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Actualités - CHRONOLOGIE

Le vice-président du Sénat français rencontre des personnalités politiques libanaises de différents bords Adrien Gouteyron : « La diversité, même violente, est signe de bonne santé »

Le vice-président du Sénat, Alain Gouteyron, également président du groupe sénatorial d’amitié France-Liban, a clôturé hier une visite de 4 jours au Liban, qu’il a effectuée en compagnie de Christiane Kammermann, sénateur représentant les Français établis hors de France et fondatrice de l’Union des Français de l’étranger (UFE), section Liban. Cette visite de solidarité envers le Liban, après les événements dramatiques de cet été, a été marquée par la tournée des deux sénateurs dans quelques villages du Liban-Sud, par une rencontre avec le Premier ministre Fouad Siniora et par des contacts avec un important nombre de personnalités de divers courants politiques. C’est à la Résidence des Pins et en présence de l’ambassadeur Bernard Émié qu’elle s’est clôturée, par un entretien avec quelques journalistes au cours duquel le sénateur de Haute-Loire a insisté sur les profonds liens de partenariat et d’amitié entre les Français et les Libanais. Liens qui se renforcent et se concrétisent à l’heure actuelle dans l’engagement de la France au Liban et dans la préparation de Paris III. Fidélité de la France « Cet engagement de la France au Liban fait l’unanimité au sein du gouvernement français, a souligné M. Gouteyron. D’autant que le débat sur le Liban découle d’un consensus dans l’appui des démarches (de la France au Liban), aussi bien de la part des pouvoirs publics français que du président Chirac. » Le sénateur tient à préciser que cet engagement se poursuivra bien au-delà du mandat présidentiel actuel et que « la fidélité de la France envers le Liban se perpétuera quel que soit le président que les Français éliront au printemps 2007 ». C’est dans cette optique que les deux sénateurs se sont rendus au Sud à Deir Kifa, où ils ont rencontré le chef d’état-major du général Alain Pellegrini, mais aussi les troupes françaises de la Finul, dont le nombre s’élève actuellement à 1 600 hommes mais qui devrait bientôt atteindre 2 000 soldats, comme annoncé par Chirac. Constatant que les soldats français avaient reçu « un accueil très favorable de la population », Adrien Gouteyron a observé que la coopération entre le bataillon français et l’armée libanaise est « très étroite », soulignant que « le maintien et le développement de cette coopération sont gages de succès ». La question de la mise en place du dispositif militaire au Sud était également l’occasion pour le sénateur de saluer la décision du Premier ministre Fouad Siniora d’y déployer l’armée libanaise. Un déploiement qu’il a qualifié de « moment important », « de geste fort de souveraineté », d’autant que « la troupe libanaise est bien tenue, même si elle manque d’équipements », déplore-t-il cependant. Les sénateurs Gouteyron et Kammermann ont aussi raconté leur visite à Nabatiyé et au Lycée franco-libanais (MLF) de Habbouche, qui a été un point de rassemblement et d’accueil durant la guerre. Ils ont parlé de leur rencontre avec les élèves, des témoignages de ces derniers, de leur vécu de la guerre, alors que « la peur les taraude encore, à chaque violation par l’aviation israélienne du territoire libanais ». « Ces survols sont une véritable violation de la résolution 1701 », a dit à ce propos Adrien Gouteyron, insistant sur la nécessité de « trouver un mécanisme pour continuer à œuvrer diplomatiquement mais fermement, pour résoudre ce problème ». Reprenant par ailleurs les propos attribués par le ministre israélien de la Défense, Amir Peretz, au président Chirac concernant les survols israéliens du Liban, M. Gouteyron a indiqué que « le président français n’a jamais déclaré que les troupes françaises pourraient ouvrir le feu contre les avions de l’État hébreu ». Préparatifs pour Paris III Les deux sénateurs ont enfin évoqué leurs rencontres avec de nombreuses personnalités libanaises de différentes parties, qui ont porté sur la situation politique au Liban et au Sud en particulier, mais aussi sur les relations d’amitié entre la France et le Liban. Ils ont ainsi rencontré la ministre Nayla Moawad, les députés des commissions de la Défense et des Affaires étrangères, Élie Skaff, Robert Ghanem, Bahia Hariri, Gilberte Zouein, Walid Joumblatt, Marwan Hamadé, Nassib Lahoud, Ali Hassan Khalil et Ali Ammar, ainsi que Michel Murr, également président à l’assemblée libanaise du groupe d’amitié Liban-France, et enfin Saad Hariri. Pour sa part, Christiane Kammermann a insisté sur la rencontre avec Mmes Moawad, Hariri et Zouein, « au nom de la parité hommes-femmes, qui n’est malheureusement pas très observée au Liban ». « Ces différentes rencontres nous ont permis de bien connaître la diversité libanaise », a observé Adrien Gouteyron. Même si elle est parfois violente dans ses propos, comme cela se passe souvent au Parlement français, cette diversité est signe de bonne santé, estime-t-il. « C’est un bon signe que tout le monde ne pense pas la même chose, a-t-il encore souligné. Mais pour qu’une démocratie fonctionne efficacement, l’apaisement du discours doit impérativement suivre. » Quant à la rencontre avec le Premier ministre Siniora, qui s’est déroulée hier dans la matinée, elle a notamment porté sur la conférence de Paris III qui devrait se dérouler à la mi-janvier. « Une conférence que Fouad Siniora prépare déjà activement », a constaté M. Gouteyron, d’autant qu’elle est pour les Libanais « une perspective d’aide de la communauté internationale ». Anne-Marie EL-HAGE

Le vice-président du Sénat, Alain Gouteyron, également président du groupe sénatorial d’amitié France-Liban, a clôturé hier une visite de 4 jours au Liban, qu’il a effectuée en compagnie de Christiane Kammermann, sénateur représentant les Français établis hors de France et fondatrice de l’Union des Français de l’étranger (UFE), section Liban. Cette visite de solidarité envers le Liban, après les événements dramatiques de cet été, a été marquée par la tournée des deux sénateurs dans quelques villages du Liban-Sud, par une rencontre avec le Premier ministre Fouad Siniora et par des contacts avec un important nombre de personnalités de divers courants politiques.
C’est à la Résidence des Pins et en présence de l’ambassadeur Bernard Émié qu’elle s’est clôturée, par un entretien avec...