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Liban

Mohammad Safadi aux instances internationales : « Nous ne sommes pas le gouvernement du Hezbollah »

Le ministre libanais des Finances, Mohammad Safadi, vient d’effectuer une série de séances de travail intenses à Washington avec de hauts responsables de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et des Fonds arabe et islamique, de même qu’avec des dirigeants de banques majeures américaines et européennes. Côté administration US, il a rencontré le secrétaire adjoint au Trésor pour la Finance internationale, Charles Collyns.
Avant d’évoquer son bilan à Washington, le ministre libanais des Finances a dit tout de go : « Ce qui nous importe, c’est la sauvegarde du Liban, indépendamment de qui est ou qui n’est pas au gouvernement. En ce qui concerne ma visite, j’ai d’abord précisé à tous ici, dont le département du Trésor, qu’il n’est pas vrai, comme on le prétend, que ce gouvernement est le gouvernement du Hezbollah. Nous ne sommes par le gouvernement du Hezbollah. Nous sommes un gouvernement de coalition dont fait partie le parti de Dieu, comme cela s’est passé auparavant. Ce qui nous importe, c’est que le Liban tienne ses engagements et ses relations avec l’Orient et l’Occident. Nous avons toujours compté sur des relations équilibrées avec tout le monde. Et ce gouvernement travaille sur ces bases, donc ce n’est pas un gouvernement du Hezbollah, mais un gouvernement libanais à cent pour cent dans son essence. Et c’est ainsi qu’il agit. J’ai tenu à vous dire cela en premier car c’est ce que j’ai clarifié avant tout à toutes les parties que j’ai rencontrées. »
Pour ce qui est de ses contacts avec les instituts monétaires, M. Safadi a expliqué que le projet de l’électricité a été très bien accueilli, « car généralement, le Liban accuse du retard pour tirer profit des budgets octroyés et pour la concrétisation de ses engagements. Il a aussi été question de l’installation de conduites de gaz, du nord au sud, de barrages, du plan de chemin de fer, traversant le pays du nord au sud. On attend simplement du Liban qu’il présente clairement ses projets pour aider à leur mise en œuvre ».
Que faut-il craindre des sanctions syriennes ? Le ministre estime que « c’est un tort de considérer que le Liban est le poumon de la Syrie. Le Liban n’est pas censé payer le prix des sanctions visant la Syrie. Les banques libanaises sont en outre soucieuses d’opérer en toute légalité pour ne pas enfreindre les réglementations internationales, afin de ne pas causer du tort au Liban. Il est vrai que nous manquons de transparence dans beaucoup de nos affaires, mais pas en ce qui concerne le domaine monétaire ».
Il a ajouté que le Liban arrive à contracter des dettes plus facilement que l’Espagne ou l’Italie, par exemple, en raison de sa crédibilité, car il remplit toutes ses obligations. « Une telle réputation est une garantie. Et cela vaut pour le gouvernement qui opère dans le même sens, pour le bien de tous les Libanais. »
Le ministre a également évoqué le budget de 2012 qui comportera davantage de dépenses, qui seront consacrées à l’infrastructure et à de nouveaux services sociaux, ciblant les plus défavorisés (notamment la sécurité sociale pour ceux qui ne sont pas assurés).
Enfin, quid du printemps arabe ? « Le Liban ne peut que profiter d’une démocratie environnante, si elle est le vœu des peuples qui la réclament », a conclu le ministre Safadi.
Le ministre libanais des Finances, Mohammad Safadi, vient d’effectuer une série de séances de travail intenses à Washington avec de hauts responsables de la Banque mondiale, du Fonds monétaire international et des Fonds arabe et islamique, de même qu’avec des dirigeants de banques majeures américaines et européennes. Côté administration US, il a rencontré le secrétaire adjoint au...
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