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CHRONOLOGIE

La Task Force honore trois « Success Stories » libanaises aux USA : le général John Abizaid, Sam Moore et Al Coury WASHINGTON - Irène MOSALLI

«L’un de nos objectifs premiers est de maintenir le Liban sur le devant de la scène », a dit Peter Tannous, en ouverture du gala de l’American Task Force For Lebanon (ATFL) dont il est le directeur des opérations. Ce gala, qui s’est déroulé récemment à Washington, devrait être marqué d’une pierre blanche car il a révélé le résultat d’une énorme somme d’efforts effectués par cette organisation à but non lucratif, essentiellement formée d’Américains d’origine libanaise dont le but est de se faire les avocats auprès de l’Administration US d’un Liban libre, souverain et prospère. Également au programme de la soirée, la célébration de trois Américains d’origine libanaise dont les noms brillent dans l’univers des célébrités du pays de l’Oncle Sam : le général John Abizaid (qui a fini sa carrière militaire en servant comme commandant adjoint des forces combinées de la United States Central Command pendant la guerre en Irak), Al Coury (l’un des grands des enregistrements musicaux, Capital Records) et Sam Moore (le plus important éditeur d’ouvrages religieux, Thomas Nelson Publishers). Dans l’assistance, une brochette de congressmen et autres officiels, dont Jeffrey Feltman, d’ambassadeurs (avec en tête l’ambassadeur du Liban à Washington, Antoine Chédid, et Zalmay Khalilzad, représentant des États-Unis auprès des Nations unies), d’hommes d’affaires et de célébrités de plusieurs autres secteurs. Quant au maître de cérémonie, il n’était autre que Jamie Farr (libanais d’origine lui aussi), alias Klinger de la série télévisée à succès Mash. 500 000 dollars pour la Croix-Rouge libanaise George Cody et Deeb Kyami, qui sont la cheville ouvrière de l’ATFL, ont commencé par évoquer le souvenir de deux membres dévouées à cette organisation et décédées l’an dernier : May Moussa et Claudine Richard Saïkali. Puis on est passé à la remise des distinctions couronnant les carrières hors du commun de trois Américains de souche libanaise. Trois « Success Stories » au vrai sens du terme et représentant respectivement trois générations d’émigrés : la première avec Sam Moore, la deuxième avec John Abizaid et la troisième avec Al Coury. En recevant ce prix honorifique, chacun des lauréats a évoqué avec émotion le pays de ses ancêtres et son expérience américaine. John Abizaid : « Je suis heureux d’être ici, non comme soldat mais comme fils du Liban. Je suis originaire de Douma et, aux États-Unis, j’ai vécu dans la vraie ambiance libanaise, celle où en famille on parle à voix haute et où on vous dit “ mange”, même si on n’a pas faim et où l’on n’admet pas que l’on ait tort. Bref, ce que j’appelle une maison de fous, mais si attachante et qui marque. Récemment, j’ai vu sur l’écran de l’ordinateur de mon fils le drapeau libanais. » Puis, sur un ton plus grave, il a évoqué un sentiment universel, la liberté, et une approche plus approfondie par le dialogue du problème de la violence dans la région. Lui, qui a opéré dans les parties chaudes du globe (de l’Afghanistan à l’Irak), a insisté sur le point suivant : « Je ne voudrais pas que nos enfants, que mes enfants aillent encore se battre. » Al Coury. Il a éclaté en sanglots en racontant son père. « Cela m’arrive tout le temps quand je parle de lui », a-t-il confié, lui qui est arrivé sur le sol américain en ne connaissant pas un mot d’anglais, langue que sa femme lui a enseignée, et qui a fait par la suite une carrière de tailleur pour hommes. Lui, le fils ayant hérité du sens du travail, s’est lancé par hasard dans l’industrie de l’enregistrement musical et a fini par être un tycoon de la célèbre Capitol Records. C’est-à-dire les albums des chansons de vedettes allant de Nat King Cole à Eric Clapton Guns N’Roses et les musiques de Saturday Night Fever, Grease et Flashdance. Sam Moore : C’est le dernier arrivé. Il n’est aux USA que depuis 1950 et cultive l’humour : « J’ai débarqué avec le nom de famille Ziadé et je suis sorti du bureau de naturalisation avec l’équivalent anglais “ Moore” . » Donc, Sam Moore a fait plus (ou more) que ce qu’il attendait. En 1969, il a racheté la maison d’édition anglaise, Thomas Nelson, spécialisée dans les ouvrages religieux, qui est devenue la plus importante du genre dans le monde. Détenteur d’une grande fortune, il a fait don de 100 000 dollars à l’ATFL. Par ailleurs, cette année, l’ATFL a effectué une autre belle performance : une collecte de fonds pour la Croix-Rouge libanaise à laquelle a commencé par participer le congressman d’origine libanaise Darrell Issa en offrant 100 000 dollars. La Croix-Rouge américaine a suivi avec 125 000 dollars. D’autres donations sont venues s’y ajouter, totalisant la somme de 566 000 dollars. Un chèque de ce montant a été remis au président de la Croix-Rouge libanaise, cheikh Sami Dahdah, qui était venu assister à ce gala en compagnie de deux secouristes.

«L’un de nos objectifs premiers est de maintenir le Liban sur le devant de la scène », a dit Peter Tannous, en ouverture du gala de l’American Task Force For Lebanon (ATFL) dont il est le directeur des opérations. Ce gala, qui s’est déroulé récemment à Washington, devrait être marqué d’une pierre blanche car il a révélé le résultat d’une énorme somme d’efforts...