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Culture

Quand Nada Hobeiche stimule l’imagination

Exposition Les toiles imposantes, riches en formes et en couleurs de l'artiste Nada Hobeiche exposées à la galerie Rochane* stimulent l'imagination et aiguisent la curiosité. Des toiles qui se laissent écouter comme une musique, où chacun retient ce qu'il voudra.
12/05/2011
Dans ses toiles, rien que des formes simples et abstraites, sans détails ni précisions, où des coups de pinceaux épais et présents s'entremêlent et se croisent pour suggérer subtilement les thèmes choisis. «Il n'y a pas de sujets réfléchis, explique l'artiste. Il y a un moment, un objet, un instant qui m'attirent et me donnent envie de les reproduire. Et lorsque je peins dans mon atelier, ce n'est jamais la chose telle qu'elle est que je reproduis, mais telle que je la ressens et la vois.» À force de scruter, l'œil finit par deviner l'élément dominant que dégage chaque toile, toujours présenté de manière très subtile par une couleur vive, ou une forme définie: «Ce pin, perdu dans cette forêt, c'est Beit-Méry, le village de mon enfance, explique l'artiste. L'esquisse de couleur "orangeâtre", l'on devine être l'un des bâtiments de l'AUB. Cet enchevêtrement de traits horizontaux et verticaux: Darb el-Sama, le chemin qui monte vers Harissa. Et ce taureau posé parmi ces touffes d'arbres et de bosquets: Serengeti, la plus grande réserve au monde d'animaux en Tanzanie.» Et d'autres. Ce qui paraissait à première vue déconstruit, déstructuré, se met à prendre forme.

La nature
Les thèmes se suivent, mais ne se ressemblent pas. Des thèmes qui se fondent dans une nature forte, sauvage, que l'on devine par la dominance des couleurs vertes et grises, d'une part, et les coups de pinceaux épais, verticaux et parfois dans tous les sens, d'autre part, qui suggèrent les éléments de cette nature: des branches, des arbres, des troncs en pagaille, un vase, un jardin... Et c'est en aplat de couleurs superposées que l'artiste crée la perspective de ses toiles. «Je travaille beaucoup la matière et les couleurs, surtout le gris qui se compose facilement, explique Nada Hobeiche qui avoue avoir un besoin irrépressible d'alourdir ses toiles. C'est la superposition de toutes ces couches qui confère à mes œuvres cette lourdeur que je recherche, chaque couche laissant transparaître la
précédente.»
«Le plus dur est de savoir si ce que l'on recherche est ce que l'on découvre. C'est alors qu'il faut savoir s'arrêter.»

* Jusqu'au 17 mai.

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