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Liban : après le Captagon, la cocaïne et l'héroïne?

Une autre tentative de trafic via le port de Beyrouth avortée.

Une tentative de trafic de drogue a été avortée par les douanes, mercredi 12 septembre, au port de Beyrouth.

Après la saisie par les douanes libanaises, en mars dernier, de deux appareils utilisés pour la fabrication de pilules de Captagon (substance proche du crack), le directeur par intérim des douanes, Chafik Merhi, a annoncé mercredi qu'une autre tentative de trafic via le port de Beyrouth a été avortée.

 

Les nouveaux appareils confisqués se trouvaient à bord d'un navire en provenance de Chine, a précisé M. Merhi lors d'une conférence de presse. Selon lui, ces appareils servent non seulement à fabriquer des pilules de Captagon, mais également de la cocaïne et de l'héroïne.

 

Le Captagon est une sorte de neuroleptique. A base de chlorhydrate de Fenetylline, le Captagon est un médicament qui stimule le psychisme, améliore les aptitudes physiques, élimine la fatigue. Stimulant semblable à l'amphétamine, il est notamment prescrit aux patients souffrant de narcolepsie. En France, il est classé par l'Agence de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé (AFSSAPS) comme produit stupéfiant.

 

Selon le rapport mondial des Nations unies sur les drogues, daté 2010, le Moyen-Orient est devenu ces dernières années un nouveau marché majeur pour le Captagon.

 

Le directeur des douanes a indiqué que cinq personnes qui pourraient être impliquées dans ce trafic de stupéfiants ont été arrêtées alors que trois autres sont toujours recherchées, ajoutant que l'enquête sur l'affaire est toujours en cours.

 

En mars, l’enquête avait révélé progressivement les contours du réseau de commerçants impliqués dans le trafic illicite de ces substances. Selon la MTV, qui citait une source sécuritaire, Hachem et Jihad al-Moussaoui, les deux frères du député du Hezbollah Hussein al-Moussaoui, seraient impliqués dans cette affaire. Les frères Moussaoui sont toujours introuvables et se seraient, selon certaines sources, réfugiés dans le village Nabi Chit dans la Békaa. Des sources du Hezbollah avaient, de leur côté, déclaré que les deux hommes avaient été arrêtés par le parti.


Pour Mémoire

Les deux frères du député Moussaoui, au cœur du trafic de Captagon, toujours « introuvables »


Après la saisie par les douanes libanaises, en mars dernier, de deux appareils utilisés pour la fabrication de pilules de Captagon (substance proche du crack), le directeur par intérim des douanes, Chafik Merhi, a annoncé mercredi qu'une autre tentative de trafic via le port de Beyrouth a été avortée.


 


Les nouveaux appareils confisqués se trouvaient à bord d'un navire...

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Introuvables, au Hezboland ?

SAKR LEBNAN

10 h 00, le 12 septembre 2012

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Commentaires (4)

  • Introuvables, au Hezboland ?

    SAKR LEBNAN

    10 h 00, le 12 septembre 2012

  • çà,c'est pas bien alors...les yellow and green bros ne vont pas être contents du tout!mais les temps changent...

    GEDEON Christian

    07 h 35, le 12 septembre 2012

  • Bravo cette fois pour nos douanes , mais nos responsables reussiront -ils à arrêter les vrais coupables ? A suivre . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 40, le 12 septembre 2012

  • Monsieur Mehri ,vous méritez nos sincères félicitations , d'autant que le cocktail captagon + corant d'air entre les deux oreilles, devient un médicament sans remède ... le captacon... qui a fait des ravages pendant la guerre civile des autres au Liban...

    M.V.

    05 h 00, le 12 septembre 2012