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Moyen Orient et Monde

Israël tue deux Palestiniens accusés du meurtre de trois colons adolescents

Proche-Orient
OLJ
24/09/2014

L'armée israélienne a tué hier les deux Palestiniens accusés d'avoir assassiné en juin trois jeunes Israéliens en Cisjordanie occupée, dont les corps avaient été découverts le 30 juin, ce qui avait ouvert un cycle de violence qui a culminé avec le lancement le 8 juillet d'une offensive militaire israélienne sur la bande de Gaza.
Marwan Qawasmeh, 29 ans, et Amer Abou Eisheh, 32 ans, ont ainsi été tués au cours d'un assaut sur la maison où ils se trouvaient à Hébron, dans le sud de la Cisjordanie. Les familles qui ont identifié les corps ont affirmé que les dépouilles portaient des brûlures et que des membres avaient été déchiquetés. À la mi-journée, quelque 3 000 personnes ont participé aux funérailles des deux hommes. La foule a porté les deux corps enveloppés dans des drapeaux du Hamas d'une mosquée au cimetière. La branche armée du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle Gaza, a salué dans un communiqué les « deux combattants martyrs ».
L'assaut tôt le matin a dégénéré en échanges de tirs entre soldats et agents du renseignement israéliens d'un côté et les Palestiniens retranchés dans une maison de l'autre. Aussitôt après, des dizaines de jeunes Palestiniens ont lancé des pierres vers les soldats stationnés dans le centre d'Hébron. Les heurts, sporadiques, se poursuivaient en fin d'après-midi, tandis que deux jeunes touchés par des balles en caoutchouc ont été transportés à l'hôpital, selon des sources médicales locales. La plupart des magasins n'ont pas ouvert, suivant le traditionnel mot d'ordre de grève générale lancé après chaque décès d'un Palestinien tué par l'armée. L'Université, proche de la maison attaquée, et plusieurs écoles n'ont également pas ouvert leurs portes.
À travers la Cisjordanie, l'Autorité palestinienne maintient une coopération sécuritaire avec l'État hébreu. Le porte-parole de la sécurité palestinienne, Adnane al-Damiri, a toutefois assuré que « les services de sécurité palestiniens ne savaient rien des deux hommes ni comment l'armée israélienne avait pu entrer dans cette zone ». Il a en outre accusé les forces israéliennes de « mener des opérations pour tuer et détruire des maisons », faisant fi des zones sous autorité palestinienne.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué la mort des deux Palestiniens, estimant qu'« on s'était occupé d'eux » comme il l'avait promis après les enlèvements. « Je ne suis pas si désolée que ça de ne pas voir leur visage riant au tribunal », a réagi Rachel Frenkel, la mère de Naftali, 16 ans, un des trois Israéliens assassinés.
Au Caire, où ont repris les discussions indirectes pour consolider le cessez-le-feu proclamé il y a un mois à Gaza, les négociateurs palestiniens ont un temps fait peser la menace de ne pas retourner à la table des négociations. Ezzat al-Rishq, un haut responsable du Hamas, a indiqué qu'ils avaient fait demi-tour en apprenant la mort des deux Palestiniens, retardant les discussions. Les deux camps sont toutefois hier pour poursuivre fin octobre leurs discussions indirectes pour une trêve durable dans la bande de Gaza, selon un responsable du Hamas.
(Source : AFP)

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