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Ashton pousse à une législation européenne sur l'étiquetage des produits des colonies (journal)

AFP
23/07/2013
La chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton pousse à l'adoption de dispositions européennes rendant obligatoire l'étiquetage des produits des colonies israéliennes d'ici la fin 2013, rapporte mardi le quotidien Haaretz.

Mme Ashton a récemment demandé à plusieurs commissaires européens l'établissement de lignes directrices sur l'étiquetage des produits des colonies qui s'appliqueraient aux 28 Etats membres de l'Union européenne, dans une lettre récente, dont Haaretz s'est procuré une copie.

"Je vous demande de vous engager à ce que la législation actuelle sur l'étiquetage des produits des colonies soit mise en application en adoptant des lignes directrices valables pour l'ensemble de l'Union européenne, ou tout autre mesure nécessaire", écrit-elle dans la lettre, datée du 8 juillet, également adressée au président de la commission européenne Jose Manuel Barroso.

Mme Ashton précise que la nécessité d'étiqueter les produits des colonies était "liée de près" à la position de l'Union européenne condamnant la colonisation israélienne des territoires palestiniens occupés.

"Une grande majorité d'Etats membres ont récemment soutenu ou demandé publiquement la préparation de lignes directrices européennes sur le sujet afin d'appliquer la législation européenne de manière cohérente", poursuit-elle dans la lettre, précisant que ces lignes directrices pourraient être "publiées au Journal officiel de l'Union européenne avant la fin 2013".

Mais des sources européennes ont démenti l'existence d'une échéance fixée à la fin de l'année, comme le laissait supposer le titre en Une de Haaretz.

"A ce stade, il est trop tôt pour confirmer le calendrier", a tempéré la porte-parole de Mme Ashton, Maja Kocijancic, interrogée par l'AFP.

Elle a souligné que la lettre dont des extraits ont été publiés par le quotidien n'était "pas une lettre officielle" et faisait "partie des consultations internes" en cours.

"Le travail est en cours et il n'y a pas de réel calendrier. Personne ne veut présenter d'échéancier trop concret", a souligné une source européenne.

"L'étiquetage proposé est une discrimination caractérisée (contre Israël)", a déclaré pour sa part à l'AFP le porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères Yigal Palmor.

"S'il faut informer le consommateur que le produit en question provient d'un territoire controversé, l'Union européenne doit diffuser une réglementation universelle pour tous les territoires controversés en Europe et dans le reste du monde. Mais mettre à l'index un seul pays ou un seul territoire revient à institutionnaliser la discrimination de ce dernier", a-t-il ajouté.

Le 12 mai 2012, puis le 10 décembre, les Etats membres de l'UE avaient publiquement affirmé leur intention d'appliquer pleinement "la législation européenne et les accords bilatéraux concernant les biens produits dans les colonies".

Et en avril dernier, 13 ministres des Affaires étrangères de l'UE, dont le Britannique William Hague et le Français Laurent Fabius, se sont dits prêts à appuyer les démarches de Mme Ashton pour étiqueter les produits des colonies israéliennes.

Toutes les implantations juives en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est occupée et annexée étant illégales au regard du droit international, les biens qui y sont produits ne devraient pas bénéficier des conditions douanières préférentielles accordées par l'UE.

Mais Israël se refuse à un étiquetage spécifique des biens produits dans ses colonies, se contentant de fournir les codes postaux d'origine.

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