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Économie

Michel Dotta à L’OLJ : Le Liban, une porte d’entrée vers le Moyen-Orient

Interview Dans un entretien exclusif avec « L'Orient-Le Jour », le président de la Chambre de développement économique de Monaco (CDE), Michel Dotta, a souligné la solidité des liens entre la principauté et le pays du Cèdre, détaillant les divers volets du programme économique de la visite du prince souverain, notamment l'accord conclu entre la Chambre de commerce de Beyrouth et la CDE.

13/01/2011
OLJ : Comment évaluez-vous à l'heure actuelle les relations économiques entre le Liban et Monaco ?
M.D. : Les relations entre les deux pays sont excellentes depuis longtemps, et sont en constante évolution. Les conjonctures économiques libanaise et monégasque y sont favorables ; le volume des échanges entre Monaco et le Liban a d'ailleurs augmenté de plus de 250 %, en import comme en export, entre 2008 et 2009.
En 2009, les exportations de Monaco vers le Liban se sont élevées à 2 548 000 euros, plaçant le Liban en 32e position des pays vers lequel Monaco exporte le plus. Les importations se sont quant à elles élevées à 250 000 euros, plaçant le Liban en 43e position desquels Monaco importe le plus.
Le Liban est très plébiscité par les entrepreneurs de la principauté. La délégation de la CDE, accompagnant le prince Albert II dans sa visite, est d'ailleurs composée de 70 personnes, représentants d'institutions et entreprises monégasques. Ce déplacement fait partie des plus importantes missions de la CDE en termes de nombre de participants.

Quels sont selon vous les principaux atouts mais aussi les points faibles du climat d'investissements au Liban ? Les hommes d'affaires monégasques portent-ils un réel intérêt à ce petit marché du Proche-Orient ? Si oui, pourquoi ?
Le Liban bénéficie d'une croissance assez exceptionnelle relativement à la conjoncture économique mondiale. En outre, Monaco est non seulement intéressé par son marché intérieur, mais aussi par la porte d'entrée que le Liban représente pour toute la zone Proche/ Moyen-Orient. Enfin, grâce à la diaspora libanaise, votre pays est une base de contacts tout à fait intéressante dans le monde entier.

Comment, à votre avis, votre visite pourra contribuer à renforcer ces liens ?
Cette visite va permettre sans aucun doute de sceller nos liens, grâce aux rencontres multiples organisées pendant ces deux jours. Les présentations bilatérales tenues hier ont permis aux entrepreneurs libanais et monégasques d'actualiser leurs connaissances des marchés des deux pays et d'entrevoir de nouvelles passerelles d'affaires. A priori, les secteurs porteurs seront la finance, le tourisme, mais aussi, de façon générale, le négoce international.
En outre, la CDE signera aujourd'hui une convention avec la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture de Beyrouth (CCIAB), et les 30 entreprises qui nous accompagnent vont rencontrer des entrepreneurs libanais ciblés en fonction de leurs besoins respectifs.
Quant à l'Association monégasque des activités financières (AMAF), une rencontre est également prévue aujourd'hui entre ses représentants et ceux de l'Association des banques au Liban (ABL), la Banque du Liban (BDL), le ministère des Finances et la Bourse de Beyrouth.
Parallèlement, la Direction du tourisme et des congrès (DTC) va rencontrer aujourd'hui le ministère du Tourisme et la Fédération des syndicats touristiques du Liban.
Le Conseil économique et social de Monaco (CES) devrait également rencontrer son homologue libanais.

Quels sont concrètement les avantages de l'accord signé entre la CDE et la Chambre de commerce de Beyrouth ?
Les objectifs concrets de cet accord, qui entre immédiatement en application pour une durée de deux ans renouvelables par tacite reconduction, consistent en un échange régulier d'informations sur les évolutions des économies, des lois et règlements des deux pays en vue de consolider les échanges et de mieux identifier les opportunités d'investissements.
Le programme de réalisation de cet accord comprend la collaboration dans le cadre de l'organisation d'événements locaux et internationaux visant à développer des domaines d'intérêts communs aux deux pays, la promotion des investissements croisés et, autant que faire se peut, l'organisation chaque année de réunions des délégations d'hommes d'affaires dans les deux pays.

Pensez-vous que le contexte politique actuel au Liban risque de compromettre les objectifs escomptés ?
La présence ici de 70 chefs d'entreprise et représentants d'organismes économiques monégasques constitue en soi une réponse à la question.

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