Syrie

A Deir Ezzor, les rebelles coincés entre l'armée et Daech

Une trentaine de morts dans une explosion sur un marché d'armes près de l'Irak.

Une image diffusée sur le compte Twitter de l'EIIL qui montrerait des jihadistes célébrant un attentat dans le nord de la Syrie, non loin de la frontière irakienne. Al-Baraka News/AFP

Les rebelles syriens connaissent d'énormes difficultés à évacuer leurs blessés à Deir Ezzor, dans l'est de la Syrie, car ils sont coincés entre leurs deux ennemis: l'armée régulière et les jihadistes ultra-radicaux, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
"Depuis jeudi, des combats violents dans plusieurs quartiers de Deir Ezzor ont fait un mort parmi les rebelles et 34 blessés tandis que 12 membres des forces du régime ont été tués", a expliqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'ONG. "Mais les rebelles sont coincés dans la ville, car l'armée contrôle le sud et l'est de Deir Ezzor et les jihadistes de Daech (l'État islamique en Irak et au Levant, EIIL) ont pris aux insurgés le contrôle de l'ouest puis il y a quelques jours, du pont As-Siyassa, au nord de la ville", a-t-il précisé.

Si l'EIIL a reçu durant ces derniers jours des quantités importantes d'armes prises en Irak, qui passent par la zone frontalière d'El Hawl, les rebelles font venir des petites quantités d'armes et de nourritures de Hassaka et Alep par des barques empruntant l'Euphrate, a précisé l'OSDH.

La guerre fait rage depuis janvier après la rupture entre d'une part les rebelles et le Front al-Nosra, branche officielle d'el-Qaëda en Syrie et l'EIIL dont les méthodes sont jugées d'une brutalité inouïe. Ce conflit s'est étendue depuis mai à la région de Deir Ezzor.

Par ailleurs, la télévision d'Etat a rapporté samedi que plus de 30 "terroristes" ont été tuées dans une puissante explosion dans un marché d'armes à Mayadeen, une ville syrienne proche de la frontière avec l'Irak. Al-Mayadeen, ville de l'est de la Syrie située à 80 km de l'Irak, est sous le contrôle de rebelles islamistes et de la branche syrienne d'el-Qaëda, le Front Al-Nosra.
Un responsable rebelle de la région contacté par l'AFP a affirmé que l'explosion à Mayadeen était un attentat à la voiture "perpétré par l'EIIL" et qui a coûté la vie à au moins 15 civils.

Enfin, la libération des prisonniers détenus en Syrie continuait à se faire au compte-goutte après l'annonce lundi d'une large amnistie décrétée par Bachar al-Assad, suite à sa réélection pour un nouveau septennat. Jeudi 50 détenus ont été libérés de la prison de Homs portant au total a moins de 600 relâchés.
L'amnistie, si elle est appliquée dans son intégralité, devrait concerner 100.000 détenus, dont la moitié se trouve aux mains des services de renseignements, après avoir été arrêtés dans le cadre de la loi antiterroriste promulguée en juillet 2012.


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