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Présidentielle US 2012

À J-1, Obama et Romney jettent leurs dernières forces dans la campagne

Présidentielle US Après Sandy, le retour à la normale semble encore loin, malgré la réouverture de la plupart des écoles hier.
OLJ
06/11/2012

Barack Obama et Mitt Romney jetaient hier leurs dernières forces dans la campagne, à la veille du scrutin présidentiel américain qui semblait pencher légèrement en faveur du président sortant. Même si les sondages donnent les deux candidats au coude à coude, la carte électorale, qui donne un poids disproportionné aux États les plus indécis, paraît en effet plus favorable au président : une victoire dans quelques-uns seulement de ces États lui suffirait pour rester à la Maison-Blanche.


Pour Mitt Romney, l’équation est plus ardue : il doit battre le démocrate dans presque l’intégralité de ces 10 États-clés, notamment l’Ohio, pour l’emporter. « Tant qu’il restera des Américains au chômage, notre travail ne sera pas terminé », a lancé hier M. Obama devant 18 000 personnes préalablement réchauffées par le chanteur Bruce Springsteen devant le capitole de Madison, dans le Wisconsin. « Tout le monde se souvient avec romantisme de la dernière campagne, des affiches, du bon esprit », a également reconnu le président, mais « les forces du statu quo se sont opposées à nous à chaque étape », s’est-il justifié.


Les sondages révèlent de fait un pays est plus divisé que jamais, y compris dans ces États auxquels les deux hommes ont réservé l’exclusivité de leurs derniers déplacements. Les deux camps sont convaincus que l’élection se jouera à seulement quelques centaines de milliers de voix, récoltées grâce aux millions de visites de porte-à-porte et de coups de téléphone passés par les bénévoles des deux camps.


Mais les longues files d’attente observées devant les bureaux de vote anticipé de Floride et les plaintes du Parti démocrate déposées ce week-end à Miami pour étendre les horaires de cette procédure de vote laissaient présager un scrutin agité, chaque camp semblant prêt à porter la bataille sur le plan judiciaire en cas de doute sur les résultats.
Après un week-end infernal, le président Obama devrait se rendre dans l’Ohio et l’Iowa avant de rejoindre Chicago dans l’Illinois avec son épouse Michelle, où il attendra les résultats ce soir.

 

(Lire aussi, l'analyse de Christian Merville : Les choix difficiles)


M. Romney devait, lui, faire étape hier dans quatre États : en Floride, en Virginie, dans l’Ohio et finalement dans le New Hampshire. Imprimé sur de grandes affiches à ses réunions publiques, « le vrai changement dès le premier jour » résume le message final de M. Romney. « Presque toutes les mesures prises par le président ont rendu la reprise économique plus difficile », a-t-il déclaré hier. « Le président a promis le changement, mais il n’a pas su le réaliser. Non seulement je vous promets le changement, mais je l’ai déjà fait dans le passé », a ajouté l’ancien gouverneur du Massachusetts. « Je vous demande de continuer jusqu’à la victoire (mardi) soir ! » a-t-il conclu, sous les cris de « Plus qu’un jour ! »


Dans ce contexte électoral, la plupart des écoles ont rouvert hier à New York une semaine après le passage de l’ouragan Sandy, mais pour beaucoup, le retour à la normale est encore loin. La réouverture des écoles new-yorkaises et la réapparition des bus scolaires jaunes a donc ajouté au sentiment de normalisation. Mais sur les 1 700 établissements scolaires, 101 sont encore restés fermés hier, selon la mairie, parce qu’ils ont subi des dégâts trop importants. Une poignée sert toujours de centre d’accueil.


Quelque 100 000 abonnés new-yorkais restaient en outre privés d’électricité hier, 487 000 dans l’État de New York, et près de 1,4 million dans les sept États les plus touchés par la tempête.


Pour les automobilistes, et pour ceux qui ont besoin de générateurs pour se chauffer, trouver de l’essence reste un problème : « J’ai attendu 8 heures à la station à l’angle de la 44e rue et de la 10e avenue pour finalement obtenir 30 dollars d’essence car elle est rationnée », raconte par exemple Cherif Roby, un chauffeur de taxi égyptien.
À la veille de l’élection présidentielle, tout est fait pour assurer le scrutin, mais « cela ne va pas être facile », a reconnu le maire Michael Bloomberg. Une soixantaine de bureaux de vote sont inutilisables. Une réponse doit y être trouvée, mais hier, ces solutions semblaient évoluer constamment.

 

 

 

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