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Moments Insolites - « Nhar Bé Salleh » à Zaroub el-Haramieh - Gemmayzé La créativité fleurit à Gemmayzé Carla HENOUD

CHRONOLOGIE
14/07/2008
Beyrouth, ce dimanche d’été, transpire. La ville respire le silence. Gemmayzé, qui profite également de ce répit pour reprendre son souffle et ses couleurs, a décidé de convier ses clients et amis à un après-midi de fête où chacun des artistes, qui a pignon sur rue, a pu exposer sa créativité avec le sourire. C’est ainsi qu’est né « Nhar Bé Salleh ». Zaroub el-Haramieh, la ruelle des voleurs. Le nom, à lui seul, est, comme une douce nostalgie, une invitation à prolonger ce charme discret en voie de disparition. Dans cet îlot que le tapage nocturne a défiguré depuis trois ans, quelques artistes, venus s’installer avant ces « envahisseurs », ont décidé de proposer un après-midi où, leurs talents réunis, ils ont ouvert leurs ateliers et boutiques, de 16 heures à 22 heures, dans une ambiance informelle et gaie. Baptisé « Nhar Bé Salleh », littéralement « une journée dans un panier » ou « une journée amusante », ce moment privilégié, entre chien et loup, entre jour et nuit, s’est donc tenu hier sous le thème du panier cher au cœur des Beyrouthins. Encore utilisé dans cette ruelle où survivent quelques traditions sacrées, il a décoré les façades des quelques immeubles anciens qui faisaient partie de l’événement. Comme un jeu de piste, en suivant les paniers, en suivant également la musique, judicieusement servie par la DJ Caline Chidiac, et la foule nombreuse, il était donc aisé de trouver son chemin et son bonheur. Le parcours du visiteur La ruelle en fête s’est donc parée de ses plus beaux atours dans une décoration supervisée par Samer el-Ameen. Les rubans de toutes les couleurs, les paniers suspendus comme des bouquets de fleurs, les portes ouvertes sur l’imagination de cette dizaine d’artistes, locataires de la rue, ont également illustré avec brio les relations de bon voisinage qui les lient. En extérieur pour certains, « Je rêve aussi en dormant » de Valérie Lahoud (collection de tops et « marcels » pour femmes inspirée de chemises masculines), « Material Girl for Gueule de bois » (accessoires de maison), « Anna Bros by Pascale Makhlouf » (chaussures). En boutiques, Nada Zeineh (bijoux) et Mac design (bijoux). Ou enfin en ateliers, Sarah’s bag (sacs et accessoires), Maison Rabih Keyrouz et ceux des peintres Jean-Marc Nahas, Flavia Codsi et Fulvio Codsi. La cerise sur le gâteau, parfaite expression de l’union des talents et sa diversité, a été le passage à la Maison Rabih Keyrouz où une robe, dessinée par le créateur, a été réinterprétée par les différents artistes. Chacun lui ayant insufflé ses envies. Fin de ce « Nhar Bé Salleh » quelques heures plus tard. La musique s’est calmée. La foule, ravie par ce moment de légèreté, s’est peu à peu fondue dans la nuit. Espérant que ces hôtes réitèrent l’initiative et l’invitation !

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