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Crash de Cotonou - Le président du Bureau français Enquête-Accident a rencontré Mikati, Addoum et la commission parlementaire des TP La surcharge a joué un rôle majeur dans l’accident d’avion, confirme Arslanian

CHRONOLOGIE
29/01/2004
La surcharge est en partie responsable de l’accident d’avion survenu le 25 décembre au Bénin, a déclaré mercredi Paul-Louis Arslanian, responsable du Bureau Enquête-Accident, l’instance française chargée, à la demande du gouvernement béninois, de l’enquête sur la catastrophe qui a fait 138 morts. Parmi les causes, à l’évidence multiples qui ont contribué à provoquer l’accident figure l’excès de poids, a-t-il expliqué à l’issue d’un entretien avec le ministre des Transports Najib Mikati. Ce facteur ainsi que la météo et les données techniques de l’appareil doivent être examinés, a-t-il ajouté, notamment la position de l’appareil sur la piste et le choix du sens du décollage. Après avoir promis que les résultats de l’enquête seront communiqués à l’opinion, mais que les investigations pouvaient prendre du temps, Paul-Louis Arslanian a affirmé avoir précisé au ministre des Transports que le Bureau Enquête-Accident français n’avait aucune recommandation à faire à la Direction libanaise de l’aviation civile en ce qui concerne la sécurité ou des mesures à prendre. « Votre pays est la victime de cet accident. Il faut regarder les choses sous cet angle », a-t-il conclu. La répartition du fret Paul-Louis Arslanian a également été reçu hier par la commission parlementaire des Travaux publics et des Transports puis par le procureur général près la Cour de cassation, Adnane Addoum, engagés tous deux dans la recherche des responsabilités civile et pénale. Le président de la commission parlementaire, Mohammed Kabbani, a confirmé les propos de M. Arslanian sur la surcharge de l’appareil. Parmi les autres causes de l’accident, le responsable français a cité, devant les membres de la commission, la répartition des charges dans l’appareil (affectant son centre de gravité), la température extérieure et les mécanismes actionnant les volets des ailes. M. Kabbani a toutefois indiqué que, contrairement à une rumeur qui a circulé, l’appareil ne s’y est pas pris à deux fois pour décoller. « Mais son personnel navigant était conscient des conditions anormales de décollage », a-t-il dit. Le parlementaire a souligné par ailleurs que le processus d’indemnisation est indépendant de l’enquête et que les familles des victimes pouvaient rapidement obtenir justice, sans attendre les résultats de l’enquête. Pour sa part, M. Addoum a annoncé hier qu’il dispose de nouveaux éléments sur les causes de la catastrophe grâce à des documents communiqués par Interpol. Parmi ces nouveaux éléments, le numéro de série de l’appareil de type Boeing et le nom de son propriétaire, Imad Saba, qui réside à l’étranger et qui se dit prêt à répondre aux questions, mais pas à venir au Liban. C’est Imad Saba qui avait loué l’appareil à la compagnie UTA, appartenant à Darwiche Khazem et à son fils. L’homme réside en Guinée. Au Liban, a dit M. Addoum, l’enquête sur le respect des règlements à l’aéroport de Beyrouth va se poursuivre. Si elle démontre qu’il y a eu négligence ou faute, notamment sur le plan de l’entretien, des responsabilités pénales pourraient être retenues. Les familles des victimes chez Hariri A ce sujet, une délégation des familles des victimes a été reçue par le Premier ministre, auprès de qui elle a insisté pour obtenir promptement les indications dont elle a besoin pour introduire son action en justice civile et pénale contre la compagnie UTA, dont elle ne connaît toujours pas le propriétaire légal. Au nom des victimes, l’ancien député Hassan Alawiyé a protesté contre les lenteurs bureaucratiques ou délibérées mises à répondre à ses question. Remise au directeur de l’Aviation civile, qui l’a transmise au ministre des Transports, cette demande n’est toujours pas parvenue au procureur près la Cour de cassation. M. Alawiyé a toutefois précisé que le Premier ministre a demandé aux familles des victimes de former une commission de suivi qui serait en mesure de demander, ensuite, au gouvernement de subventionner les charges légales assumées par les familles, au Liban et à l’étranger. On rappelle que le Boeing 727 de la compagnie guinéenne UTA, qui venait de décoller de l’aéroport de Cotonou à destination de Beyrouth, s’est abîmé dans l’Atlantique peu après. À son bord se trouvaient dix membres d’équipage et 151 passagers, dont une centaine de Libanais qui rentraient de vacances pour la plupart. Parmi les victimes figurent également 15 Casques bleus bangladais ainsi que des ressortissants français, guinéens, béninois, iraniens, pakistanais, indiens et libyens. Vingt et une personnes avaient survécu. Parmi elles certaines ont estimé que l’avion avait eu du mal à s’élever après le décollage.

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