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Une « silent auction » rassemble la diaspora à New York SEAL au secours des PME libanaises (Photo)

13/11/2004
NEW YORK – Sylviane ZEHIL Soucieux de l’évolution économique de leur pays, les Libanais de la diaspora aux États-Unis s’activent dans les domaines éducatif, économique, social et humanitaire. C’est dans cet objectif qu’un évènement de taille, organisé par SEAL, s’est tenu à la galerie Mark Shilen de Soho, attirant un grand nombre de personnes venues des États-Unis, du Canada, de France, de Grande-Bretagne et du Liban. Le brunch offert par International Delights, la compagnie de Nicholas and Spiro Sayegh – deux frères qui ont brillamment réussi à New York –, a été suivi d’une vente aux enchères silencieuse (« silent auction ») d’œuvres d’une vingtaine de peintres, sculpteurs et photographes libanais qui ont gracieusement offert leur contribution à cette noble cause. Les œuvres de Nabil Nahas, Michel Harmouche, Mayda Asfour, Youmna Asseily, Yasmine Chatila, Didi el-Khoury, Dolly Kacha, Jamil Molaeb, Romanos Moukarzel, Farès Rizk, Ufemia Rizk, Sumayyah Samaha, Hala Schoukair, Roula Sorour, Lamia Ziadé, Marwan Sahmarani, Magida Chaaban, Denise Nassar (photographe), Randa Baki et Nagi al-Hasani (sculpture) ont été très vite happées. Étaient présents : le consul général du Liban à New York, M. Mohammed Harake, le deuxième consul du Liban à New York, Antoine Azzam, le directeur de la MEA Mr Cassis et son épouse, Philippe et Kinda Asseily, Habib et Lara Kairouz, Yasmine et Youmna Asseily, Rym Khalifé, Nabil Nahas, Alex et Adla Massoud, Philip et Joumana Tager, Fouad et Helen Sawaya, Woody et Névine Bouez, Nadia Sawabini, George Bitar, Gérard Aquilina, Nayla et Khalil Barrage, Ghassan et Nabil Bejjani, ainsi qu’un grand nombre de « supporters » américains et libanais. Financer et aider les Libanais à démarrer une entreprise Créée en 1997 par une vingtaine de jeunes hommes d’affaires, entrepreneurs, banquiers, grands financiers de Wall Street et médecins libanais qui vivent dans la région de New York, SEAL (Social and Economic Action for Lebanon) est une organisation apolitique, areligieuse, à but non lucratif, philanthropique, basée à New York, ayant pour objectif principal de financer et d’aider des Libanais dans le besoin à démarrer une activité économique, agricole ou technique dans toutes les régions du Liban. Sa mission est louable et son champ d’action semble bien vaste. L’actuel comité exécutif comprend Philippe Asseily (président), Rym Khalifé (secrétaire), Joumana Tager (trésorière), Philip Tager, Habib Kairouz, Marc Malek et Wa’el Chéhab. Lutter contre la pauvreté et créer des emplois semblent être le slogan de ce groupe de volontaires dynamiques, décidés à agir contre les problèmes économiques et sociaux de leur pays d’origine, en offrant la chance aux petits entrepreneurs de créer leurs propres entreprises. Les résultats sont palpables et les histoires à succès sont nombreuses. Les projets réalisés depuis son démarrage effectif en 1999 couvrent tous les aspects industriels, agricoles, éducatifs et techniques, s’élevant à 100 000 dollars. Toutes ces réalisations ont pu être finalisées en collaboration avec des organisations non gouvernementales (ONG) officielles du Liban et aussi en partenariat avec l’AUB. Les fonds rassemblés lors des dîners-conférences et les deux ventes aux enchères artistiques ont permis de réaliser ces objectifs. Cette forme de philanthropie est-elle efficace? « Le financement des entreprises ne s’effectue pas sous forme de prêt. Il est à fond perdu. Nous aurions souhaité créer des microcrédits, mais il était difficile de le faire, car le gouvernement américain surveille de près les microcrédits au Liban », explique Habib Kairouz, membre fondateur de SEAL et premier président du comité exécutif de l’organisation. « L’objectif principal est de motiver la communauté libanaise à New York à aider le Liban. Cette aide permet, à partir d’un petit financement de démarrage, de créer des emplois et de devenir autosuffisant à long terme », affirme, de son côté, Philippe Asseily, actuel président de ce comité et membre fondateur. Projets réussis Combinant philanthropie et développement économique pour encourager la petite entreprise et l’éducation, SEAL a à son actif de nombreuses histoires à succès dans toutes les régions du Liban. Parmi ces projets financés, on compte notamment des réalisations agricoles organiques et écologiques (achat de 25 chèvres pour la production de lait et de fromage), projets de production saline, achats de machines et équipements industriels et techniques, achats de machines à coudre (Aley), achats d’équipements pour l’entraînement éducatif professionnel (Jbeil), reboisement de forêts (jurd, au Hermel, Denniyé et Akkar, et à Kornet el-Saouda) et épuration des eaux (Akkar et Hermel). SEAL finance les deux tiers des achats, le dernier tiers est assumé par les fermiers et les individus bénéficiaires des dons. À la recherche de résultats palpables, SEAL se concentre sur un seul projet à la fois, suivant de près son évolution et sa réalisation. Plusieurs projets sont actuellement à l’étude, notamment la production d’une unité d’huile d’olive organique à Saïda en partenariat avec l’AUB, un projet de « microcrédit » au nord et au sud du Liban en partenariat avec al-Maimoua, des sessions d’entraînement professionnel dans le secteur du tourisme rural à Maad, à Jbeil, en partenariat avec Aldec (Association libanaise pour le développement et la culture/al-Tilal), un projet d’aide à la reconstruction de l’infrastructure à Salima et à Aley avec l’Apsad (Association pour la protection des sites et anciennes demeures). Pour mieux comprendre les objectifs et les réalisations futures, SEAL a mis au point un website illustré et explicatif, www.seal-usa.org, réalisé par Nadine Hajjar, RedSquare Design. SEAL a aussi publié à l’intention des enfants de la diaspora libanaise aux États-Unis une histoire illustrée du Liban, intitulée The Enchanted Book of Lebanon, racontant l’histoire et la géographie de notre pays. Soucieux d’aider leur pays et d’aller de l’avant, les membres de cette organisation ont pour objectif d’étendre leur champ d’action aux États-Unis. Ils sont prêts à appliquer l’adage de Khalil Gébran : « Ne demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, demandez plutôt ce que vous pouvez faire pour votre pays. »

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