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En Syrie, Aïn al-Arab quasiment vidée de ses habitants

OLJ./AFP
02/10/2014

La ville syrienne kurde de Aïn al-Arab (Kobané en kurde) à la frontière avec la Turquie était jeudi presque totalement vidée de ses habitants, les jihadistes du groupe Etat islamique (EI) se trouvant à moins d'un km de l'entrée est, selon une ONG syrienne.
"Entre 80 et 90% des habitants des résidents de Kobané et des villages environnants sont désormais des déplacés ou réfugiés par crainte d'un assaut imminent sur la ville par l'EI", a indiqué à l'AFP Rami Abdel Rahmane, directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). "Il reste encore quelques milliers de civils dans la ville", a-t-il précisé.
D'après l'ONG, les jihadistes ne sont plus qu'à "quelques centaines de mètres" de Aïn al-Arab, troisième ville kurde de Syrie, frontalière de la Turquie.
"L'EI a avancé vers Kobané à partir des fronts sud-est et ouest d'où les combattants des Unités de protection du peuple (YPG, principale milice kurde) se sont retirés", avait auparavant indiqué M. Abdel Rahmane. "Il y a de véritables craintes que l'EI puisse parvenir très bientôt à Kobané", d'après lui.


Le progression de l'EI est intervenue malgré des raids de la coalition internationale menés contre ses positions dans ce secteur pour l'empêcher d'avancer en direction de Aïn al-Arab, défendue avec acharnement par les forces kurdes depuis deux semaines.


"Les combats ces dernières 24 heures sont les plus féroces depuis le début de l'offensive de l'EI", le 16 septembre pour prendre cette ville, a poursuivi M. Abdel Rahmane. "Il y a des doutes sur la capacité des combattants kurdes à résister, l'EI utilisant des chars et d'autres armes lourdes dans leur assaut".
Selon lui, les combattants kurdes "qui sont inférieurs en nombre et en armement" ont été forcés de se retirer de la ligne de front à l'ouest de Aïn al-Arab afin de pouvoir défendre la ville même.
Ces combattants se préparent à des "batailles de rue" à Aïn al-Arabsi les jihadistes parviennent à briser les lignes de front défendues par les YPG à l'extérieur de la ville.
Un leader local kurde, Anwar Moslem, a reconnu que l'équilibre des forces penchait en faveur des jihadistes bien armés et qui étaient la veille à quelque 3 km à l'est de Aïn al-Arab.
Un militant kurde local, Mustefa Ebdi, a critiqué l'inefficacité des frappes de la coalition, estimant que les avions des Etats-Unis et des pays arabes ne faisaient que du "show dans le ciel de Kobané".


S'ils faisaient sauter le verrou de Aïn al-Arab/Kobané, les jihadistes contrôleraient une longue bande territoriale continue au nord de la Syrie, le long de la frontière turque.
L'assaut pour prendre Aïn al-Arab a entraîné un exode massif de la population, au moins 160.000 personnes ayant traversé la frontière pour se réfugier en Turquie. Près de 70 villages ont été pris par les jihadistes sur le chemin menant à Aïn al-Arab.

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