter, dit-il. L'imprimante était limitée et lente, ne pouvant fabriquer qu'un seul objet d'une taille donnée. Cette limitation m'a poussé à trouver un autre moyen de créer des objets de plus grande taille. C'est pour cela que j'ai commencé à utiliser des petites pièces qui s'emboîtent les unes dans les autres pour pouvoir fabriquer quelque chose de plus grand. Les lampes 3D que je réalise suivent le même principe mais avec une imprimante 3D plus grande qui permet d'imprimer six pièces à la fois. Il faut noter que certaines lampes nécessitent 180 pièces, explique-t-il. Le résultat est étonnant. On parle beaucoup de l'impression 3D pour l'avenir de la production. Mais pour l'instant, c'est lent.»

Un processus répétitif
Les créations lumineuses 3D de Debbané sont surtout «décoratives», d'inspiration géométrique, montées sur un socle en bois ou en acier. Elles sont réalisées en plastique AVS, «solides et immuables», de tailles et de formes variées. «Elles peuvent être posées sur une table ou suspendues au plafond. Ce sont des objets qui créent une ambiance et une atmosphère méditatives, dit l'artiste. C'est le début d'une longue exploration pour connecter les structures avec d'autres matériaux. Je viens de commencer à jouer avec les options.» Dans son cas, la richesse réside dans la limite du champ d'action, une manière d'aller plus loin. Il se contente de peu de variables pour «explorer les variations d'un processus ou d'un matériau ». «Je faisais cela avec mes tableaux. J'explorais les variations très subtiles avec un geste répétitif. C'est pour moi un processus méditatif. Il est intéressant de voir que je suis en train de travailler de la même manière avec une machine!»

Ses créations sont-elles uniques à éditions limitées? «C'est une stratégie que les photographes emploient pour donner plus de valeur à leur travail, explique Debbané. Il est intéressant de réaliser une œuvre à édition limitée, mais je suis déjà limité par ma capacité de produire, parce que c'est un processus lent.» Le designer qui travaille dans son atelier à Brooklyn se prépare pour répondre à la demande du marché local et international. Tout en «explorant le marché libanais» qui semble s'intéresser à ses nouvelles créations, Robert Debbané se concentre plutôt sur la société qui le représente sur le marché américain pour la vente en gros. C'est à travers cette société qu'il a participé à l'exposition du New York Design Show qui vient de le sortir de l'anonymat. «Mais ce n'est pas un contrat d'exclusivité», laisse-t-il entendre.

 

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